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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 Un étrange matin de brume (pv Idunn, Livia, Thorolf )

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viking - bondi

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MessageSujet: Un étrange matin de brume (pv Idunn, Livia, Thorolf )   Ven 27 Mar - 7:47


Il est doux de traînailler à deux sous une montagne de peaux d'ours, quand s'éveille un matin trop précoce et, qu'au dehors, rôde la froidure. Tout autour du haras, les pâturages, endormis sous une brume qui ne s'effiloche pas encore, ressemblent à s'y méprendre à une mer uniformément opaque et mystérieuse. Dans les boxes, nouvellement restaurés grâce à l'or ramené du dernier raid chez les Pictes, les chevaux les plus matinaux s'ébrouent et frappent du sabot, impatients déjà de s'élancer dans l'air vivifiant de l'aube et de baguenauder dans les champs jusqu'au soir.

Dans le bâtiment principal, sur la banquette épaisse servant d'unique couche, n'apparaissent encore, furtivement, que deux tignasses ébouriffées. Quelques soupirs, quelques rires complices, s'échappent ça-et-là des formes entremêlées que camouflent soigneusement les peaux. Quelques chuchotements paresseux leur succèdent aussi, composant une litanie incompréhensible car ils sont entrecoupés de baisers bruyants. Puis, soudain, une kyrielle de rugissements féroces remplit la maisonnée ! Attention, danger, je deviens soudain le plus redoutable des krakens, et ma crevette se métamorphose en vaillant commandant d'un bateau cherchant à échapper à l'horrible écrasement que lui promet la vilaine bestiole aux mille tentacules. Mes bras, en somme.

Je suis un être vil et sournois. Livia n'est qu'une brindille et je profite de ma force. J'aime quand elle est ma prisonnière. J'aime quand ma fourmi fait mine de mourir d'angoisse alors que je m'applique surtout à ne lui faire aucun mal et que la fine mouche en est consciente. Mais cette fois, pour hâter sa reddition, n'étant point un mou du bulbe mais disposant au contraire d'une imagination fertile et démoniaque lorsqu'il s'agit de capturer la mignonne, j'appelle en renfort des nains, des dragons, et des pêcheurs de crevettes. Cela fait certes beaucoup de monde dans un lit, mais c'était l'astuce suprême, ça, les pêcheurs de crevettes, Livia ne peut leur résister, et je la tiens enfin dans mes filets. Et j'enchaîne coup sur coup mille chatouilles et mille embrassades qui la font hurler de rire tellement fort qu'elle n'est plus en état de se débattre. Voilà, c'est « inezepoquette », comme le dit mon Anglaise lorsqu'elle est satisfaite.

Nous émergeons enfin de la pile de peaux d'ours, à l'issue de cette guerre féroce et joyeuse. Et moi, le grand, l'immense Thorolf, je me déclare vainqueur par abandon de ma langoustine-commandant-de-bateau ! J'ai cependant le triomphe modeste, et j'aide même la perdante à s'habiller – surtout parce que j'adore ça, je l'avoue volontiers –. Cette tâche exquise dégénère parfois en une reprise de nos tendres hostilités, mais aujourd'hui un travail sérieux nous attend. Pas le temps donc de nous livrer à d'autres escarmouches, car le gamin qui nous donne un coup de main pour l'entretien du haras est malade, et nous devrons donc soigner les chevaux nous-mêmes. En outre, nous approchons de la période de poulinement, source de plaisir et moment privilégié pour tous les éleveurs, surtout lorsque les délivrances se déroulent sans complications, mais cette période est aussi une phase de labeur plus intense, qui peut accaparer les nuits autant que les journées. Je passe rapidement quelques vêtements anciens, je saute dans mes bottes, et me voilà paré. En toute logique, le travail des juments ne devrait débuter que dans deux ou trois jours, si j'en crois les signes précurseurs que nous recueillons, la puce et moi, depuis bientôt une semaine. Cependant, la durée de gestation est variable, et nous ne sommes donc pas à l'abri d'une surprise.

Il fait plutôt froid dans la cour. Je déniche un second bonnet de laine dans l'une de mes poches, l'enfile en riant sur les boucles corbeau de ma fourmi, lui en couvre les yeux et le nez car je suis un indécrottable enquiquineur, et j'en profite lâchement pour lui bécoter le museau jusqu'à plus soif tout en la retenant étroitement serrée contre moi.

- Dépêchons-nous, mon trésor, nous pourrons ainsi rentrer plus vite pour nous réchauffer et pour déjeuner ! Et p't'être bien qu'on retournera voir au fond du lit s'il n'y reste pas un nain ou deux ! ... ajouté-je gaiement, car tous les prétextes me sont bons pour attirer mon Anglaise sous notre duvet, que ce soit pour y faire la guerre ou y faire l'amour.

Nous poussons ensemble la porte de l'écurie. La bâtisse a été rénovée, soigneusement calfeutrée, et il y fait meilleur qu'à l'extérieur. Quelques étalons impatients piaffent bruyamment à notre approche.

- Peux-tu aller vérifier que les juments qui sont presque à terme se portent bien, ma chérie ? Pendant ce temps je vais nourrir les autres chevaux, puis je les libérerai pour qu'ils aillent courir dans les champs ? Et ensuite, on fera comme eux, on fera des bébés ... dis-je en lui dédiant mon sourire le plus malicieux.



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viking - thraell

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MessageSujet: Re: Un étrange matin de brume (pv Idunn, Livia, Thorolf )   Mer 1 Avr - 9:39



Enchantement des réveils câlins au creux des bras d'un guerrier viking au cœur d'or, voilà qui est antinomique, non ? Et pourtant j'ai la preuve que les habitants de Tromsø ne sont pas que les brutes sanguinaires qui ont dévalé sur les rives de Fortriù. Ce sont aussi des hommes - et des femmes - qui aiment, prient, s'amusent, vivent aussi bien que l'âpre climat de ces contrées septentrionales le permet. De tendre amant, Thorolf se transforme soudain en un monstre rugissant pour dévorer la minuscule proie effarée que je suis devenue. Coussins et fourrures sont notre champ de bataille, notre couche résonne de cris, de rires, avant de céder la place aux murmures, caresses et baisers qui sont les seules armes autorisées. Le déshonneur de la défaite n'existe pas, il n'y a que de joyeux vainqueurs dans cette alcôve douillette.
Malheureusement nous devons stopper nos jeux amoureux pour nous atteler à nos tâches habituelles, mais aussi à celles de Ulf, l'adolescent qui nous aide, mais qui est souffrant depuis deux jours. Trois de nos juments sont pleines des œuvres du plus bel étalon de l'élevage, une bête vigoureuse au pelage aussi sombre qu'une nuit sans étoile. Les durées de gestation ont été précisément établies par mon compagnon, mais la nature ne se plie pas à de savants calculs, elle n'en fait qu'à sa tête, aussi surveillons-nous bien attentivement ces trois futures mamans. Chaudement habillés nous quittons la maison, dans une aurore bleutée qui daignera nous dévoiler des rayons lactescents pour quelques petites heures. Je ne peux m'empêcher d'admirer cet étrange phénomène, cette nuit qui n'en est plus tout à fait une et qui baigne toute la campagne de cette lumière crépusculaire. On pourrait presque croire que Sól et Mani ont rendez-vous ...
Soudain un voile noir me cache la vue, deux bras colossaux m'encerclent et me soulèvent de terre. Une bouche gourmande vient fourrager dans mon cou, et dévorer mon visage joyeusement, étouffant mes cris faussement désapprobateurs. Les hennissements des chevaux nous rappellent à l'ordre et nous filons aussitôt vers les stalles en nous chamaillant, heureux comme des enfants.

Je laisse Thorolf soigner les étalons, plutôt nerveux ce matin, et je me dirige vers les boxes des juments, les trois poulinières sont un peu à l'écart. Au passage, je caresse le museau de l'une ou gratte les oreilles de l'autre, tout en leur donnant leur ration de picotin. J'aime m'occuper des chevaux, des juments surtout, elles sont si douces, si belles. Deux de ces dames sont calmes et plongent aussitôt le nez dans leur repas, mais la troisième est agitée et parcourue de frissons qui dévalent son échine. Des contractions déjà ? Inquiète, je m'approche d'elle et lui parle doucement, pour tenter de la calmer. Ses grands yeux sombres me dévisagent avec gravité, quelque chose ne va pas.
Je cours chercher Thorolf, il est bien plus expérimenté que moi, il saura quoi faire, sinon l'élevage n'aurait pas aussi bien perduré après la disparition de ses parents.

- Thorolf, toi venir vite, quelque chose pas bon pour jument. Elle très nerveux, elle … elle trembler beaucoup … Viens ! Sans lui laisser le temps d'émettre un son, je l'entraîne vers le fond de l'écurie. Dans l'ombre de son box, la pouliche s'est couchée dans la paille fraîche, elle est toute frissonnante, et hennit faiblement. Pas besoin de mots, l'air grave qu'affiche mon colosse n'est pas de bon augure : la mise bas s'annonce difficile. Après de longues contractions, la jument expulse un liquide clair, de longues minutes s'écoulent avant que le nez et les antérieurs du poulain apparaissent, à mon grand soulagement.
Mais je me suis réjouie trop vite, le bébé semble bloqué à mi-chemin de sa délivrance. Il respire faiblement comme l'atteste le fin nuage de vapeur qui s'échappe de ses naseaux. Thorolf doit aider à l'expulsion, et tire délicatement les pattes de la pauvre bête en tentant de se calquer sur le rythme des contractions de la mère qui faiblit. Enfin le poulain repose sur la paille encore emmailloté dans sa matrice dont la jument le débarrasse en le léchant longuement. Je reste dans mon coin ne voulant pas perturber les deux animaux qui se découvrent en se flairant mutuellement. Mais le poulain ne parvient toujours pas à tenir sa tête, ni à se mettre debout. Malgré l'aide attentive de mon géant, il est bien trop faible, son petit poitrail se soulève à peine.

- Pas laisser bébé mourir, Thorolf ! Lui murmuré-je en retenant mon souffle, je me sens si inutile !



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Merci Thor ! keur
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