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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 Correspondance de Sól

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déesse du soleil

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ϟ INSCRIPTION : 05/10/2014
ϟ LOCALISATION : Pour la première fois depuis bien longtemps, Asgard, de son plein gré
ϟ HUMEUR : Déterminée à briller plus fort que l'Injustice



« I AM A CREATURE OF LIGHT AND FIRE
AND YET I LINGER IN THE DARK »



☾ ☼
tell me the story of how the Sun
loved the Moon so much
she died every night to
let him breathe



« THE SUN ALWAYS SHINES
ABOVE THE CLOUDS »



MessageSujet: Correspondance de Sól   Mar 21 Oct - 20:01


Correspondance de Sól


I promised you the Sun

But in the end, it's only a passing thing, this shadow. Even darkness must pass.
A new day will come. And when the sun shines it will shine out the clearer.
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MessageSujet: Re: Correspondance de Sól   Mar 28 Oct - 3:20

Cette lettre ne s'adresse qu'à son destinataire. Merci de ne pas en prendre compte dans vos rps! (sinon, j'envoie Pantoufle à vos trousses fire )

Chère Sól,

La présente peut vous surprendre. Il est vrai que nos relations n'ont jamais été jusqu'à présent d'une telle profondeur qu'il nous fallût passer par la voie des lettres pour échanger de nos nouvelles. Je vous demande toutefois de bien vouloir accepter cette missive qui se veut un premier pas vers un avenir qui nous permettra, je l'espère, cette nouvelle amitié qui semble se dessiner désormais, à la vue de nos buts et nos amis communs.

Si votre présence en ma demeure m'a toujours enchanté et que ce sentiment fût bien honnête, je me dois de vous avouer que cette allégresse n'avait rien d'innocent. Votre destinée en est une bien tragique et tout votre tourment a bel et bien été causé par un homme que j'estimais, fut une époque. Une époque révolue, oui. J'imagine que vous aviez bien senti mon malaise en votre présence, malaise dont vous n'avez jamais été l'instigatrice, je tiens à vous rassurer à ce sujet. Cette distance que je nous ai imposée fait ma renommée dans tout Yggdrasil. On vous aura sûrement dit que je ne suis pas de ces Dieux qui affichent publiquement leurs affections ou leurs émotions profondes. En effet, je suis de ceux qui veillent en retrait de la foule, se refusant à faire confiance à ceux qui ne font pas partie d'un cercle préétabli. D'ordinaire, je vous aurais offert ce même traitement que je réserve aux autres, si vous n'aviez pas été elle, cette mortelle, cette femme à qui ont avait injustement tout retiré. Si vous n'aviez pas été Sól, cette demoiselle dont l'histoire a su susciter en moi un malaise qui aura persisté toutes ces années. Autant mon sens de la justice me dictait de vous offrir gîte et repos, loin de cette punition que j'aurai toujours trouvé trop cruelle, injustifiée, autant je me devais de respecter l'autorité du Père de tout. Et c'était le coeur déchiré que je vous ouvrais ma porte suivant les conseils de ma tendre épouse qui vous aura prise en affection dès les débuts de cette histoire qu'est la vôtre.

L'injustice n'existe pas en ma demeure. Elle ne reste jamais impunie, non plus.

J'espère que cette remise en contexte vous permettra de mieux comprendre les motifs m'ayant poussé à vous écrire aujourd'hui. Sachez qu'au moment d'envoyer la présente, j'ai également prévenu les Dieux, qui sont vos alliés selon mes sources, de la même histoire que je m’apprête à vous relater. Vous qui, d'entre tous, avez tous les droits de vous élever contre Odin, vous devriez comprendre le désespoir infini et la rage sans borne qui animent désormais ma famille. Une famille bafouée, une famille que l'on a pris pour acquise à Asgard pour trop longtemps. Un clan qui se retrouve amputé d'un de ses membres depuis maintenant trop de siècles. La disparition de notre fille Angeya ne peut certes pas être ignorée, elle que l'on a cherchée partout, elle qui n'avait que des amis. Il semblerait toutefois qu'elle ait trouvé en notre traître couronné un homme près à lui offrir une mort atroce en échange de quelques siècles de pouvoir en plus. L'histoire de la Dame Terre n'est sûrement plus à expliquer, vous savez, j'en suis persuadé. Une injustice, une autre. Voyez-vous, ma fille était la digne mère de la princesse Sif et comme sa fille, elle avait un don de voyance. Si ses visions ne pouvaient nous renseigner sur ce que l'avenir nous réservait, elle avait une vue incroyable sur le passé. L'histoire n'avait pas de secret pour elle, pour cette vague curieuse et talentueuse et c'est ainsi qu'elle découvrit le funeste destin de la mère de Thor, elle que l'on avait exilée injustement. Ma fille, dans un élan inspiré par nos valeurs familiales, a décidé de se rendre aux devants de cet homme pour le confronter. J'en viens à regretter d'avoir offert à mes filles une vision du monde qui n'est sûrement plus si vraie que ça au final. Je dois me faire vieux, à croire que le monde n'était pas si cruel, qu'il ne pouvait pousser un Roi à masquer ses propres erreurs en livrant à Svartalfheim une ase, une de ses sujets, ma fille. Ma fille.

Angeya a été poussée dans les griffes de l'ennemi responsable de la capture de Jörd, comme le mortel sacrifie une bête pour obtenir les faveurs divines. Odin a sacrifié ma fille au profit de son trône, pour garder l'appui de son peuple.

L'homme au pouvoir doit tomber. Il n'a rien d'un roi, rien d'une personne qui mérite d'avoir autant d'emprise sur l'arbre-monde. Les meurtriers ne peuvent rester impunis et c'est donc pour cette raison que ma famille vous rejoindra dans votre croisade vengeresse. Si nous avons toujours respecter vos positions sans les partager, sachez que nous croyons maintenant tout comme vous que l'injustice a été trop longtemps permise en ces royaumes et qu'il faut désormais couper la mauvaise herbe qui a envahi toutes les couches de notre monde.

Au plaisir de vous retrouver du côté de la justice,
Aegir Hleseyson
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MessageSujet: Re: Correspondance de Sól   Lun 13 Juil - 2:12






M
a chère,

Voilà bien des éons que je ne t’ai point écrit, voire même pris de tes nouvelles. Je fais là un fieffé butor, mais tu en conviendras ; les épîtres ont été, depuis plus d’une année, le dernier de mes ennuis. Nonobstant, quand bien même il y aurait pléthore d’aléas à narrer sur mon cas, je ne couche pas cette encre pour t’ennuyer des mes maux.

J’ai récemment appris que tu t’étais installée – de ton propre chef – dans la Belle Éternelle, et avais conduit dans cette nouvelle quiétude non pas un, mais deux midgardiens. Ton compagnon et ta fille, m’a t-on dit ! J’ai laborieusement porté crédit à ces clabaudages, mais force m’a été de constater qu’ils étaient on ne peut plus véridiques. Comment as-tu pu me taire un tel secret…! Balivernes, penses-tu, je suis bien le dernier à qui l’on confierait une si précieuse relique que la vie d’êtres chers, je ne t’en tiens nullement rigueur. J’entends bien qu’il est ardu de concevoir ces mots tracés de ma plume, mais je suis apaisé de voir que cette sibylline Fatalité t’a enfin graciée d’une mansuétude pleinement méritée. Tu as, au fil des siècles, fait preuve d’une longanimité qui m’a, je l’avoue à présent, particulièrement touché. Te savoir en paix, du moins consolée par l’avènement de cette nouvelle famille qui est tienne, est une nouvelle dont je me réjouis. Moi qui n’ai jamais été apte à puiser d’un foyer quelconque allégresse me rends compte que la solitude n’est peut-être pas l’unique réponse. Il faudrait néanmoins toute une vie pour ravauder mes fautes et réussir à glaner la félicité que tu as su seule empoigner – dis-moi au moins, l’est-tu, heureuse ? Peut-on vivre outre son anathème ? Toi qui, incessamment, et peut-être à jamais, dois charroyer l’astre qui t’est dû, penses-tu pouvoir désarmer la rage qui t’a longtemps animée ? Je t'implore, apporte-moi des réponses, car en dialogue avec ma peine, je reste muet.

Je te prie de recevoir toute l’affection qu’un félon de ma trempe puisse offrir, et espère bientôt obtenir une missive de ta part.

Amicalement tien,
L.

P.S : j’ai pris une chambre au Warg Borgne, si tu souhaites que ton coursier reparte sain et sauf de ce galetas, veille à le nipper telle que la gueuserie s’harnache.


© sobade & pathos




un silence s'était fait dans son âme
This life, which had been the tomb of his virtue and of his honour, is but a walking shadow; a poor player, that struts and frets his hour upon the stage, and then is heard no more: it is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing. William Shakespeare.
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MessageSujet: Re: Correspondance de Sól   Mar 14 Juil - 21:43





F
lamboyante damoiselle,

Nulle crainte à avoir, mon amie, le jour où quelque terrible drame me sera arrivé, tous les ménestrels du royaume en claironneront la nouvelle, réjouissant tout autant le peuple que ce chapelet d'énergumènes me tenant lieu d'ennemis. Quant aux prétendues rumeurs voltigeant dans mon dos, que dire sinon qu'elles sont pléthore. Aussi ne sais-je laquelle de ces billevesées t'est parvenue, moins encore s'il s'agit là d'une quelconque vérité, mais il n'y aura toujours que de vive voix que je pourrai ou non réfuter ce qui se clabaude...

Las, je te constate aussi peu avancée que je ne le suis à la croisée des affres. Pis, même, tu me sembles défaitiste. Je comprends néanmoins tes doutes et lampe au même calice de tes craintes ; il est fort juste que les Nornes sont cruelles. Pourtant, l'injustice qui te berce et te bercera à jamais est si léonine qu'il m’apparait improbable d'imaginer ces vieilles furies t'accabler plus encore. Mon frère – bien que je ne devrais plus le nommer ainsi, pardonne mon écart de langage – le souverain semble avoir ôté de tes épaules le fardeau de l'exil et avoir pansé tes plaies d'une noble mansuétude. Sous son égide, plus encore qu'elle est à présent régalienne, je doute grandement que tu puisses, toi ou les tiens, courir le moindre danger.

Encore que. Il m'est apparu qu'aussi prémuni que nous croyons l'être, la tragédie peut nous frapper où elle l'entend, et de la manière dont elle le souhaite. Que les augures t'épargnent une telle infamie. L'être de lumière que tu es devrait obtenir une paix fin méritée.

Diantre ! Ce n'est pas moi qui vais râler cette carence de chaleur gorgeant ta demeure ! Je souffre déjà suffisamment des braseros et autres âtres que cette maudite taverne se plaît à alimenter. Il est néanmoins tout à fait exact que je sois celui devant rendre visite à l'autre, puisque te faire venir dans cette gargote serait fichtrement odieux – bien que ton éclat naturel aurait le mérite d'éclairer quelques piètres encéphales traînant alentour... Je doute toutefois être d'un quelconque divertissement pour ta fille... Tu sais, moi et les enfants. Enfin. Je ne vais guère te faire un croquis. Fort heureusement, Máni parti dans l'empyrée, la Brindille sera déjà endormie, n'est-il pas ? Quant à ton compagnon... Il est peut-être préférable qu'il ne soit pas au fait de cette entrevue. Tous ne comprennent pas que l'on puisse s'acoquiner avec le Chaos – non, vraiment, je peux t'assurer que même la plus grande des tolérances se casserait l'émail sur ma personne.

Dans l'espoir de te revoir bientôt,
L.
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MessageSujet: Re: Correspondance de Sól   Lun 20 Juil - 2:15





D
ivin Soleil,

En la question d’injustice, tu prêches un converti. Je ne puis que ronger ma hargne à l’idée de savoir Odin acquitté de tout jugement. Lui qui n’a point hésité à m’offrir en pâture au tribunal de mes peines, se voit à présent libre de tout procès. Cette décision ne tient néanmoins qu’à un seul homme, et celui-ci n’a point daigné entendre raison. Mais enfin. Je digresse.

Tu n’as que trop raison, il nous faut deviser de vive voix, nous avons tant à nous conter que de maigres épîtres ne sauraient relater. Je viendrai te voir dans deux nuits, probablement fagoté de telle sorte à ce que l’on ne me reconnaisse pas. Si les bas-fonds me sont profitables, je crains que les beaux quartiers d’Asgard ne soient de vrais nids à revanchards. Tous les sortilèges du monde ne sauraient parer un surin planté dans le râble.

Dans l’attente de te retrouver,
L.
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