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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 The quiet love, the silent rage {hot}

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viking - bondi

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« Having a soft heart in a cruel world is courage, not weakness. »



« She wasnt exactly sure when it happened. Or even when it started. All she knew for sure was that right here and now, she was falling hard and she could only pray that he was feeling the same way. »





MessageSujet: The quiet love, the silent rage {hot}   Dim 29 Mar - 4:59

The quiet love, the silent rage
HAGEN & BRYNJA

Le sifflement du blizzard était presque assourdissant. Il avait commencé à neiger alors que la course de Máni commençait tout juste, et les vents s'étaient levés quelques heures plus tard. La température était depuis en chute libre, chacun à Tromsø s'était cloîtré chez soi, car tout aussi vaillants que soient les vikings, à la morsure du froid nul ne pouvait résister éternellement. Le village avait été plongé dans une profonde léthargie, inhérente aux rudes hivers qu'il traversait année après année, chaque saison froide apportant sont lot d'épreuves et de préoccupations. Il n'y avait pas âme qui vive dans les ruelles de Tromsø, et il n'y avait guère que les murmures et chuintements du vent pour perturber le silence qui était tombé sur le village. Tous le savaient, lorsque la tempête se levait, mieux valait attendre qu'elle ne passe avant de remettre un pied dehors. Nombreux étaient les malheureux à s'être égarés dans le blizzard et à être morts de froid, pris au dépourvu par les éléments dont Bertha était la maîtresse incontestée. Comme tous les précédents, l'hiver serait long, imprévisible et capricieux. Cependant, tous aux villages s'accordaient sur un point : mieux valait endurer bourrasques, neige, glace et restrictions que voir les géants de Jötunheim marcher une fois de plus sur Midgard. Contre le climat, les hommes du Nord avaient appris à lutter. Contre les fléaux des autres royaumes, ils ne pouvaient rien ; loués soient les dieux qui s'étaient portés à leur secours au lieu de les abandonner à leur triste sort. Il fallait le reconnaître, Tromsø était un village bien singulier, ses habitants jugeaient être bénis autant qu'ils étaient maudits... Car combien de mortels pouvaient se vanter d'avoir combattu aux côtés du grand Tyr et des merveilleuses valkyries de Freyja ? Combien pouvaient affirmer trembler d'effroi à l'idée d'être dévorés par un dragon, ou noyés par le kraken... ? Mais au cœur de l'hiver, pour la première fois depuis des lunes, le village ne semblait pas différer des autres, éparpillés à travers toute la Scandinavie et traversant la même terrible saison.

Ce n'était pourtant pas le froid qui avait poussé la jeune muette du village à se cloîtrer entre des murs qui n'étaient même pas les siens. Voilà bien longtemps qu'elle était habituée aux températures basses et n'y prêtait pas plus d'attention qu'il ne lui était nécessaire de le faire. Oh non, par tous les dieux, ce n'était pas la froide saison qui l'avait poussé à s'isoler, à disparaître comme elle savait si bien le faire. C'était un sentiment auquel elle était malheureusement bien trop habituée... L'embarras. Encore que, pour l'occasion, il lui semblait que c'eut été un euphémisme que de la dire embarrassée. Honteuse lui semblait être un terme plus approprié pour décrire le sentiment qui ne l'avait plus quitté depuis qu'elle s'était éveillé dans la demeure du Jarl, après une soirée bien plus arrosée et animée qu'elle ne l'avait imaginé. Elle aurait cependant préféré être assaillie par un atroce mal de crâne mais ne rien avoir à se reprocher, plutôt que d'ouvrir les yeux et se retrouver là où elle n'aurait jamais songé se trouver un jour, quelques heures plus tôt seulement. À savoir, entre les bras du Jarl en personne. Ses souvenirs étaient quelques peu troubles, mais selon toute vraisemblance Hagen et elle avaient fini par prendre congé des fêtards pour terminer la nuit à l'abri des regards indiscrets. Loués soient les Nornes et tous les dieux d'Asgard, il semblait ne rien s'être passé entre eux deux ; et si c'était le cas elle n'en avait pas le moindre souvenir, ce qui lui épargnerait sans doute l'envie de se jeter du haut du fjord. Envie qui la taraudait tout de même bien plus qu'elle ne se l'avouait, car s'il y avait bien une chose qu'elle détestait, c'était se donner en spectacle. Or, les vikings avaient eu droit à une représentation de choix de sa part, non contente de faire preuve de son éternelle maladresse, elle avait laissé l'alcool l'enivrer au point qu'elle n'avait plus su faire preuve d'aucune retenue – ni même de bon sens. D'ordinaire si réservée, elle s'était lancée au cou du Jarl pour l'embrasser à pleine bouche, faisant fi de toutes les règles de la communauté et de sa propre morale. Pour sa défense, les hostilités avaient été lancées par Hagen et sa proposition pour le moins inattendue, mais elle n'en restait pas moins celle qui avait laissé l'idée prendre forme physique. Plus troublant encore était de constater que le Jarl n'avait pas semblé gêné par l'initiative, mais plutôt enchanté. Naturellement, emportée par une euphorie à laquelle elle n'était pas habituée, Brynja avait continué sur sa lancée, jusqu'à terminer la nuit dans la couche du jeune Jarl.

Conscience et contenance retrouvées, son ingénuité était revenue au galop, et elle avait été aussi horrifiée par la situation que si elle s'était découverte nue dans les draps du chef de village. Aussi délicatement qu'il lui avait été possible de le faire, elle s'était extirpée des bras d'un Hagen assommé par l'alcool et avait quitté sa demeure, encore peuplée des convives de la veille. Elle avait immédiatement su qu'il lui faudrait éviter le jeune homme – et l'embarras qui lui était à présent associé – autant de temps qu'elle le pourrait. Elle n'était absolument pas prête à se confronter à la houle de sentiments divers et confus qui la frappaient en pleine figure à chaque fois qu'elle repensait à la soirée. Pour ne pas changer de ses bonnes habitudes, ses pas l'avaient conduite jusqu'à la demeure d'Ivar, qui avait eu la bonté de ne pas faire le moindre commentaire quant à son comportement pour le moins inhabituel et déplacé, quand bien même Brynja avait bien compris que les mots lui démangeaient la langue. Sindri n'avait pas fait preuve de moins de discrétion, suivant l'exemple de son maître. En revanche, pour ne rien changer, Eyvindr ne lui avait laissé aucun répit et y était allé de ses remarques et de ses commentaires jusqu'à ce qu'elle ne se décide à lui faire comprendre qu'elle n'avait ni l'envie, ni l'intention, de discuter de son flirt avec Hagen avec lui. Cela ne l'avait point empêché d'insister, mais lorsqu'elle le voulait, Brynja savait être aussi têtu que lui.

La tempête paraissant encore bien loin de se calmer, chacun avait dû se trouver une occupation au cœur de la demeure du pêcheur. Les plus ingrates corvées avaient été attribuées à Siggy et Sindri, et si elle leur aurait volontiers offert son aide, Ivar lui avait demandé de les aider Eyvindr et lui à réparer ses filets endommagés, ce qu'elle n'avait bien évidemment pas pu refuser. Pour ne rien changer, Eyvindr pestait bien plus qu'il ne s'exécutait, sans que cela ne perturbe son paternel et la jeune femme, qui avait cessé de prêter importance au tempérament explosif du jeune homme depuis des années déjà. Rares furent les paroles échangées dans la maisonnée, un silence qui pour une fois ne seyait guère à Brynja, qui aurait accueilli toute distraction comme une bénédiction, car elle était bien peu désireuse de n'avoir que ses propres pensées sur lesquelles se concentrer. Le rouge qui lui montait parfois aux joues ne laissait aucun doute quant à ce qui se tramait dans son esprit. Tout comme les deux hommes assis à ses côtés, elle sursauta légèrement lorsque l'on frappa par trois fois à la porte. Les sourcils froncés, Ivar quitta son siège et se débarrassa de son filet sur les genoux de son fils, pour ensuite se presser jusqu'à l'huis. « Faut-il avoir été frappé par la foudre pour sortir par un temps pareil... ! » La porte fut ouverte à la volée, et l'air glacial qui s'infiltra à l'intérieur de la bâtisse fit frissonner la jeune muette, qui resserra sa fourrure autour de ses épaules. « Par Odin, Hagen ! Entre, entre donc, avant d'attraper la mort ! » A peine le Jarl eut-il passé le pas de la porte que déjà Ivar la claquait dans son dos. Quant à Brynja, elle venait de perdre toutes ses couleurs et s'était tout simplement figée sur son siège. Son regard se fit immédiatement fuyant, elle aurait volontiers disparu dans un trou de souris. « Je ne te demande pas ce qui t'amène, mon ami... Mais j'avoue être surpris, je ne pensais pas qu'il te faudrait autant de temps pour venir la dénicher. » Un homme plein de bon sens et pétri de bonnes intentions, Ivar... Mais pour l'occasion, elle aurait préféré qu'il se garde de tout commentaire. « Eyvindr ! » « Père ? » « Nous avons quelques affaires importantes à régler avec Arne et Björn. » « Vous voulez aller au port par ce temps ?! » « Tu m'as bien entendu. Dehors, fils. Maintenant. » Et Eyvindr de grommeler dans sa barbe naissante avant de balancer ses filets dans les bras de Brynja, avant d'enfiler un épais manteau de fourrure pour ensuite rejoindre son paternel. Ivar prit soin de congédier ses deux thraellar avant d'empoigner son fils par l'épaule. « Les affaires sont les affaires », qu'il adressa au Jarl avec un sourire entendu, avant de conduire un Eyvindr ronchon à l'extérieur.

Loin d'être dupe, Brynja se doutait que les pêcheurs ne feraient que passer de leur demeure à celle du plus proche de leur amis, pour laisser le champ libre au Jarl, et le soin à la jeune muette de se couvrir de ridicule. Un soupir au bord des lèvres, elle repoussa les filets qui la recouvraient pour se lever, et faire face à son Jarl frigorifié. Fallait-il qu'il meure d'envie de s'entretenir avec elle pour braver pareil blizzard... Cela, ou l'envie de clarifier un triste malentendu entre eux. Quoi qu'il en soit, et quand bien même Brynja n'était pas tout à fait chez elle, Ivar ayant disparu c'était à elle de faire office de maîtresse des lieux. Aussi offrit-elle à Hagen une fourrure avec laquelle il pourrait se réchauffer et une place auprès de l'âtre. Toutefois, elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'il lui appartenait de faire ensuite, ni même si c'était à elle d'exprimer quoi que ce soit. Mais toute hiérarchie gardée, l'honneur appartenait sans doute au Jarl.


FICHE PAR ROMANOVA.


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MessageSujet: Re: The quiet love, the silent rage {hot}   Sam 4 Avr - 22:02

« Tu n'as quand même pas l'intention de sortir par ce temps ? » La remarque incrédule de Svenja ne reçut aucune autre réponse qu'un grognement. La jeune fille secoua sa crinière blonde, totalement dépassée par les événements. Elle n'était pas dupe. S'il y avait eu une crise à gérer elle aurait été elle aussi au courant. Le blizzard s'était levé depuis déjà quelques heures et chacun restait gentiment cloîtré chez soi. Jarl ou pas Jarl, il semblait totalement impensable d'affronter ce temps à moins qu'on ne désire perdre un orteil. Mais Hagen était parfaitement hermétique aux inquiétudes justifiées de sa cadette. Il ressentait la nécessité vitale de sortir et rien ne l'éloignerait du but qu'il s'était fixé. Les vikings étaient de rudes gaillards, ils avaient été élevés pour supporter le froid le plus sévère. Le fils de Hrothgar n'avait donc aucune envie de reculer pour de malheureux flocons. « Hagen, c'est de la folie ! Cela fait des jours que cette histoire dure, elle peut bien attendre encore un peu. Le temps au moins que la tempête ne se calme, tu ne crois... » Sans la laisser terminer, le viking ouvrit la porte à la volée, laissant entrer un vent glacial dans la pièce, avant de disparaître dans la neige. Comme il s'y attendait les rues étaient parfaitement désertes, un état de fait qu'il accueillit comme une aubaine. S'il n'avait aucune envie de converser avec sa jeune sœur ce n'était certainement pas pour le faire avec les autres villageois. Le Jarl était d'humeur maussade, celle-ci s'étant dégradée à mesure que les jours défilaient. Ses pas crissaient sur l'épaisse couverture blanche tandis que le blizzard lui mordait méchamment le visage. Tout en resserrant la fourrure qu'il avait emporté précipitamment Hagen courba l'échine afin de progresser plus aisément contre le chaos déclenché par Bertha. Sa mine se renfrogna encore davantage. Que ne fallait-il pas faire pour une malheureuse bonne femme ! Plusieurs jours s'étaient désormais écoulés depuis les festivités organisées dans sa demeure. Depuis cette fameuse soirée où il avait franchi toutes les limites du concevable avec Brynja. Quelques chopines de bière et une proposition pour le moins surprenante et il n'en fallait guère plus pour conduire la jeune muette jusque dans la couche du maître des lieux sous les regards médusés des autres convives. Malgré les effluves enivrantes Hagen se souvenait des moindres détails de cette soirée, des plus sidérants comme des plus embarrassants. Il se souvenait tout aussi clairement de son réveil embrumé dans un lit vidé à la hâte par la seconde protagoniste. Frustré et hébété, il s'était alors levé et avait filé directement chez l'intéressée sans prendre la peine de répondre aux sourires goguenards de Klaus ou des ivrognes restés sur place, faute de pouvoir se relever dignement pour regagner leur propre foyer. Mais arrivé devant chez Brynja, le Jarl avait eu la surprise de trouver porte close. Malgré l'amertume de cette découverte, il avait préféré ne pas en faire grand cas. Il connaissait la petite muette par cœur et ce comportement était nettement plus compréhensible que l'attitude pour le moins intrépide dont elle avait fait preuve la veille. Et les jours passèrent et Brynja se révéla insaisissable. Elle n'avait toujours pas repris possession de sa maison et sembler éviter son chef comme la peste. Une situation qui avait fini par ternir l'humeur du Jarl qui était désormais décidé à faire sortir le lapin effrayé de son terrier. Elle ne pouvait jouer les insaisissables plus longtemps, cela deviendrait bien vite invivable et il souhaitait débloquer la situation au plus vite, quelque soit l'issue de leur rencontre forcée.

Hagen était un homme intelligent et il avait rapidement deviné où la jeune fille avait pu trouver refuge. Il ne tarda donc pas à frapper contre la porte d'Ivar avec plus d'empressement qu'il ne l'aurait souhaité mais le froid lui faisait peu à peu perdre la conscience de ses membres. La porte s'ouvrit à la volée révélant la mine stupéfaite du pêcheur qui ne s'attendait certainement pas à recevoir de la visite par un temps pareil. Tandis qu'il se risqua à un commentaire à ce sujet, Hagen eu tout juste le temps de repérer Brynja dont le visage venait de perdre tout son sang. « J'ai du avoir la naïveté de croire qu'elle sortirait de sa cachette d'elle-même. » lança alors le Jarl avec un sourire entendu en direction d'Ivar qui déjà battait en retraite en compagnie de son fils peu enjoué à l'idée d'affronter la tempête de neige. Hagen remercia son ami d'une tape sur l'épaule. Il appréciait sa sollicitude. Évidemment, il était de très mauvais goût de défier un Jarl et mieux valait se plier à ses exigences. Mais Ivar en plus de s'exécuter ne s'encombrait jamais de questions ou de remarques lorsque celles-ci n'étaient pas nécessaires. Cela simplifiait grandement les choses. Mais le plus dur était encore à faire songea Hagen tandis que Brynja l'accueillait sans oser poser le regard sur lui. « Merci Brynja. » se contenta-t-il de dire alors qu'elle posait sur ses épaules une nouvelle fourrure sèche. Installé confortablement devant le feu, il étendit ses mains devant lui. Tandis qu'il retrouvait peu à peu ses sensations, il se mura dans un long silence pensif, un sourire étirant ses lèvres. « Je ne pensais pas être obligé d'affronter les humeurs de Bertha pour te débusquer, tiens. Tu as toujours eu le don de te faire oublier quand tu veux. » lâcha-t-il finalement. Il fut secoué d'un petit rire. Il s'empara alors du bras de la jeune femme, l'obligeant à le regarder droit dans les yeux. C'était la première fois depuis des jours que leurs peaux entraient en contact et cette proximité électrisa étrangement les sens du Jarl. « Ne fais pas toutes ces manières Brynja, s'il te plaît. » lâcha-t-il alors avec une sévérité totalement involontaire. « C'est moi, je suis toujours le même. Rien n'a changé. » Il s'interrompit un instant en prenant conscience du ridicule de ses paroles. C'était tout le contraire, tout était différent à présent et ils pourraient difficilement revenir en arrière. Il n'en avait pas envie de toutes manières mais il ignorait encore dans quelles dispositions se trouvaient la jeune femme et il ne préférait donc entrer dans le vif du sujet immédiatement. « Approche. » lui intima-t-il doucement, l'invitant alors à s'asseoir auprès de lui devant l'âtre. Mais après ces quelques jours à jouer au chat et à la souris accepterait-elle aussi vite cette nouvelle proximité physique ?



F
rom the lands of the Norsemen comes freedom, freedom comes from death on the battlefield. Then go to Valhalla, where Odin has wisdom. We died when a sword crashed onto shield. Don’t be sad ‘cause this is what we long for, this is how we must end our long voyage. To pay tribute to them we give a roar, the reason why, this is our heritage. Just remember, trust in the gods, they're strong. Valhalla is where we all must belong.
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MessageSujet: Re: The quiet love, the silent rage {hot}   Dim 5 Avr - 12:26

The quiet love, the silent rage
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Si son palpitant décidait de battre à un rythme plus élevé encore, ce n'était pas la tachycardie qui la guettait, mais bel et bien l'arrêt cardiaque. Pourquoi diable fallait-il qu'elle s'affole pour si peu ? Ce n'était tout de même pas comme si Hagen allait la dévorer ; encore qu'à en voir son air de biche acculée par un prédateur, l'on pouvait se le demander. Empêtrée jusqu'au cou dans son malaise, elle ignorait quel comportement adopter face au guerrier qui avait bravé bourrasques et flocons pour venir la retrouver. Ou plutôt, la débusquer de sa tanière, puisqu'elle n'avait pas eu le courage d'en sortir d'elle-même. Et en y songeant de plus près, elle n'avait pas fait preuve de beaucoup plus de bravoure en s'échappant des bras d'Hagen avant qu'il ne se soit éveillé. Tout aurait sans doute été bien plus simple si elle n'avait pas pris la fuite au lieu de se comporter comme une adulte responsable. Mais les dieux seuls savaient ce qu'il aurait encore pu se passer si elle était restée. Après tout, il lui avait bien dit qu'il n'avait aucunement l'intention d'en rester à cette étreinte avortée... Inutile de chercher bien loin ce qu'il avait voulu dire par là. Si elle était restée avec lui, auraient-ils repris les choses là où ils les avaient laissées, quand bien même les effets de l'alcool s'étaient dissipés pour l'un, et l'euphorie envolée pour l'autre ? Brynja n'avait nul moyen de le savoir, ce qui était fort dommage, tout comme elle n'avait pas la moindre idée de ce sur quoi déboucherait leur tête-à-tête. Angoisse et maladresse étaient de bien piètres alliées, aussi jugea-t-elle bon de rester là où elle se tenait tandis que le jeune Jarl se rapprochait de l'âtre pour profiter de la chaleur des flammes. Le silence dans lequel il se complut alors fit écho aux siens et, troublée, la jeune muette croisa nerveusement ses bras sous sa poitrine ; une façon comme une autre de se recroqueviller, de se protéger. Non pas qu'elle risque quoi que ce soit en compagnie d'Hagen, c'était simplement le réflexe malheureux d'une jeune femme qui semblait n'être jamais tout à fait à sa place.

Ce fut d'un ton plutôt détaché qu'Hagen lança la conversation, non sans énoncer une vérité qu'elle n'aurait pu nier même si elle l'avait voulu. Il était vrai que Brynja était douée pour se faire oublier, mutisme ou non, elle savait se faire toute petite et disparaître lorsque le besoin s'en faisait ressentir. Du moins, dans une certaine limite. Cette fois-ci, la limite avait été la patience du Jarl, toutefois bien plus étendue qu'elle ne l'aurait cru. Ce n'était un secret pour personne, Hagen n'était pas le plus patient des hommes, et sans doute aurait-elle dû se sentir flattée qu'il lui laisse des jours pour se décider à venir à lui. Certainement avait-il bien fait de prendre le taureau par les cornes en lui imposant sa présence, le Ragnarök aurait pu survenir avant qu'elle ne soit parvenue à rassembler suffisamment de courage pour aller à sa rencontre ! À présent qu'il était là, confrontation et conversation étaient inévitables. Et de toute évidence, Hagen n'avait pas l'intention de la laisser s'échapper une fois de plus. Bien malgré elle, elle eut un léger mouvement de recul lorsqu'il la saisit par le bras pour la forcer à le regarder. Les joues en feu, elle s'exécuta et lui offrit un regard pour le moins interloqué vers Hagen, qui la priait d'un ton autoritaire de ne pas faire de manières. Elle se renfrogna subitement, ayant la désagréable impression d'avoir été rabrouée comme une enfant. Ce qu'elle était presque comparée au Jarl, bien qu'ils soient tous deux adultes plus d'une décennie les séparait. Il devait la trouver parfaitement sotte, à se cacher de lui comme une souris tente d'échapper aux griffes d'un chat. Heureusement pour elle, le ridicule ne tuait pas.

Rien n'a changé ? Brynja dévisagea longuement Hagen, incrédule. Il ne le pensait tout de même pas sérieusement... ? Évidemment, l'un comme l'autre étaient restés les mêmes individus, mais... Entre eux, absolument tout avait changé. C'en était fini de leur amitié telle qu'elle avait été, de cette relation qu'elle avait crue fraternelle et innocente. Ils avaient tout jeté aux orties précipitamment, restait toutefois à déterminer s'il ne s'agissait que d'un moment d'égarement ou de quelque chose de bien plus sérieux. Et de ces deux éventualités, Brynja ignorait laquelle était la plus effrayante. Quoi qu'il en soit, Hagen avait tort ; rien ne serait plus jamais comme auparavant entre eux. Les traits de la jeune femme se radoucirent lorsque le Jarl l'invita à prendre place à ses côtés, ce qu'elle accepta de faire après un bref instant d'hésitation. Quoique proche de lui, elle n'en demeurait pas moins à une distance qu'elle espérait respectable. Non pas que cela ait encore une quelconque importance, toutes les limites en matière de proximité physique avaient été franchies, ou presque. Rien que d'y penser, le rouge lui monta au visage, et elle eut vite fait de dissimuler son trouble derrière son épaisse chevelure brune. Elle lissa nerveusement les plis de sa robe, inspira profondément une fois, deux fois...

Pour sursauter comme une pauvrette lorsqu'un énorme chat noir sauta entre elle et Hagen. Gyda, la vieille chatte d'Ivar, avait jugé bon de venir voir ce qu'il se tramait. Aussi teigneuse qu'elle soit, elle était tout ce qu'il restait au pêcheur de son épouse, puisqu'elle était l'animal qu'il lui avait offert pour leurs noces, comme le voulait la tradition. La féline était plutôt du genre sauvage, ainsi personne ne s'étonnait de voir Eyvindr si bien s'entendre avec elle. Plus habituée à Brynja qu'à Hagen, elle adressa aux guerriers des feulements rauques et mauvais, si bien que la jeune muette eut un claquement de langue agacé. Elle tenta vainement de chasser la chatte d'un geste brusque, mais le petit fauve refusait de décamper. Craignant bien qu'elle ne se décide à sauter à la figure du Jarl, Brynja quitta son siège et récupéra Gyda, qu'elle s'empressa d'aller enfermer dans une pièce adjacente à la principale, et cela sans se soucier des protestations du félin. Félin qui l'air de rien, venait de lui offrir une brève minute de répit... Brève, c'était bien cela, puisqu'elle fut de retour auprès du Jarl un instant après s'être débarrassée du petit monstre à moustaches. Toutefois, elle semblait plus détendue qu'elle ne l'était un peu plus tôt, puisqu'un sourire espiègle était accroché à ses lèvres. Voilà qu'un chat tentait de chasser le Jarl ! Voilà un rebondissement auquel elle ne s'était pas attendue... Un doux soupir lui échappa lorsqu'elle posa de nouveau les yeux sur Hagen, et ce ne fut qu'alors qu'elle remarqua que quelques gros flocons s'étaient accrochés dans ses cheveux. Elle avait tendu la main pour l'en débarrasser avant même d'y avoir réfléchi, et puisqu'il aurait été plus ridicule encore de laisser retomber son bras lourdement, elle s'acquitta de la tâche qu'elle s'était inconsciemment fixée et débarrassa avec douceur le Jarl des étoiles gelées. Le geste aurait pu être d'une banalité déconcertante si par la suite Brynja n'avait pas égaré une caresse furtive sur sa joue. Déconcertée, Brynja se leva d'un bond et se planta devant l'âtre de façon à lui tourner le dos. Accablée par sa propre stupidité, elle se mordit la lèvre et enfouit son visage entre ses mains – par Freyja, quel mal s'emparait d'elle ?!


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MessageSujet: Re: The quiet love, the silent rage {hot}   Lun 20 Avr - 23:12

La mine incrédule de Brynja n'échappa nullement au jeune homme et il ne pouvait que comprendre sa stupeur. Leur belle amitié avait volé en éclat et un retour en arrière semblait totalement impossible. Ils ne pourraient plus désormais faire comme si rien ne s'était produit mais ils ne pouvaient non plus se terrer indéfiniment tels des lièvres apeurés. Voilà précisément pourquoi Hagen avait pris la décision d'affronter le blizzard pour débusquer son gibier. Ils devaient enfin poser les questions qui devaient être posées et assumer les réponses qui en découleraient. Plus de retour en arrière possible mais de quoi était donc fait leur avenir ? Et tandis que la muette exécuta les ordres du Jarl en s'installant à ses côtés, à une distance cependant raisonnablement calculée, un silence pesant s'installa. Hagen aurait pu mille fois le rompre mais il était trop absorbé à observer la jeune fille qui se tenait à ses côtés et qui semblait décidé à ne plus croiser son regard. Son malaise était évident et donnait à son visage un petit quelque chose d'attendrissant. Était-ce la couleur qu'avait pris ses joues ou son intérêt soudain pour sa robe qu'elle cherchait vainement à lisser ? Il ne saurait le dire mais il se surprit à la trouvait plus jolie encore que d'habitude. La voir ainsi touchante, vulnérable et troublée par sa présence la rendait plus irrésistible que jamais et Hagen ne put réprimer un sourire. Comment en était-il arrivé là ? Il savait que cette réponse risquait de rester stérile de toute réponse. Il aurait pu rester à l'observer pendant de longues minutes encore mais la chatte d'Ivar en décida autrement en s'interposant entre les deux jeunes gens. Le félin ne semblait guère apprécier la présence du Jarl sous son toit et se montrait donc pour le moins hostile. « Déguerpis donc. » Le guerrier tenta de la faire fuir d'un geste de la main, tout comme Brynja mais la vieille Gyda ne semblait nullement impressionnée par le ton dur et les gestes brusques du Jarl et resta campée sur ses positions. Hagen émit un grognement agacé tandis que Brynja se décida à renvoyer l'animal d'où il venait. Maudite bestiole ! Il secoua la tête d'un air affligé, tout pieux qu'il était, une infime partie de lui ne pouvait s'empêcher de voir l'arrivée de l'animal comme un signe envoyée par Frigga elle-même. Tentait-elle de le faire fuir de cette maison ? S'il s'agissait réellement d'un présage celui-ci n'avait rien de bon et il mettait le Jarl mal-à-l'aise. Après avoir traversé le village sous un puissant blizzard il se demandait presque s'il ne devait pas rebrousser chemin. Emporté dans ses pensées parasites, il changea de position devant l'âtre alors que la jeune muette reprenait place à ses côtés.

Et voilà qu'elle souriait ! Ce sourire espiègle et enjoué qu'il appréciait tant. Ce sourire qui accrochait son regard irrémédiablement. Bon sang, mais que lui arrivait-il ? Il était là à penser à elle comme jamais il n'avait eu l'occasion de le faire, à la regarder avec des yeux neufs comme s'il venait de s'éveiller d'un sommeil sans fin. Il sentait sa poitrine se soulever au rythme de son souffle et avant qu'il ait pu faire un geste en direction de la jeune femme, ce fut elle qui fit le premier pas, enlevant délicatement les quelques flocons qui s'étaient perdus dans sa chevelure. Jamais il n'avait connu quelqu'un d'aussi surprenant ! Et la surprise ne semblait connaître aucune limite puisque emportée par un élan soudain, elle faisait à présent glisser sa caresse jusque sur la joue d'un Hagen complètement décontenancé. Le contact se rompit aussi brusquement qu'il était arrivé. La jeune fille brassait le chaud et le froid, elle semblait plus perdue que jamais, plus vulnérable encore. Pris d'un élan d'affection soudain, le Jarl se leva pour la rejoindre. Il aurait sans doute du lui laisser quelques instants de répit mais après ce geste tendre et soudain, l'idée lui paraissait insensée. Il avait voulu lui laisser du temps, le temps de réfléchir, le temps de prendre sa décision et le temps de faire le premier pas. Voilà exactement ce qu'elle avait fait. Hagen se saisit alors doucement des mains qu'elle tenait devant son visage révélant ainsi son visage mortifié et ses beaux yeux bleus dans lesquels il rêvait de se perdre. « De quoi as-tu peur, Brynja ? » demanda-t-il simplement avec une tendresse qui lui était peu familière. La question méritait d'être posée car la crainte de la jeune femme était évidente mais les raisons étaient bien plus floues. Éprouvait-elle des sentiments qu'elle ne maîtrisait pas et qui l'effrayaient ? Ou craignaient-elle que le Jarl ne revienne sur sa parole et ne l'abandonne lâchement. A moins...à moins qu'elle ne craigne sa réaction si elle venait à lui avouer avoir fait une terrible erreur en entrant dans son jeu. « De quoi as-tu peur ? » répéta-t-il alors pour l'empresser de lui donner une réponse. « Je suis un homme d'honneur, Brynja. Ce que je t'ai proposé l'autre soir, j'étais parfaitement sérieux et je réitère ma demande. Je ne me moque pas de toi et je peux te promettre de t'éloigner de tout besoin et si tu l'acceptes je ferais mon possible pour faire de chacun de tes jours une source de bonheur. Je suis sincère et n'ai aucune envie de te faire souffrir. » Il prit ensuite un profond soupir tandis qu'il laissa pensivement errer ses doigts dans la chevelure de la petite muette. « Cependant si l'idée de t'unir à moi te rebute, dis le moi. J'accepterais ton refus aussi terrible puisse-t-il être. Écoute ton cœur Brynja et laisse le s'exprimer. Je respecterai sa parole. »



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MessageSujet: Re: The quiet love, the silent rage {hot}   Jeu 23 Avr - 13:34

The quiet love, the silent rage
HAGEN & BRYNJA

Certaines choses échappaient complètement à Brynja ; la romance et tous ses dérivés en faisaient partie. Ce n'était pas qu'elle ignorait absolument de quoi il s'agissait, elle n'était pas idiote, elle s'était simplement bien gardée d'entretenir une quelconque relation avec qui que ce soit. Selon les critères de leur société, elle était à seulement un hiver d'être considérée comme une "vieille fille", pour la simple et bonne raison qu'elle n'était pas encore mariée et n'avait en conséquence aucun enfant. Ce n'étaient pourtant pas les propositions qui avaient manqué, certains hommes de Tromsø et même du village voisin avaient essayé d'obtenir sa main, toujours en vain puisqu'elle avait décliné à chaque fois. D'un point de vue masculin et simpliste, Brynja avait tout de l'épouse idéale : non contente d'être jeune et en bonne santé, elle était plutôt jolie, et pour ne rien gâcher elle était muette et du genre à courber l'échine fasse aux mâles de la communauté. Elle n'était pas franchement farouche, aussi y avait-il de quoi se demander pourquoi elle s'obstinait à préférer le célibat au mariage, alors qu'elle aurait tout à y gagner. Elle même n'était pas certaine de savoir pourquoi elle repoussait les avances qu'on lui faisait, sans doute était-ce la crainte d'unir sa vie à un parfait étranger, ou presque... ? Il n'était pas rare qu'Eyvindr se moque gentiment d'elle en lui demandant si elle attendait de rencontrer le grand amour, chose plutôt rare dans leur société où la plupart des unions étaient arrangées pour bénéficier au mieux aux deux familles concernant. Combien de fois avait-elle entendu dire que l'amour venait après, au fil des années ? Ou encore que l'amour était un luxe que bien peu pouvaient s'accorder ? Peut-être était-elle bien trop naïve, bien trop sotte, mais la perspective de partager sa couche et et sa vie avec un homme qui attendait seulement d'elle qu'elle lui donne des enfants et gère son foyer était peu alléchante. Certes, nulle femme n'était éternellement liée à son époux si elle ne le désirait point, mais Brynja n'avait guère envie de s'embarquer dans un mariage qui terminerait en fiasco et se conclurait par un divorce. Si elle devait s'unir à quiconque, elle devait être sûre de son choix, sûre de l'homme.

Et elle n'était pour le moment sûre d'absolument rien, sinon de sa capacité à se mettre dans l'embarras quelles que soient les circonstances. Elle ne faisait qu'emmêler un peu plus la pelote de laine qu'était la situation – et ses nerfs par la même occasion. Si elle avait pu se transformer en petite souris, elle aurait eu vite fait d'aller se jeter entre les griffes de Gyda pour mettre un terme à cette humiliation sans fin. Mais non, il fallait qu'elle se contente de se tenir devant l'âtre, le visage fourré entre ses mains, comme une enfant ayant fait une bêtise tentait de se cacher. Une enfant, voilà ce qu'elle avait l'impression d'être en présence du Jarl, et cela bien que ce dernier ait la bienveillance de continuer à la traiter comme une adulte, comme une femme raisonnée et responsable – ce qu'elle était censée être. Une fois de plus, elle dut se faire violence pour ne pas se dérober lorsque Hagen vint se saisir doucement de ses mains pour les écarter de son minois, plus encore pour relever les yeux vers lui au lieu de les détourner. Par Freyja ! Elle ne savait plus quoi penser, et il y avait fort à parier qu'elle n'aurait rien trouvé à répondre à la question posée par le jeune homme si elle avait pu faire usage de sa voix. Ce dont elle avait peur... ? Il aurait été plus judicieux de lui demander ce dont elle n'avait pas peur, la liste aurait été bien moins longue... Cependant, ses pensées s'égaraient, ce que Hagen lui demandait à demi-mots, c'était si elle avait peur de lui. Et si Brynja craignait bien des choses, bien des créatures et bien des hommes, Hagen n'avait pas sa place sur cette liste ci. En sa présence, elle ne s'était jamais sentie en danger, c'était même tout le contraire. Que ce soit en tant que Jarl ou en tant qu'ami, Hagen avait toujours pris soin d'elle, il n'avait pas attendu d'hériter de la fonction de Hrothgar pour cela. Il s'était montré généreux, patient et compréhensif, bien plus que la plupart des villageois ne pouvaient s'en vanter.

Mais en dépit de cela, jamais Brynja n'aurait imaginé que leur relation, qu'elle pensait bien définie, puisse un jour déboucher sur quelque chose de plus... intime. Bêtement, elle battit des paupières et ouvrit la bouche comme avec l'intention de répondre quand Hagen répéta sa question, et elle réalisa subitement qu'elle n'avait rien fait d'autre que le regarder dans le blanc des yeux pendant une longue et interminable minute. Toutefois, Hagen s'empressa de continuer et si il ne l'avait pas tenue, elle aurait sans doute pu défaillir et s'étaler de tout son long sur les fourrures qui faisaient office de tapis dans la demeure d'Ivar. Le jeune Jarl était donc sérieux lorsqu'il lui avait demandé de l'épouser. Alcool ou non, la proposition était tout aussi sérieuse que sincère, ce qui n'était pas sans chambouler la jeune femme qui devint subitement très pâle avant que le rouge ne lui remonte presque aussi vite aux joues. Et comme si cela ne suffisait pas à la perturber, voilà qu'il lui promettait de la protéger et de la rendre heureuse si elle acceptait de l'épouser. Hagen était bien loin d'être un imbécile, certainement avait-il réfléchi à tout cela en long en large et en travers depuis leur séparation hâtive le lendemain de la fête, mais... Mais Brynja ne pouvait s'empêcher de se demander ce qui lui laissait croire qu'en plus de gérer son foyer, elle serait à même de prendre en charge les affaires du village en son absence ou si par malheur il lui arrivait quelque chose. C'était le genre de responsabilités que la jeune femme tâchait d'éviter depuis au moins une décennie... Pour autant, valait-ce la peine de dire non ? Ce n'était pas comme si le Thing allait disparaître si elle épousait Hagen, et il y avait fort à parier que Klaus et Svenja seraient toujours présents. Grands dieux ! Tant de pensées se bousculaient dans son esprit qu'elle en oubliait presque l'essentiel ; Hagen lui-même.

À l'en regarder de plus près, il semblait épuisé, sûrement éreinté par les malheurs qui avaient frappé le village et qu'il n'avait eu d'autre choix que de gérer encore et encore et encore. Et il faisait cela avec brio et sans perdre l'affection et l'admiration de ses hommes, ce que son père n'était pas parvenu à faire. Mais Hagen était humain, et peut-être aspirait-il à être autre chose qu'un meneur pour Tromsø. Ce que la jeune femme pouvait aisément comprendre, qui n'avait pas envie de fonder sa propre famille ? Aussi perdue et étonnée qu'elle soit, elle était flattée que son choix se soit porté sur elle entre toutes les jeunes femmes du village. D'autant plus qu'elle n'avait rien à lui offrir de plus que sa personne, elle ne croulait pas sous l'or et n'avait nulle riche famille sur laquelle compter. Il n'y avait rien qu'elle, et que cela puisse suffire à Hagen... C'était particulièrement grisant, il fallait l'avouer. Quant à elle, et bien qu'elle n'envisage guère les choses sous cet angle, épouser le Jarl la mettrait définitivement à l'abri de tout et de tous, à commencer par ce monstre d'Arnórr. Et puis, Hagen était un homme bon en plus d'être un homme d'honneur, elle pouvait être certaine qu'il la respecterait comme il l'avait fait jusque là, peut-être davantage puisqu'il lui offrait d'être son épouse, et si les dieux le voulaient bien, la mère de ses enfants. Après de bien trop longues minutes à ne rien exprimer d'aucune façon, Brynja se décida enfin à offrir à Hagen la réponse qu'il attendait – et espérait.

Brynja ne possédait que peu de moyens de s'exprimer, mais en de bien trop rares occasions, les mots n'étaient pas nécessaires à la compréhension du message. Ce fut un sourire presque timide qui éclaira son visage avant qu'elle ne hoche vivement la tête, mettant un terme à l'attente du Jarl, qu'elle enlaça ensuite étroitement après s'être hissée sur la pointe des pieds. De toute évidence, il ne servait plus à rien de jouer l'effarouchée en présence d'Hagen, avec lequel elle avait tout intérêt à être aussi rapidement à l'aise que possible et cela bien qu'elle doute qu'il la presse à faire quoi que ce soit dont elle n'aurait guère envie. L'étreinte fut longue, mais chaleureuse, et si Brynja se trouvait étrangement troublée, elle n'en fut pas moins enchantée lorsque les bras du guerrier se refermèrent autour d'elle pour mieux pourvoir la serrer contre lui. Exaltée, elle déposa un chaste baiser sur la joue d'Hagen, un premier contact plus intime dont elle fut l'instigatrice, un signe pour le guerrier qu'elle était à présent toute à lui, comme elle espérait que l'inverse soit tout aussi vrai. Un instant elle hésita, incertaine, ignorant s'il était bon d'emprunter si rapidement le chemin de la tentation après qu'ils aient joué si longtemps au chat et à la souris, après que les questions sans réponses se soient bousculées avant qu'enfin tout les conduise là... Un instant, ce fut tout. Bien moins sûre d'elle qu'elle ne l'avait été à la fête, elle embrassa toutefois Hagen avec une certaine ardeur, sans desserrer son étreinte. Faute de mots, elle avait recourt aux gestes, aussi maladroits soient-ils. Mais à moins d'être un imbécile, Hagen n'aurait besoin de rien d'autre qu'un baiser un peu trop entreprenant pour être innocent pour voir exactement où sa toute nouvelle promise voulait en venir. S'il y avait bien une chose avec laquelle la tentation ne faisait pas bon ménage, c'était la frustration.


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MessageSujet: Re: The quiet love, the silent rage {hot}   Sam 9 Mai - 0:57

Les minutes défilaient tandis que la jeune femme réfléchissait à la réponse à offrir au Jarl. Il le savait, ce qu'il lui demandait, ce qu'il lui proposait n'était pas à prendre à la légère. On ne s'unissait pas à quelqu'un à la légère, encore moins quelqu'un du statut de Hagen. En l'épousant, la femme qui deviendrait sienne épouserait aussi ses fonctions et son statut. L'épouse du Jarl était une figure aussi importante que le Jarl lui-même. La position n'était pas des plus simples à prendre mais elle était malheureusement livrée avec l'homme qu'il était. Et il faisait confiance aux siens pour aiguiller sa future épouse, qu'il espérait dans cette pièce, dans ses nouvelles fonctions. Mais plus que ce nouveau statut qui avait pourtant de quoi effrayer, Hagen se doutait que la jeune femme devait avoir d'autres pensées en tête. Leur histoire commune était des plus singulières. Pendant longtemps Brynja n'avait été qu'une simple amie, celle qu'il protégeait comme une petite sœur beaucoup trop têtue. Celle sur qu'il il veillait d'une façon presque paternaliste et qu'il considérait pourtant comme partie intégrante de son groupe d'amis pourtant essentiellement masculin. Brynja était devenue depuis longtemps une compagne d'aventures, malgré les nombreuses réserves du Jarl à ce sujet. Et si finalement la plus grande aventure qu'ils puissent vivre l'un près de l'autre était l'aventure maritale ? Voilà l'étrange idée qui lui était venue lorsqu'il avait posé les yeux sur la petite muette lors de cette soirée bien trop arrosée. L'alcool ne lui avait nullement soufflé l'évidence, elle n'avait fait que révéler ce qu'il se refusait à admettre. Cœur et raison s'accordaient parfaitement sur un point. Elle était celle qu'il lui fallait. Il avait mis plus de dix ans à se décider, peut-être était-ce le temps qui défilait qui ne lui laissait plus vraiment le choix. A moins qu'il ait finalement toujours attendu la jeune femme. Il avait longuement réfléchi à la question depuis cette fameuse nuit et n'avait toujours pas trouvé la réponse. Il était arrivé à la conclusion que les Nornes avaient leur raison et qu'il était inutile de les discuter. Brynja serait intimement lié à son destin, si tant était qu'elle le désirait...

Timidement celle-ci mit un terme à l'agonie du Jarl. D'un simple hochement de tête elle lui offrit la réponse qu'il attendait avant de s'approcher pour l'enlacer. Ce contact fut pour le jeune homme la plus belle des réponses et sans ajouter un mot de plus, il répondit à cette étreinte, l'enroulant dans la fourrure qu'elle avait déposé sur ses épaules quelques minutes auparavant. Quand la petite muette vint ensuite déposer un chaste baiser sur les joues du Jarl le sang de celui-ci s'échauffa. Un souvenir venait de s'immiscer dans son esprit, le souvenir de ces lèvres si délicates qui l'avaient embrasé dès l'instant où elles s'étaient posé sur sa peau. La jeune femme les menait sur un terrain ô combien glissant mais cela grisait Hagen dont les bribes de souvenirs embrumés ne demandaient qu'à s'éclaircir. Les lèvres de Brynja vinrent alors rencontrer celles du Jarl avec une ardeur dont il n'avait rien oublié. Cependant, il la sentait bien plus maladroite dans ses gestes, bien moins désinvolte. Elle ne pouvait désormais plus se cacher derrière l'ivresse pour franchir ce considérable fossé. Hagen l'y aiderait sans aucun mal si c'était ce qu'elle souhaitait. Sans relâcher son étreinte, il la guida contre le mur le plus proche contre lequel il l'adossa. Il planta ensuite ses prunelles incandescentes dans celles de la jeune fille avant de lui adresser un sourire malicieux. « Dois-je prendre cela pour un « oui » ? » Il déposa ses lèvres de nouveau contre celles de la jeune femme. Les jours qui avaient suivi leur nuit ensemble, la terrible attente après la jeune fille subitement effarouchée, la frustration de ces étreintes inassouvies. Tout ceci se transformait en un mélange détonnant dans l'esprit du Jarl qui avait bien du mal à refréner les pulsions primaires qui l'assaillaient. « Brynja, fille de Ragnar, par tous les dieux, tu fais de moi le plus comblé des hommes. » lacha-t-il dans un murmure avant de lui lancer un regard lubrique et taquin. « Frigga n'approuverait certainement pas ce que j'ai envie de te faire avant que nous ne soyons mariés... Mais au point où nous en sommes, je crois que nous aurons tout le temps de recevoir sa bénédiction... » Avec un nouveau sourire, il laissa tomber à terre les fourrures qui les recouvraient avant de saisir Brynja par la taille et de l'y installer. Se délestant également de sa tunique, il présenta son torse nu à la jeune fille avant de la rejoindre sur le sol et d'enfouir son visage dans le cou de celle-ci. Ce cou à la peau si douce et diaphane qu'il s'empressa de baiser avec ardeur. Il jeta un bref coup d’œil aux alentours et prit soudainement conscience qu'il n'était absolument pas chez lui ! Ce bougre d'Ivar ne devait certainement pas s'attendre à cela lorsqu'il avait laissé sa demeure aux bons soins de son ami. « Par Sjöfn, tu es divine, Brynja, te l'as-t-on déjà dit ? Et je ne sais ce qui me retient de te faire mienne maintenant, sur ce plancher. » lui glissa-t-il à l'oreille dans un nouveau murmure rauque. Ce qui le retenait subitement ? Que les signaux envoyés par la jeune fille n'aient été qu'un fruit de son imagination virile et torturée. Il avait attendu des jours après elle, il lui était désormais difficile de se contenir mais il était bien capable de quelques efforts supplémentaires si c'était finalement ce qu'elle désirait.



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MessageSujet: Re: The quiet love, the silent rage {hot}   Mar 12 Mai - 11:42

The quiet love, the silent rage
HAGEN & BRYNJA

Dos au mur, les yeux clos et les lèvres d'Hagen plaquées contre les siennes, Brynja savourait pleinement le baiser sauvage qu'ils partageaient, grisée par la promesse qu'ils venaient de se faire et enivrée par leur étroit contact physique. C'était étrange... Étrange qu'ils aient pu si rapidement passer d'amis à promis, plus étrange encore que tout cela paraisse soudain si naturel et évident, quand quelques instants plus tôt elle maudissait encore son audace. Tout portait à croire que celle-ci était bien plus appréciée qu'elle ne l'aurait jamais cru, le corps d'Hagen semblait bouillir contre le sien. Si elle tremblait légèrement, ce n'était certainement pas à cause du blizzard qui soufflait encore à l'extérieur, elle tremblotait d'angoisse et d'excitation, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, à ce point qu'elle se demanda subitement s'il n'allait pas tout simplement imploser. C'est tout juste si elle se retint de lever les yeux au ciel lorsque le jeune homme lui demanda d'un air malicieux s'il pouvait traduire ce baiser par un oui, et eut à peine le temps de hausser un sourcil qu'il l'embrassait de nouveau à la manière d'un animal affamé, à ceci près que c'était d'une bien singulière façon qu'il avait envie de la dévorer... Tout aussi avide de son contact, elle encadra son visage de ses mains et l'attira davantage contre elle, parfaitement consciente de ce qu'elle faisait, quoiqu'elle soit bien moins aventureuse qu'elle ne l'avait été la première fois, incertaine de ses gestes bien que son instinct semble déjà avoir pris le dessus. Si Brynja n'avait jamais été si proche physiquement d'un homme, elle n'était pas stupide pour autant et même son étonnante naïveté avait ses limites. Elle savait parfaitement sur quel chemin elle venait de s'engager et bien qu'un brin inquiète elle n'avait nulle envie de jouer la vierge effarouchée - et certainement pas après avoir déserté comme elle l'avait déjà fait la couche d'Hagen. Il n'était pas question de souffler le chaud et le froid encore une fois, le jeune homme semblait suffisamment frustré par leur première éteinte avortée... Et elle l'était tout autant. À présent qu'ils étaient promis l'un à l'autre, elle n'avait plus rien à craindre, personne ne songerait à leur reprocher leur impatience. Ils ne seraient certainement pas les premiers à devenir amants avant de devenir époux, et ne seraient pas les derniers non plus. Dès lors... Pourquoi attendre lorsque faire preuve de patience n'était pour une fois pas nécessaire...? Pourquoi attendre alors que, de toute évidence, ils brûlaient de désir l'un pour l'autre ? Le rose lui monta aux joues et elle se mordit la lèvre lorsque Hagen avoua à haute voix avoir envie d'elle ; le savoir était une chose, se l'entendre dire en était une autre, et il fallait bien reconnaître que c'était fort agréable.

De la jeune muette fragile sur laquelle il fallait veiller, elle passait à objet de désirs, sans pour autant avoir l'impression de n'être qu'une vulgaire poupée de chair qui permettrait de les assouvir. Elle ne tarda pas à se retrouver étendue sur les fourrures au sol, bientôt rejointe par Hagen, qui s'était déjà débarrassé du haut de ses vêtements. Un long frisson parcourut l'échine de la jeune femme qui se cambra légèrement alors qu'il embrassait avec empressement la peau de son cou. Presque avec retenue, elle glissa l'une de ses mains dans la nuque du Jarl tandis que la seconde glissait sur la peau nue de son torse. Sous ses doigts, elle pouvait sentir les cicatrices qui le marquaient, stigmates de combats auxquels elle n'avait jamais assisté que dans ses plus sombres songes. Hagen était un guerrier dont la renommée n'était plus à faire, mais il restait un homme, et au contraire de leurs homologues divins, les mortels gardaient des séquelles de leurs batailles. La plupart portaient les leurs avec fierté, mais c'était bien la première fois qu'elle voyait celles d'Hagen d'aussi près. Ses mains glissèrent sur les épaules du jeune homme puis dans son dos jusqu'à la cambrure de ses reins ; elle s'immobilisa presque complètement lorsqu'il lui murmura vouloir la faire sienne sans plus attendre. Brynja réalisa brusquement que c'était sur le plancher d'Ivar qu'Hagen et elle avaient atterri, le marin n'aurait certainement pas approuvé, mais avec un peu de chance il ne songerait pas que toutes les barrières entre le Jarl et la jeune femme puissent être tombées aussi vite. Sans doute Brynja aurait-elle pu faire preuve d'un peu de bon sens, et entraîner Hagen jusque dans son lit, mais après tout, là où ailleurs... Elle encadra le visage du jeune homme de ses doigts et pour ensuite l'inviter à la regarder, et pendant un instant qui lui sembla durer une éternité, se perdit dans le bleu glacier des yeux d'Hagen. C'était une toute nouvelle façon de se regarder, se découvrir et s'apprécier, la preuve qu'une fois de plus, il existait un langage universel qui ne nécessitait aucun mot. Rien que des gestes, des regards, des sensations et des sentiments...

Elle ne tarda pas à plaquer de nouveau ses lèvres contre celles d'Hagen, et le baiser qu'ils échangèrent fut encore plus impatient que les précédents, plus pressant. C'était à peine si Brynja savait quoi faire, quoique enfiévrée elle n'en restait pas moins novice, ses gestes étaient hésitants, ses caresses maladroites – et elle savait à peine où donner de la tête, assaillie par une abondance de sensations nouvelles, distraite par l'impression qu'elle se consumait de l'intérieur. Était-ce donc ce que l'on voulait dire par brûler de désir ? Elle comprenait bien mieux à présent... Elle savait tout aussi bien qu'aussi entreprenants qu'ils puissent être l'un comme l'autre, les vêtements qu'ils portaient toujours n'allaient pas tarder à les incommoder. Bien que résolue, Brynja restait Brynja, aussi eut-elle besoin de rassembler tout ce qu'elle possédait de courage pour se redresser et entraîner Hagen avec elle, sans pour autant rompre leur baiser. Jambes nouées autour de sa taille, il lui fallut un certain temps pour se convaincre qu'elle n'avait à avoir honte de rien, et qu'il n'était pas nécessaire de s'angoisser davantage... Après tout, Hagen en avait connu d'autres avant elle, elle ne serait pas la première qu'il verrait nue ! Sauf que l'inverse n'était pas vrai, elle ne s'était jamais dévoilée de la sorte à aucun homme... Pour l'occasion, elle regrettait de ne pas avoir avalé quelques pintes d'hydromel pour se donner un peu de bravoure ! Hésitante, elle plaça les mains du jeune homme sur ses hanches, pour ensuite retirer sa robe avec une lenteur presque démesurée, pour ensuite bêtement couvrir sa poitrine de ses mains. Le regard fuyant, empourprée des joues jusqu'à la racine des cheveux, elle se sentait bien incapable de faire preuve de davantage d'audace, et lorsque l'on connaissait la jeune femme de nature réservée qu'elle était, elle en avait déjà fait beaucoup.


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MessageSujet: Re: The quiet love, the silent rage {hot}   Jeu 9 Juil - 21:11

A bientôt trente quatre ans, si le Jarl n'avait jamais été marié on ne pouvait dire qu'il ignorait tout des choses de l'amour. Jeunes dévergondées de passage, étrangères rêvant d'aventures avant que le barbare viking ne quitte les côtes qu'il venait de saccager, belles femmes d'expérience cherchant à retrouver une jeunesse perdue, il avait vu passer un certain nombre de femmes et les avait possédés dans des lieux tout aussi nombreux. Il avait vécu bien des aventures et pourtant jamais ne lui serait venue à l'esprit l'idée de s'unir avec Brynja sur le plancher de son vieil ami Ivar. Il fallait espérer que le blizzard le retienne un long moment car si le marin venait à découvrir une telle scène sous son toit, Hagen ignorait comment il pourrait réagir. Le bondi n'en viendrait pas à sermonner son jarl mais avant d'être l'un de ses sujets, Ivar restait l'un de ses amis les plus fidèles. Il lui reprocherait sans aucun doute son agissement primaire et animal. Mais en cet instant le souvenir du pêcheur était bien loin de l'esprit du fils de Hrothgar qui n'avait d'yeux que pour la superbe créature qui se mouvait sous lui. Un désir ardent s'emparait des jeunes amants tandis qu'ils se rendaient chaque baiser avec une soif intarissable. Hagen sentait le corps de Brynja se cambrer à chacun de ses assauts tandis que son propre désir enflait. De ses doigts fins, elle vint encadrer le visage du guerrier, l'obligeant à cesser ses baisers pour la regarder. Ensorcelé par le regard brûlant qu'elle lui lançait, le temps se figea pendant quelques minutes. Le reste de la pièce n'avait plus d'importance, il ne voyait plus que ces deux grands yeux sombres qui le fixaient sans plus cligner, il ne sentait plus que la respiration haletante de leur propriétaire dont la poitrine se soulevait au même rythme que la sienne.

Un nouveau baiser enfiévré vint rompre le contact visuel, un baiser plus empressé que les précédents. Hésitante la petite muette guida ensuite les mains de son amant contre ses hanches voluptueuses avant de retirer ses vêtements avec une touchante maladresse qui arracha un sourire charmé au guerrier. Elle lui faisait face nue et vulnérable et plus penaude que jamais. Cachant timidement sa poitrine de ses mains tout en essayant de masquer le pourpre de ses joues, elle était en cet instant si belle et fragile que Hagen en eut le souffle coupé pendant quelques instants. La voilà prête à s'offrir à lui, un geste lourd de sens pour une jeune demoiselle. Ils ne pouvaient plus reculer à présent et fort heureusement ils semblaient n'en avoir aucune envie. Le Jarl s'approcha de Brynja avec précaution et tandis que d'une main il dégageait son cou d'une cascade de cheveux sombres, de l'autre il lui prit les doigts, l'obligeant ainsi à révéler sa poitrine au grand jour. « Il est inutile de te cacher. Tu es superbe. N'en doute jamais. » Pendant un instant le guerrier fit courir son regard le long de la silhouette qui se présentait à lui dans le plus simple appareil. Il détailla la moindre de ses courbes d'un œil lubrique, il s'attarda sur sa gorge, la naissance de ses seins avant d'arrêter son examen sur la toison brune masquant son entrejambe. Il revint ensuite au centre de toutes ses attentions, ce superbe visage que l'appréhension ne semblait pas quitter. Un large sourire étira les lèvres du Jarl tandis qu'il s'approchait pour retrouver ces lèvres dont il semblait ne plus pouvoir se passer. Il allongea Brynja sur le dos et sans cesser de l'embrasser commença à faire courir ses mains le long de sa gorge avant de gagner sa poitrine. Du bout des doigts il vint éveiller ses mamelons, de façon presque imperceptible avant de continuer son chemin sur son ventre nu. Il s'attarda quelques instants dessus, se délectant du velouté de cette peau qui devenait aussi brûlante et moite que la sienne. Le froid glacial qui régnait à l'extérieur de ces murs était oublié.

De nouveau il rompit le contact entre leurs lèvres pour couvrir la gorge de la petite muette de baisers chauds. Ses caresses quant à elles se faisaient de plus en plus sensuelles, bientôt il vint perdre sa main dans l'épaisse toison de la jeune fille. Ses doigts dansaient là où personne n'avait encore jamais posé la main. Ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait, il avait déjà eu l'occasion de déniaiser quelques vierges. Il n'en était cependant pas fier car chacune d'entre elle avait sacrifié sa vertu pour un homme qui jamais ne les aima. Cette fois-ci l'aventure était tout autre. Avec d'infimes précautions, il vint explorer l'intime jardin qui se présentait à lui, éveillant alors chacun des sens de la jeune femme. L'examen ne dura cependant que quelques secondes, à peine s'il effleura son bouton de rose. Il ne souhaitait pas la brusquer et reprendrait son exploration lorsqu'elle se trouverait toute entière offerte à lui. Au fur et à mesure de ses caresses Hagen sentait ses propres sens s'éveiller. Son membre durcissait sous son caleçon qui commençait fort à l'incommoder. Il se redressa alors pour s'en défaire, se révélant lui aussi dans la plus stricte nudité. C'était assurément la première fois que Brynja devait observer ainsi le corps d'un homme. Il ne se faisait aucun doute là-dessus. Et si l'idée de se présenter nue face à lui avait pu la gêner quelques minutes plus tôt, il n'imaginait pas ce que cette vision pourrait provoquer en elle. « Nous voici donc au même point toi et moi. » lança-t-il alors avec un sourire complice, tentant d'apaiser les craintes de la jeune femme, si craintes il y avait. Il revint au dessus d'elle se servant de ses bras pour se surélever et se perdre une fois encore dans ce regard ardent. « Je vais te faire découvrir un monde dont tu ne même soupçonnais pas l'existence. Tu es toujours prête à me suivre pour ce voyage ? » Et sans lui laisser le temps de répondre il reprit sa danse de baisers frénétiques contre le corps chaud de la jeune fille. Ses lèvres vinrent bientôt à la rencontre de sa poitrine et tandis qu'il suçotait avec avidité la pointe de ses seins, ses mains reprirent également leurs caresses contre ses hanches voluptueuses. Le ballet auquel ils s'adonnaient à présent était sans aucun doute possible le plus exquis d'entre tous et il comptait bien en apporter la preuve à la jeune muette.



F
rom the lands of the Norsemen comes freedom, freedom comes from death on the battlefield. Then go to Valhalla, where Odin has wisdom. We died when a sword crashed onto shield. Don’t be sad ‘cause this is what we long for, this is how we must end our long voyage. To pay tribute to them we give a roar, the reason why, this is our heritage. Just remember, trust in the gods, they're strong. Valhalla is where we all must belong.
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