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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 All that is gold does not glitter

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reine d'asgard

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MessageSujet: All that is gold does not glitter   Sam 31 Jan - 22:14


All that is gold does not glitter
ÁSBJÖRN & SIF
FLASHBACK ≈ ENVIRON 1500 ANS PLUS TÔT

« Aïe... Aïe... Mais aïe ! » « Tiens-toi tranquille, veux-tu ? Si tu continues à gigoter ainsi, évidemment que je vais continuer à te tirer les cheveux ! » Un long soupir, exagéré et exaspéré m'échappa, puis je croisai les bras sur ma poitrine avec une moue boudeuse. « Mais ça sert à rien les tresses ! » « Bien sûr que si. Ainsi coiffée, tu ressembleras à une vraie petite princesse, et ton père sera fier de toi. » « Mais je suis pas une princesse ! Et je veux pas ressembler à une princesse, d'abord. » Je me tordis le cou pour apercevoir Liv, qui ne cessa pas de brosser et tresser mes boucles blondes pour autant. « Alors vois cela autrement. Si tu te tiens tranquille, je cesserai de te torturer plus vite. » « Ugh ! » Pour cette fois-ci, je m'avouai vaincue et laissai Liv s'adonner à ses extravagances capillaires, sans pour autant pouvoir m'empêcher de couiner comme une souris lorsqu'elle tirait trop fort. Une fois ce supplice terminé, elle jugea bon de réajuster ma robe à la broderie près, faisant de moi sa poupée de chair pour une durée qui me parut interminable. « Bien ! Te voilà prête, tu ressembles enfin à une demoiselle digne de ce nom ! Et par pitié, fais un peu attention à cette robe, les couturières ont sué sang et eau pour te la confectionner. » « Mais moi j'en voulais pas, de cette robe... ! » « Oh, par les Nornes, ne recommence pas ! Combien de fois vais-je devoir te le répéter ? Les chemises et les pantalons sont pour les hommes. » Je roulai des yeux à ce point que je fus étonnée de ne pas avoir un aperçu de ma cervelle. Je n'étais vraiment pas d'accord avec Liv, cependant j'avais appris qu'il valait mieux ne pas la contredire sur le sujet si je ne voulais pas me faire sermonner pendant des heures. « Allez, maintenant va donc retrouver tes petites camarades, il me semble qu'elles se sont réunies dans les jardins. Allez, va ! » Bien évidemment, et aussi peu enthousiaste que je sois à l'idée de m'asseoir dans l'herbe pour jouer à la poupée et parler chiffon avec les enfants de mon âge, je filai sans demander mon reste, toute prétexte était bon pour fuir Liv. Aussi charmante que puisse être ma nourrice, elle pouvait être franchement pénible lorsqu'elle s'y mettait, d'autant plus qu'elle ne pouvait s'empêcher de me houspiller si d'aventure je m'adonnais à des activités qu'elle jugeait trop "masculines" ou encore "malséantes" pour une jeune demoiselle de mon âge.

Les plis de ma robe entre les mains pour ne pas trébucher bêtement, je traversai les couloirs du palais en courant, ne ralentissant que lorsque je croisais du monde, pour maintenir l'illusion de la petite sage et parfaitement éduquée. Oh, j'étais parfaitement éduquée ! Je n'aimais simplement pas les mêmes choses que les fillettes de mon âge, j'étais pour ainsi dire le mouton noir du lot. Non pas que cela ait une quelconque importance pour moi, mes amis les plus proches étaient des garçons, ce qui était loin de me déplaire ou pire – comme pourrait le croire Liv – de me traumatiser. Je traînais plus dans les pattes des Einherjar que dans les jupons de la reine et ses dames de compagnie, et puisque jusqu'ici Père n'avait jugé bon de me remettre à ma place, j'en concluais qu'il n'y avait pas de mal. Une fois certaine que Liv ne risquait pas de me tomber dessus, je disparus derrière une large colonne de marbre pour défaire mes cheveux, adieu tresses et autres bizarreries douloureuses pour mes boucles. Liv s'arracherait certainement les cheveux si elle l'apprenait, mais après tout... Chacune sa chevelure ! Un sourire espiègle accroché aux lèvres, je sortis de ma cachette et m'apprêtai à reprendre ma course... C'était sans compter sur les princes Thor et Loki qui manquèrent bien de me piétiner en passant comme des flèches. Je manquai de m'étaler de tout mon long après que l'épaule de l'aîné m'ait malencontreusement percutée, si je restai sur mes pieds c'est bien parce qu'il me rattrapa au vol avant de filer comme si Sól lui avait mis le feu au derrière. « Non, mais... ! Pff ! N'importe quoi, ces deux là. » Je secouai la tête et affiché une mine excessivement outrée, et alors que j'étais sur le point de reprendre ma route, c'est une gouvernante furibonde qui manqua cette fois-ci de me renverser. « Mais hé ! » « Ah ! Sif ! Dis-moi, jeune fille, par le plus grand des hasards, aurais-tu vu nos princes ? Thor et Loki ? » « Euh, oui ? Il n'y a pas une minute. » « Très bien ! Ces deux garnements ont fait un véritable carnage dans le salon de la reine ! Pas une pâtisserie n'a échappé à leur petit raid ! Où sont donc ces petits monstres ? » J'ouvris de grands yeux, affichai la mine la plus innocente que j'avais en réserve. « Ah bah... Euh... Eh... Ils sont partis... Par là ! » Évidemment, c'est la direction opposée à celle empruntée par les fils d'Odin que j'indiquai. Comme disait Père, la Fidélité à la Royauté avant tout ! Et puis je n'aimais pas dénoncer mes camarades, c'était un principe.

Plus précautionneuse qu'au départ, au cas où qui que ce soit d'autre ait dans l'idée de m'écrabouiller, je filai jusqu'aux jardins, qui grouillaient de monde, pour ne rien changer à d'ordinaire. Je n'avais nullement l'intention de rejoindre l'attroupement de jeunes et moins jeunes dames, je n'allais faire que passer, juste histoire de me montrer, puis je disparaîtrais aussi vite que j'étais arrivée ! Les Einherjar présents pour veiller à la sécurité des femmes – non pas que quiconque risque quoi que ce soit à Asgard – semblaient profondément s'ennuyer, je les plaignais franchement mais hélas pour eux, Père n'avait d'autre choix que de choisir chaque jour quelques malheureux pour s'acquitter des gardes les plus ingrates. Je leur adressai un large sourire auquel ils répondirent lorsque je passai près d'eux, puis avant de me jeter dans ce qui était pour moi similaire à une cage aux lions, je pris une profonde inspiration. Les gloussements et autres rires aigus des demoiselles égayaient les lieux, c'était certain, mais ce genre de réunion n'avait rien d'attirant pour moi, je ne détestais rien de plus que de m'asseoir en cercle pour discuter de choses que je trouvais toutes plus inintéressantes les unes que les autres. Je me moquais de savoir quelle couleur était à la mode, ou quel tissu était le plus agréable à porter, et si l'on me parlait de coiffures, je hurlais à l'aide ! L'air de rien, comme si je ne venais pas simplement d'apparaître, je glissai jusqu'au buffet de pâtisseries, tendis le bras et... Malheur. « Ah, Sif ! Jeune demoiselle, nous n'attendions plus que toi pour commencer ! » « Euh... Commencer quoi ? » « Eh bien, la lecture du dernier conte de – » « Non mais en fait, je ne faisais que passer... dire bonjour... Père m'a fait demander ! » « Il me semblait que votre Père s'était absenté à Alfheim pour la journée, en compagnie de Sa Majesté Odin ? » « … Il est revenu plus tôt. » J'étais et serais toujours une piètre menteuse. Si bien qu'avant que la Dame n'ait pu me poser plus de questions, ou réaliser que j'étais en train de l'entourlouper, j'attrapai une poignée de biscuits que je fourrai dans les poches de ma robe et filai sans demander mon reste, tout en prétendant ne pas entendre les protestations de mon interlocutrice passagère.

Comme à chaque printemps, les jardins de la reine embaumaient du parfum des roses, au point que l'on pouvait en avoir le tournis. Les narines froncées, je traversai les allées en fleurs en trottinant gaiement, à présent je doutais que l'on m'ennuie encore, d'autant plus que je me dirigeais vers l'un des endroits les moins fréquentés des lieux. Au centre d'un parterre en fleurs se trouvait un vieux frêne mort, que l'on avait jugé inapproprié de déraciner puisqu'il comportait neuf branches, comme les Neuf Royaumes. Son tronc avait été creusé par le temps, c'était devenu l'endroit idéal pour qu'une famille d'écureuils y fasse son nid... Ou pour que de petits chenapans s'y cachent. Vérifiant à droite, puis à gauche, que personne ne venait, je commençai à escalader l'arbre en m'accrochant à ses branches, répétant pour la centième fois – à moins qu'il ne s'agisse de la millième fois – l'exercice. Quand tout à coup... Crack. « Oh oh. » Un coup d’œil vers mes jupons suffit à confirmer ce que je craignais, je les avais accrochés et déchirés. « Oups... Liv va m'étriper. » Je haussai les épaules. « Tant pis. Une fois de plus, une fois de moins... » Je continuai mon ascension jusqu'à arriver tout en haut de l'arbre, et là je trouvais une corde accrochée à la plus large branche, pour descendre jusqu'en bas de la souche. Large risette aux lèvres, je me penchai en avant, en équilibre précaire sur l'écorce. « Ásbjörn, t'es là... ? Ah oui, vu ! Je me demandais si tu serais là, ou si mon oncle t'aurait encore traîné assister aux entraînements des Einherjar ! Moi, j'ai échappé de justesse à l'espèce de club de lecture des dames, pouah... Je suis juste passée leur piquer des gâteaux. Je crois que j'ai pris des biscuits au citron, quelque chose comme ça. Je descends ! » Et me voilà accrochée à la corde, à disparaître dans le frêne comme s'il m'avait engloutie. Arrivée en bas, j'essuyai bien sûr mes pattes toutes sales sur ma robe – au point où elle en était – puis les plongeai dans mes poches pour en tirer les pâtisseries, que je présentai à mon cousin. « Tada ! » Je devais bien l'avouer, j'étais plutôt fière d'avoir réussi à chaparder quelques douceurs pour notre cachette. Enfin, cachette... Père était parfaitement au courant de son existence, puisque c'était lui qui était venu installer la corde. « Ça fait longtemps que t'es là ? Je me suis dépêchée de venir, mais Liv a insisté pour me faire belle, puis sur le chemin j'ai failli me faire piétiner par des princes en fuite et une gouvernante furieuse. Et toi, ça a été pour échapper à ton père ? »


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Ami, vous revenez d'un de ces longs voyages qui nous font vieillir vite, et nous changent en sages au sortir du berceau. De tous les océans votre course a vu l'onde - Hélas ! et vous feriez une ceinture au monde du sillon du vaisseau.

Le soleil de vingt cieux a mûri votre vie. Partout où vous mena votre inconstante envie, jetant et ramassant,pareil au laboureur qui récolte et qui sème, Vous avez pris des lieux et laissé de vous-même quelque chose en passant !

~Viktor Hugo



MessageSujet: Re: All that is gold does not glitter   Mer 10 Juin - 14:07

All that is gold does not glitter
Flashback - 1500 ans plus tôt

Je n’étais qu’un enfant. Voilà ce que ma mère aurait sans doute dit en voyant la scène qui s’était déroulée plus tôt dans la journée. Mais voilà, maman n’était pas là. Personne ne savait où elle était, même pas ma marraine. Les journées étaient longues avec papa. Il avait une certaine vision des choses, et il fallait mieux ne pas le contrarier. Ses choix étaient mes ordres, et il fallait que j’obéisse. Cela m’étouffait, me fatiguait, mais je ne disais rien. Il était mon père après tout, lui dire mon opinion, cela ne serait pas respectable et je préférais éviter de m’en prendre une. Loin des problèmes que pouvait rencontrer Sif, j’avais passé la matinée à regarder l’entrainement des Einherjars. Oui c’était impressionnant, et oui cela donnait envie, mais mon esprit lui avait vagabondé ailleurs. Je voulais partir, quitte à ce que ce soit dans quelques années, mais il fallait que je parte. L’honneur, la discipline, le service, c’était des beaux mots, mais ce n’était pas fait pour moi, je le savais, même à mon âge. Mon manque d’attention avait amené sur moi le regard de papa, et je sus à cet instant précis, que j’allais regretter mon égarement. « Asbjörn, viens là ! » Je fronçais des sourcils et me levai pour aller rejoindre mon père. Il me mit une lance en main et désigna une recrue un peu plus âgée que moi pour venir se placer en face de moi. « Aujourd’hui, mon fils, je vais t’initier. » lança-t-il fièrement. Je déglutis. M’initier ? Maintenant ? La lance pesait lourd dans mes mains, et je pensais avoir encore un peu de temps avant que ne commence mon entrainement. C’était une fatalité à laquelle j’avais encore du mal à me résoudre. Pendant plus d’une heure, je prouvais à mon père ma médiocrité de débutants, et parmi les coups et bleus, je ravalais mes larmes, la douleur, je ne l’aimais pas, pas du tout, je voulais juste tout arrêter, et continuer, mais je ne pouvais pas. Les autres regardaient, mon père me regardait et je ne voulais pas le décevoir.

Quand je fus enfin relâché, je me hâtais de partir. Si c’était ça l’entrainement, je préférais me cacher à jamais quelque part. Je ne savais pas trop pourquoi il avait tenu à ce que je me batte aujourd’hui, mais je lui en voulais. Bras croisé, je marchais jusqu’au palais. Puis, je m’arrêtais quand j’entendis du bruit et alla me cacher derrière une plante, juste pour voir Thor et Loki manigançait je ne sais quoi, et mettre des gâteaux dans leurs poches. Je pris soin de les éviter. Ils étaient de bonne compagnie, mais je n’avais pas envie de les côtoyer maintenant, et surtout pas dans mon état. J’arrivai sans trop de problème dans les jardins. Le printemps avait élu domicile et les jardins de la Reine étaient de toute beauté. J’avais trouvé avec Sif un arbre, mort depuis des années, un jour lorsqu’on jouait dans les jardins, et cette cachette avait rapidement été notre refuge. L’on s’y retrouvait régulièrement, elle pour échapper à Liv, et je pouvais le comprendre, parce que cette nourrice était plus effrayante qu’un troll par moment, surtout quand elle était contrariée ou que Sif faisait une bêtise, ou quand je faisais la bêtise et blâmait Sif. Cela marchait à tous les coups. Regardant si personne n’était dans les parages, parce que qui dit cachette secrète dit, faire attention que personne ne vous voit, j’entamais l’escalade de l’arbre. Enfin cachette secrète, mon oncle connaissait cet endroit, mon père non et heureusement. Avec ce que j’avais eu comme coups, ce n’était pas si simple que cela, mais j’étais têtu et bien le fils de mon père. J’avais des bleus, ils partiraient une fois à l’intérieur. Ce n’était pas comme si j’avais eu un véritable entrainement, c’était juste pour m’apprendre une leçon, je le savais. Arrivé à hauteur du trou, je déroulais la corde que l’on avait mis en place pour descendre et me laisser aller vers l’intérieur. Je pouvais respirer. Enfin en paix. Manquait plus que Sif.

En l’attendant, je décidai de fermer les yeux et me reposer un peu. J’avais faim, et j’étais mort. J’espérai que Sif aurait l’idée de ramener à manger. Mon estomac grommela, preuve que l’idée avait déjà des répercussions. Je ne sais pas combien de temps j’étais resté comme cela, mais j’ouvris les yeux en entendant la voix fluette de Sif. Je levais la tête et lui fit un signe de la main. Assister aux entraînements, si elle savait. « Oué je suis là, Sif , c’est toi qui est en retard…comme d’habitude quoi , t’as de la chance que tu ramènes à manger, sinon je t’aurai pas laisser descendre.» lui répondis-je en me levant. Je tenais la corde en bas pour qu’elle ait plus de stabilité et m’écartais quand elle atterrit à côté de moi. Je regardais sa robe avec un air amusé. « Liv va te tuer » commentai-je mais mon attention était rapidement pris par les pâtisseries que je m’empressai de lui prendre pour les engloutir. Bon sang que c’était bon. Dommage qu’elle avait pas ramené un peu de lait avec, cela aurait juste été parfait. Je levais mon pouce vers elle, pour la féliciter, ayant la bouche pleine. J’avalais ma grosse bouché et me léchais les doigts. « Sais pas, me suis endormi entre temps, donc tu dois être super en retard. Ah moi je les ai évité, ils étaient en train…ben de faire la même chose que toi. » Je levais les épaules. Que devais-je répondre, je n’avais pas vraiment échappé à papa ce coup-ci. « Oué …on peut dire ça. » Répondis-je sans grande conviction. Je me grattais la nuque. « Il a tenu à ce que je me batte aujourd’hui, en fait …contre une autre recrue , donc…voilà j’ai mordu la poussière toute la journée, jusqu’à ce qu’il me laisse partir. Je compte bien ne pas le laisser recommencer ça, ça fait un mal de chien ces lances, enfin tu vois plus, tout est parti, mais ça fait un mal de chien. »

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MessageSujet: Re: All that is gold does not glitter   Mar 30 Juin - 7:22


All that is gold does not glitter
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Père disait souvent que l'on n'était jamais satisfait de ce que l'on avait. L'insatisfaction conduisait inévitablement à la jalousie, et la jalousie était un sentiment pour le moins... problématique. Parfois, je ne pouvais pas m'empêcher de jalouser Ásbjörn. Il se plaignait sans cesse des enseignements militaires de son père, qu'il trouvait trop rudes, mais personnellement, j'aurais donné presque n'importe quoi pour être à sa place. Je rêvais de pouvoir troquer mes robes et mes aiguilles à broderie contre le cuir et le métal d'une armure et un estoc – même de bois pour commencer. Je n'avais nulle envie de devenir une parfaite petite dame, n'en déplaise à Liv et à ses autres comparses. Je rêvais de devenir une guerrière, une vraie. Et pour autant, je n'avais pas la moindre envie de devenir une valkyrie, et cela pour plusieurs raisons. Premièrement, Freyja était bien trop sévère et impressionnante pour moi. Deuxièmement, je voulais être une guerrière, certes, sans pour autant avoir à sacrifier ma vie personnelle. Je n'aimais pas vraiment les garçons, mais d'après Père, ce drôle de dégoût était "de mon âge". Peut-être qu'un jour, je tomberais amoureuse... Et si je devenais valkyrie, cela risquait d'être problématique. Et troisièmement, je ne voulais pas être cantonnée au rôle de prophétesse. Mes dons étaient encore bien loin d'égaler ceux de Frigga, et je ne détestais rien de plus qu'être assaillie par une vision. C'était la sensation la plus désagréable que je connaisse, et cela semblait de pire en pire à chaque fois. Mon "don" avait tout d'une malédiction, mais j'étais bien la seule à voir les choses de cette façon. N'aurais-je pas pu plutôt hériter des capacités de ma mère à contrôler la houle... ? Bien sûr que non, cela aurait été bien trop beau ! Une fois, Heimdall m'avait expliqué que comme moi, il avait des visions, et que cette capacité à voir ce que les autres ne pouvaient pas était l'héritage que nous avait laissé notre mère. J'avais beau m'accrocher à l'idée que mon don était la seule chose qu'elle m'avait légué, il n'en restait pas moins que si je pouvais un jour m'en débarrasser, je le ferai volontiers. Ce n'était pas parce que c'était une part de moi que je devais nécessairement l'accepter.

« Eh bah au moins, si Liv me tue, je n'aurai plus à porter ces fichues robes ! T'as de la chance d'être un garçon. J'ai l'impression qu'elle serre le corset un peu plus chaque jour, à croire qu'elle cherche à m'étouffer ! » Je soupirai en levant les yeux au ciel, exaspérée, tandis qu' Ásbjörn engloutissait un biscuit en prenant à peine le temps de le mâcher. J'avais beau me plaindre, au moins Père ne me forçait pas à faire des choses dont je n'avais aucunement envie. C'était même plutôt le contraire... Quoiqu'il doute que ma place soit vraiment dans la cour des Einherjar, lorsque je décidais de leur rendre visite, pour observer ses hommes s'entraîner, il ne m'avait encore jamais renvoyée d'où je venais, et me laissait aller et venir sans comme je l'entendais. Du moment que je n'importunais pas les gardes, je pouvais bien rester aussi longtemps que j'en avais envie. « C'est injuste que ton père te force à te battre. Je veux dire, si tu n'en as pas envie... Mais apparemment, tous les hommes doivent savoir combattre, ça fait partie des... euh... des normes ! Ça fait partie des normes. Un peu comme les dames qui doivent bien se tenir, savoir broder, être délicates... Toutes les choses ennuyeuses, quoi. Ugh. » Le tissu de ma robe craqua une fois de plus lorsque je m'assis sur le mélange de mousse et d'écorces qui tapissait le fond de la souche, mais je n'y prêtai pas grande attention. La robe était déjà ruinée de toute façon... Et puisque Liv allait rouspéter de toute façon, autant aller jusqu'au bout du massacre.

« Je suppose que ton père veut juste ce qui est bien pour toi... Même si on ne s'en rend pas toujours compte, nos parents pensent à notre bien avant tout. C'est la reine Frigga qui me l'a dit... » La déesse de la Maternité avait toujours raison, non... ? Parfois, elle me regardait et me souriait, et il y avait quelque chose de malicieux dans ses yeux, comme si elle savait quelque chose, un secret quant à mon avenir qui la faisait sourire par avance. Évidemment qu'elle devait savoir ce que les Nornes me réservaient, elle savait absolument tout. Si je me plaignais de mon don de vision, je trouvais le sien parfaitement effroyable. Avoir la possibilité de voir chaque second du futur tout en sachant que l'on ne pouvait rien faire pour le changer... J'en tressaillis d'effroi rien que d'y penser. Songeuse, je ramenai mes jambes contre ma poitrine et posai mon menton entre mes genoux. « Je parlerai à Père. Je lui dirai de demander au tien de te laisser un peu tranquille. Après tout, il est Capitaine de la garde, s'il ordonne à Ari de te laisser tranquille, il devra obéir... » Je souris, dans l'espoir de rassurer un peu Ásbjörn. Je laissai le silence s'installer quelques instants entre nous, le temps que la tension retombe un peu, avant de reprendre et de changer totalement de sujet.

« Oh ! Devine quoi ! Père m'a dit qu'il y allait bientôt y avoir une grande réception donnée à Vanaheim, au palais de Frey. Une fête de la Fertilité ou je ne sais plus quoi... C'est pas ça l'important. Odin va s'y rendre, avec les princes, et... On est invités ! Enfin, moi, comme Père va naturellement escorter la famille royale, mais j'ai demandé au roi si tu pouvais venir avec moi, et il a dit que tu étais toujours le bienvenu. » J'affichai un large sourire. D'ordinaire, je n'étais pas particulièrement friande de ces grands rassemblements pompeux, mais je n'avais été à Vanaheim que deux fois, et la première j'étais bien trop petite pour en profiter, ou tout simplement m'en souvenir. J'étais donc plutôt excitée à l'idée d'y retourner, invitée par le Père de Tout en personne. Je donnai un petit coup d'épaule à Ásbjörn, auquel je souhaitais redonner le sourire. « Allez, viens ! Ce sera génial, tu verras. Je n'ai absolument pas l'intention de rester sagement dans un coin pendant que les adultes prétendent prendre du bon temps. Je veux explorer la forteresse des Jumeaux ! Peut-être même les alentours... Je ne serais pas étonnée si les princes voulaient faire la même chose... sauf peut-être Tyr... alors on peut peut-être même partir à l'aventure tous ensemble ! L'essentiel, évidemment, sera de ne pas se faire prendre... » J'eus un petit rire malicieux. « Qu'est-ce que tu en penses ? Ça ne pourrait pas nous faire de mal ! Sauf si on tombe sur une sale créature, mais je ne pense pas qu'elles courent les rues dans la cité, ça donnerait mauvaise réputation à Frey... Je te parie qu'on peut disparaître et réapparaître sans que personne ne le réalise ! »


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