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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 Twist of Fate

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reine d'asgard

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MessageSujet: Twist of Fate   Sam 25 Avr - 12:29


Twist of Fate
ROSKVA & SIF

Être reine... être mère... être reine... Le choix n'avait jamais été à faire, et la question ne se poserait pas davantage. Qu'importe que la couronne ceigne mon front, avant d'aller au peuple, ma fidélité et toute mon affection allait à mon enfant. Ma merveilleuse petite Thrúd... Toutes les querelles et autres affaires du royaume n'étaient rien que des grains de sable sans importance à côté de ma fille, et de l'importance qu'elle avait à mes yeux. Sa venue au monde avait transformé chaque parcelle de mon être, il n'y avait rien que j'aimais plus que la bercer tendrement contre ma poitrine pour l'endormir, rien qui ne me ravissait plus que ses sourires encore emprunts de l'innocence de l'enfance. Ils le savaient, tous autant qu'ils étaient, que nulle responsabilité ne m'éloignerait de Thrúd, que je resterais sa mère avant d'être celle des Neuf Royaumes. Je n'étais pas Frigga, et je n'avais nulle intention de le devenir. Je ne laisserais pas la couronne me changer, pas alors que j'avais mis au monde un petit être qui avait besoin de moi plus que de quiconque. Bien peu m'importait ce que l'on en dirait, il n'était pas question pour moi d'abandonner Thrúd à un groupe de nourrices qui prendraient soin d'elle à ma place. Thor et moi l'avions bien trop désirée pour la négliger, et c'était en grande partie par peur de ne pouvoir assurer correctement mon rôle de mère que j'avais craint le poids de la couronne. Fort heureusement pour moi, nul n'attendait d'une jeune mère qu'elle se jette à corps et à cœur perdus dans la politique des royaumes. Si d'ordinaire je haïssais que l'on traite les femmes comme des poupées de porcelaine incapables de s'élever au niveau des hommes, j'étais pour cette fois bien heureuse que l'on me laisse prendre soin de ma fille en paix. Un privilège auquel Thor n'avait hélas pas droit, puisque l'on attendait déjà de lui monts et merveilles à peine avait-il succédé à Odin. Mais bien que je le sente légèrement plus nerveux qu'à l'accoutumée, il gardait la tête haute et restait fier comme le lion qu'il avait toujours été.

Et puisque sa lionne pouvait rester à s'occuper du lionceau... Elle en profitait sans aucun remord. À demie étendue sur un divan, je caressais doucement les mèches blondes d'une Thrúd qui s'était rendormie contre mon sein peu de temps après s'être éveillée. Non loin de là, vautré dans une pile de coussins, Tollak roupillait encore, comme tout bon félin se respectant. En parfait lion de garde qu'il était, il ne traînait jamais bien loin de Thrúd, et semblait se faire un devoir de l'accompagner où qu'elle soit, et surtout lorsque ce n'était pas avec Thor ou moi. Une habitude qui déplaisait fortement aux pauvrettes auxquelles je devais parfois laisser ma fille une poignée d'heures, à commencer par Roskva, qui n'avait qu'une affection toute relative pour lui. Ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, puisqu'elle ne semblait pas supporter quoi que ce soit ayant rapport de près ou de loin à Thor. Et puisque c'était justement à la jeune mortelle que je songeais, je ne fus qu'à moitié étonnée par son arrivée dans la chambre. Comme toujours, elle était debout et prête à s'atteler à ses tâches, quand bien même je n'avais de cesse de lui répéter qu'elle n'était pas ma domestique et n'avait pas à être à mes côtés aux aurores. Non pas que sa présence m'incommode, contrairement à mon tendre époux j'appréciais grandement la jeune femme. Nous nous entendions à merveille sur tous les points, à l'exception de Thor, qui ne semblait pas prêt de remonter dans son estime. J'avais fini par me faire à leur incessante querelle, et n'intervenais plus que lorsque l'un ou l'autre allait trop loin. Ce n'était pas faute d'essayer de les réconcilier, mais j'aurais sans doute rencontré plus de succès si j'avais tenté de contraindre Tollak à un régime entièrement végétarien.

« Pour quelqu'un qui pourrait profiter d'un repos salvateur, je te trouve bien matinale. » Je me redressai précautionneusement, pour ne pas risquer de réveiller Thrúd, puis je me levai. « Mes nuits sont particulièrement courtes ces derniers mois, je les échangerais volontiers avec les tiennes ! », plaisantai-je en en baissant les yeux vers mon trésor endormi. Il allait de soi que ce n'était qu'une boutade, pour rien au monde je n'aurais troqué mes nuits agitées – pour la meilleure des raisons. Arrivée à la hauteur de Roskva, je me penchai légèrement pour déposer un baiser dans sa chevelure opaline. « J'ai fait en sorte de n'avoir nulle corvée royale à assurer aujourd'hui, j'escompte bien passer la journée loin de l'agitation de la cour, et en compagnie de ma petite merveille... J'apprécierais également ta présence, tu n'as pas démérité d'un peu de paix. C'est promis, le seul lion auquel tu auras affaire est celui qui sera bien trop occupé à roupiller pour t'ennuyer. » Je ris doucement, réveillant involontairement Thrúd, qui gémit en se frottant les yeux. Ma mine désenchanta quelque peu tandis que je me détournai de Roskva pour aller m'installer dans un fauteuil afin de la consoler. Fort heureusement, Thrúd était une enfant facile et elle ne larmoya guère longtemps, ce qui me donna l'opportunité de redonner toute mon attention à la jeune mortelle, à laquelle je désignai le siège en face du mien. Je laissai un silence, plus agréable que gênant, s'installer, avant que je ne reprenne la parole. « Dis-moi... Voilà quelques jours que je m'interroge à un certain sujet, et je te demande par avance de pardonner ma curiosité, mais je ne puis plus résister à l'envie de te poser la question... » J'inclinai légèrement la tête sur le côté, un sourire espiègle accroché aux lèvres. « Mes yeux m'ont-ils trompée, ou est-ce bien toi que j'ai vue danser avec la Lune tandis que je tentais d'amadouer Tyr sur la piste... ? » C'était une question rhétorique, je savais bien ce que j'avais vu, c'était simplement une façon polie et légèrement détournée de lui demander de m'en dire plus. Si elle était ma confidente, j'espérais bien que le contraire soit tout aussi vrai. Princesse ou reine, cela ne changeait rien à notre amitié, je n'attendais pas de la jeune femme qu'elle me traite autrement que comme son amie.

Comble de la malchance pour moi, et peut-être aubaine pour Roskva, les Nornes ne lui laissèrent même pas le temps d'ouvrir la bouche pour me répondre. Une décharge électrique bien différente de celles que j'appréciais secoua mon échine brusquement, me prenant totalement au dépourvu, immédiatement suivie par une douleur vive et brûlante aux tempes. Je perdis mon air taquin aussitôt, et quoique ma vision soit déjà trouble, je fus sur pieds pour m'empresser de déposer Thrúd entre les bras de Roskva. « Roskva... Roskva, écoute-moi bien... Je vais probablement m'effondrer dans un instant et me mettre à hurler... Ce n'est rien... Ce n'est rien, ne panique pas, n'aie pas peur, juste... Une vision, c'est juste une vision... » Ce n'était jamais rien que cela. C'était une torture insoutenable, un millier d'aiguilles qu'on m'enfonçait dans le crâne, tous mes muscles qui se crispaient et la sensation de n'être plus qu'une poupée de chiffon. Et c'était sans compter sur le goût salé du sang qui envahit ma gorge et son odeur métallique lorsque quelques gouttes écarlates coulèrent de mes narines. Ma tentative de rester debout en m'accrochant au rebord d'un meuble fut vaine, mes jambes cédèrent sous mon poids et je heurtai si lourdement le marbre que je manquai de perdre connaissance. Ce qui ne m'aurait pas dérangée autre mesure, pour peu que cela mette un terme à cette transe mortelle. Les images qui défilaient sous mes yeux n'avaient aucune logique, mes sens étaient noyés par la douleur qui semblait me ronger de l'intérieur. Je n'avais qu'une envie, la même qu'à chaque fois, m'arracher les yeux et mettre un terme à cet épisode tout aussi absurde que l'était mon don. Au lieu de cela, ce furent mes joues que mes ongles écorchèrent tandis qu'un hurlement de fureur et de douleur mêlées m'échappait.


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MessageSujet: Re: Twist of Fate   Dim 5 Juil - 18:02


Twist of Fate
Sif & Roskva

Bien des choses avaient changé depuis le couronnement du fils d'Odin et de son épouse. Le calme régnait de nouveau à Asgard malgré la sollicitude que devait affronter le Tonnerre, et le peuple, bien que n'ayant pas oublié les évènements monstrueux passés, semblaient avoir retrouvé la paix et l'harmonie en eux, rangeant tous ces mauvais souvenirs dans un coin de leur tête. La démission d'Odin fut en effet la meilleure chose qui avait pu arriver en ce temps de tensions, bien qu'elle n'aurait jamais crû penser cela un jour. Sortant doucement de son lit, Roskva prit quelques secondes pour émerger d'un court sommeil. Sol avait hissé le soleil depuis seulement une vingtaine de minutes et elle était déjà debout. Roskva était loin d'être paresseuse cependant, elle détestait se lever aussi tôt. Elle n'avait pratiquement pas trouvé le sommeil de la nuit, et pourtant elle n'avait pas plus de tourments qu'habituellement. Non, ce soir-là les songes ne semblaient pas avoir voulu d'elle et elle avait dû se trouver une occupation assez calme pour n'embêter personne. Elle s'était donc mise au bord de la fenêtre, observant les étoiles qui surplombaient le ciel ainsi que l'astre lunaire; se demandant si le ciel était aussi beau et dégagé vu depuis Midgard. Si la plupart des dieux avaient enfin retrouvé la paix, ce n'était pas le cas de Roskva qui s'excluait de cette communauté. Bien évidemment elle était heureuse que tout aille mieux, mais ses problèmes n'étaient en aucun cas réglé pour autant; et elle en voulait toujours autant au monde. Il fallait croire que cela ne changerait jamais, et qu'elle allait devoir finir par s'habituer à cette condition lamentable. Dès que les premières lueurs de l'aube percèrent enfin, elle se prépara et descendit dans les cuisines royales, afin de chercher un plateau garni. La reine Sif était sa seule échappatoire à son malheur, et la seule personne avec qui elle se sentait bien. Elle s'était dévouée à ses services, et leur amitié était désormais grande. C'est donc sans hésitation qu'elle était montée à son aile avec le plateau, sachant pertinemment qu'elle ne dormirait pas à cette heure-là avec un jeune nourrisson qui demandait beaucoup d'attention.

La question qu'elle se posait tous les jours restait néanmoins à quel moment de la journée allait-elle devoir faire affaire avec Thor et ses suivants, et a quel moment est-ce que sa journée allait s'alourdir. "Bonjour, ma reine." Lorsqu'elle franchit le seuil des appartements de la Reine, elle fut soulagée de la trouver seule avec sa jolie princesse dans les bras, mettant ainsi fin aux convenances qu'elle faisait en public; et fut par la suite bien accueillie. "Oh, je n'ai pas très bien dormi en réalité et je préfère m'assurer que vous ne manquez de rien, toutes les deux. Tu as passé une bonne nuit ?" Un doux sourire se dessina sur ses lèvres en voyant la belle enfant, et elle s'avança afin de déposer le plateau doré sur la table basse. "Tu sais que tu peux me solliciter la nuit, si jamais tu as besoin d'aide. Ou même de compagnie." répondit-elle à la plaisanterie de sa maîtresse. Avec elle elle le savait, elle pouvait se permettre assez de désinvolture sans en être châtiée et les deux jeunes femmes avaient fini par tisser un lien particulier qui les rendaient très proches l'une de l'autre, qui dépassait ainsi le statut qui était attribué à chacune, sans pourtant que Roskva ne se risque à l'oublier. Mais Roskva n'avait jamais vu d'intérêt aux convenances hormis celui de rabaisser un être face à un autre qui était de "milieu supérieur" et savait qu'en dépit de pouvoir l'être avec toute autre personne de ce monde divin, elle pouvait être traitée normalement avec Sif.

Elle clôt les paupières face au baiser de son amie, et cria de joie intérieurement à l'annonce de leur après-midi loin de tout homme blond et toute corvée royale. "Je resterais à tes côtés avec plaisir." elle jeta un coup d'oeil au gros félin enseveli sous ses coussins, et pria intérieurement pour qu'il ne se réveille pas. Elle ne savait pas qui de lui ou son propriétaire l'énervait le plus, et on aurait dit que les deux s'étaient mutuellement concernés pour rendre la vie de la mortelle insupportable. Ce ne fut pas faute d'avoir fait des efforts pour cohabiter avec l'animal, mais celui-ci semblait vraiment la prendre pour son divertissement préféré. Mais elle ne pouvait nier que la présence d'un tel gardien était très rassurante pour la protection de la précieuse Reine. "Et bien espérons qu'il ne se réveille pas de mauvais poil, comme à chaque fois qu'il me voit !", ironisa-t-elle en riant avec la demoiselle. Les bras tombant le long du corps et les mains jointes, elle attendit l'autorisation de la guerrière avant d'aller s'asseoir avec elle. Elle posa ses yeux quelques seconde sur la jolie princesse. Elle avait été une véritable bénédiction pour le royaume tout entier et représentait à elle seule une nouvelle aire accentuant le couronnement récent, ainsi que toute la douceur d'Yggdrasil. De plus, elle avait permis à l'ancienne paysanne d'acquérir une patience certaine, et de calmer un peu son tempérament sulfureux pour mieux veiller sur elle comme sur sa mère.

Les jambes croisées sous sa robe azurée, elle se crispa à l'évocation du bal du couronnement, il y a déjà quelques jours. Voyant l'air curieux et intéressé de son amie, Roskva devint rouge écarlate et était trop surprise pour qu'un son ne sorte de sa bouche. Certes, elle avait dansé avec le fils de Mundilfari ce soir-là, mais seulement car il ne l'avait pas quitté de la soirée et s'était obstiné à ne pas renoncer. Outre ce fait, il avait été l'élément parfait pour l'occuper suite à l'altercation avec Thor, mais bien évidemment elle ne pouvait se permettre de parler de cela à la femme de celui-ci pour ne pas raviver les tensions.

Non enfin, l'hydromel lui était tout simplement monté à la tête ce soir là c'était évident de toute manière. Qu'elle regrettable erreur ! Elle prit un air nonchalant et s'apprêtait à répondre à la jeune mère mais elle n'en eut jamais l'occasion car celle-ci sursauta brusquement. "Sif ?" Les sourcils froncés d'incompréhension, elle regarda sa reine se redresser et lui laisser l'enfant dans les bras. Elle se figea tout à coup face à l'avertissement de la souveraine, et sentit les battements de son coeur s'accélérer dans sa poitrine. "Qu... Quoi ? Mais... Qu'est-ce-que je dois faire ? Sif, dis-moi quoi faire !" Totalement paniquée malgré l'avertissement, aucune autre émotion ne traversait son corps et elle crut mourir lorsqu'elle vit la belle guerrière s'effondrer sur le sol avant de pouvoir lui répondre. Immédiatement debout, elle se retint pour ne pas pousser un cri de terreur et ne pas effrayer d'avantage l'enfant dans ses bras. Du sang lui coulait des narines, des spasmes envahissaient son corps et tout ceci sans que la dame de compagnie ne puisse intervenir. Le bébé, sentant qu'il y avait un problème, se mit à hurler dans tous les sens tandis que Roskva essayait tant bien que mal de la rassurer en la secouant rapidement contre sa poitrine. Mais les efforts étant vain, elle se précipita vers le berceau pour y déposer la princesse, et se jeta violemment sur le sol, à genou aux côtés de la prophète qui hurlait de douleur.

Elle avait bien évidemment déjà assisté à des visions, mais ne s'était jamais retrouvée à les gérer. Sif était toujours suffisamment entourée pour que des personnes plus expérimentées lui viennent en aide et calme son mal. Mais aujourd'hui, Roskva était seule. Seule avec sa reine sans savoir quoi faire. Tremblant de tout son être, elle s'ordonnait de rester calme sans y arriver ne serait-ce qu'une seule seconde. Le hurlement déchirant qui s'échappa de la bouche de son ami lui fit frissonner tout le corps et elle serra ses poignets de toute ses forces pour l'empêcher de s'arracher le visage. Celle-ci avait malheureusement bien plus de force qu'elle, et Roskva fut obligée de l'enjamber et de plaquer ses bras sur le sol pour l'empêcher de bouger au maximum. "Sif, calmes-toi !" hurla-t-elle. "CALME TOI ! A L'AIDE, QUELQU'UN PAR PITIÉ QUE QUELQU'UN VIENNE ! THOR ! QUELQU'UN !" elle regardait désespérément la porte tout en s'appuyant sur sa comparse pour bloquer ses mouvements, mais il semblait que le monde entier ait décidé de déserter le palais. Y compris le Roi, qui n'entendit pas non plus ses appels. Des larmes d'angoisse commencèrent à remplir ses yeux, le sang bouillonnait dans ses tempes tandis qu'elle observait la souveraine dans un affreux état, s'efforçant de ne pas céder à la terreur entre ses cris douloureux et ceux perçants de la princesse qui hurlait à la mort. Et comme si cela ne suffisait pas, Tollak se réveilla et grognait nerveusement autour d'elle, tout aussi affolé par l'état de sa maîtresse qu'elle pouvait l'être actuellement. Jetant un regard autour d'elle, elle se précipita vers le plateau qu'elle avait apporté en arrivant et s'empara de l'eau fraiche qu'elle avait amené, ainsi que du premier tissu qui lui vint en main. Elle failli trébucher à cause de l'animal qui lui tournait autour, et perdit le contrôle en lui hurlant dessus. "Raaah mais va-t’en sale bête ! Rends-toi utile pour une fois et va chercher de l'aide !" Bien évidement, ce n'était pas parlant à un lion que les problèmes allaient s'arranger et elle n'eut pour seule réponse un rugissement mécontent auquel elle ne portant aucune attention, et retourna rapidement auprès de son amie inconsciente pour la redresser et poser sa tête de jais sur ses genoux afin de lui mouiller le front. Puis, lui tenant les bras de nouveaux, s'efforçait de lui parler calmement en faisant abstraction des ongles de sa maitresse qui rentraient dans sa chair, partagée entre rester à ses côtés et aller voir Thrùd qui s'époumonait. "Sif calme toi ! Je suis là, je suis là tu n'as rien à craindre. Ecoute-moi, écoute ma voix, je t'en supplie dis-moi quoi faire..." Comment ne pouvait-elle pas paniquer face à une telle situation ? La Reine fut autrefois en grand danger et Roskva l'avait accompagnée dans les moments les plus difficiles. Mais n'avoir jamais été confrontée à un évènement de ce genre l'inquiétait énormément.

AVENGEDINCHAINS



and if you call for me you know I'll run.
MY FATHER'S LOVE WAS ALWAYS STONG, MY MOTHER'S GLAMOUR LIVES ON AND ON, YET STILL INSIDE I FELT ALONE, FOR REASONS UNKNOW TO ME. BUT IF YOU SEND FOR ME YOU KNOW I'LL COME, AND IF YOU CALL FOR ME YOU KNOW I'LL RUN. I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN, RUN, UN. I'LL COME TO YOU, I'LL COME TO YOU, I'LL COME, COME, COME.× by lizzou.
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MessageSujet: Re: Twist of Fate   Mer 29 Juil - 3:40


Twist of Fate
ROSKVA & SIF

C'était comme avoir de la lave dans les veines, l'impression de brûler vive, d'être sur le point de partir en fumée. Être jetée dans les flammes de Muspellheim aurait été moins douloureux que d'avoir à supporter le brasier qui dévorait mes entrailles et me donnait envie de m'arracher les yeux. Les images qui dansaient derrière mes paupières étaient trop vives, trop hachées pour que je distingue quoi que ce soit, et j'étais de toute façon bien trop focalisée sur la douleur pour essayer de le faire. Maudites soient les Nornes et leurs fichues prophéties ! À mes propres hurlements faisaient écho ceux de Thrúd, qui ne devait pas avoir la moindre idée de ce qui était en train d'arriver ; et je m'en voulus de lui causer pareille terreur, tout en sachant que je n'y pouvais rien, que je n'avais hélas aucun contrôle sur mes visions, que je ne pouvais rien faire d'autre que subir, subir et attendre que cela se termine. Sans doute aurais-je dû m'estimer heureuse de ne pas avoir eu à endurer pareil épisode pendant ma grossesse, mais dans ma grande naïveté j'avais complètement omis le possible retour de flamme une fois ma fille venue au monde. Je payais mon année de paix au prix cher, le mal était si intense que je m'étonnais de ne pas encore avoir perdu connaissance. C'eut été trop beau ; une perte de conscience aurait été contraire au but initial de mes visions. Avant même d'en avoir terminé, je pouvais déjà anticiper ma faiblesse, la migraine, les nausées... Une perspective bien peu alléchante, mais ô combien préférable à cette présente torture. Je souffrais le martyr, et cela bien que j'aie appris à serrer les dents très jeune pour le supporter. Pourquoi fallait-il que cela soit si douloureux... ? Quel plaisir les Nornes pouvaient-elles bien prendre à faire ainsi souffrir leurs prophètes ? Ces harpies n'en avaient-elles pas assez de nos destinées ? Les Nornes étaient si mauvaises qu'il était étonnant que nul ne soit encore allé les trouver aux racines d'Yggdrasil pour les châtier – sinon pour nous débarrasser de leurs machinations ! C'était à croire qu'elles se réjouissaient de nous voir souffrir et lutter contre le courant qu'elles nous imposaient.

C'était tout juste si j'avais conscience des efforts de Roskva pour m'apaiser, il n'y avait hélas rien qu'elle ne puisse faire sinon m'empêcher de m'arracher involontairement la moitié du visage. Mes hurlements, les pleurs de Thrúd, les feulements inquiets de Tollak et les appels à l'aide de Roskva m'enveloppaient dans un chaos total, duquel je ne sortirais pas avant d'avoir eu une vision claire, je le savais. Les doigts nerveusement serrés sur les avant-bras de Roskva, je me forçai à prendre une profonde inspiration, puis une seconde, et encore une autre. Je savais ce qu'il me restait à faire, et quand bien même je n'en avais nulle envie, j'allais le faire, pour précipiter les choses et en avoir fini au plus vite. Les lèvres pincées et les paupières closes, je laissai le flot d'images envahir mon esprit jusqu'au point où il m'était impossible de distinguer ce qui était réel et ce qui ne l'était plus. Submergée, noyée, je finis par me détendre, relâcher les bras de la pauvre Roskva que j'avais entaillés jusqu'au sang. Une éternité sembla s'écouler tandis que je restais inerte contre elle, le corps secoué de quelques spasmes incontrôlables. Et puis, plus rien. Une vague de froid succéda à celle de chaleur, je me détendis complètement et clignai des yeux, incrédule, et complètement choquée. Mes joues encore brûlantes étaient trempées de larmes que j'avais involontairement laissé couler. J'étais vidée de toutes mes forces, aussi vulnérable qu'une enfant... Et à ce propos, Thrúd hurlait encore, à tel point que je craignis qu'elle ne finisse par se blesser si elle continuait à s'agiter ainsi. Instinct maternel ou réflexe idiot, je cherchai à me redresser et le regrettai aussitôt. Prise de vertiges abominables, je retombai lourdement contre Roskva, je n'avais même plus la force de garder les yeux ouverts, ce qui me frustra terriblement. « Thrúd... va t'occuper de Thrúd... ça va... ça va, je vais... je vais bien. » Mensonge. L'était de ma fille me préoccupait davantage que le mien, c'était tout. Que je sois au bord de l'évanouissement n'y changeait absolument rien. « Thor... je dois parler à Thor... j'ai vu... hm... » Plus rien. Le noir complet. L'absence totale de conscience.

La porte s'ouvrit à la volée sur le Père de Tout, flanquée d'une paire d'Einherjar qui, visiblement alertés par les hurlements de leur reine et les suppliques de la jeune mortelle, s'en étaient allés chercher la personne la plus apte à gérer pareille crise en l'absence du roi. Ramassé auprès de la souveraine inconsciente, l'énorme lion blanc rugit lorsque Odin s'approcha, mais il dut toutefois percevoir les intentions du dieu, car il s'écarta lorsque celui-ci vint s'agenouiller auprès d'elle. Il posa le dos de sa main sur son front ; fronça les sourcils, elle était brûlante. « Va chercher de quoi la rafraîchir », ordonna-t-il sur un ton qui ne laissait pas place à la discussion, mais avec suffisamment de douceur pour que la jeune mortelle ne se sente pas agressé. Ceci fait, il passa un bras sous les genoux de la déesse et l'autre dans son dos, et la prit dans ses bras pour ensuite aller l'allonger sur le divan de la pièce. Quoi qu'elle ait de la fièvre, il la couvrit, avant de se tourner ensuite vers le berceau de la petite princesse, qui semblait avoir toutes les peines du monde à se calmer. Se frottant la barbe un instant, Odin hésita, avant de finalement se pencher pour récupérer le bébé et le bercer doucement contre sa poitrine. En dépit de la situation, il ne semblait guère inquiet, au contraire de la petite mortelle et des gardes. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait face à ce genre de situation, bien loin de là, et il avait eu tout le loisir de s'y faire avec son épouse. « Seigneur... ? Devrions-nous aller chercher Sa Majesté... ? » Odin secoua doucement la tête. « Non. Nul besoin de l'inquiéter, la reine va bien. » Une affirmation qu'il était difficile de croire lorsque l'on faisait face à une crise pour la première fois, mais le Père de Tout avait raison. Sif n'était pas en danger, aussi impressionnant que soit son état. « En revanche, elle aura besoin de tranquillité, aussi veuillez veiller à ce que nul ne vienne l'importuner. » Les hommes échangèrent un regard circonspect avant de se retirer, refermant derrière eux les portes de la chambre. Entre les bras de son grand-père, la petite princesse s'était calmée, mais couinait encore pour exprimer son mécontentement. Tandis que Roskva s'échinait à rafraîchir sa maîtresse inconsciente, le vieux dieu s'assit sur le fauteuil le plus proche, son unique œil passant de sa belle-fille à sa petite-fille.

Je me réveillai en sursautant brusquement, et mon premier réflexe fut d'attraper le poignet de Roskva, que je relâchai presque aussitôt. « Hm... ma tête... aoutch. » Et ce n'était rien de le dire. Le sang battait à mes tempes comme un tambour de guerre furieux. Je pris une profonde inspiration avant de me redresser précautionneusement, avec l'impression d'avoir été assommée par Mjölnir. J'eus un léger sursaut lorsque j'aperçus Odin dans la pièce, Thrúd dans les bras. Je passai une main dans ma chevelure moite avant d'adresser un regard navré à Roskva. « Est-ce que ça va... ? » La pauvre semblait horrifiée, et je ne pouvais pas lui en vouloir. « Combien de temps suis-je restée inconsciente ? Et où est Thor ? Il faut que je lui parle... J'ai vu des choses qui pourraient changer le cours des choses... »


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MessageSujet: Re: Twist of Fate   Mer 19 Aoû - 16:06


Twist of Fate
Sif & Roskva

Jamais elle n'eut aussi peur de sa vie. Ni son enlèvement, ni Tollak, pas même le Mjolnir de Thor valsant au-dessus de sa tête ne semblaient égaler un tel niveau de frayeur que celui qu'elle atteignait en ce moment même, nourri par les hurlements de la nouvelle Reine qui jonchait sur le sol du palais. Malgré tout les efforts de la mortelle, rien ne semblait calmer la prophète qui paraissait hors de contrôle et totalement à la merci de ses pouvoirs. Thrud n'arrêtait guerre de pleurer et, en dépit de tout les appels en détresse que la belle avait hurlé, personne ne s'était encore manifesté. C'était elles deux, seules dans ce qui semblait être un cauchemar pour l'une et l'enfer pour l'autre. Roskva continuait de rassurer comme elle le pouvait sa maitresse, mais celle-ci était bien trop transportée pour pouvoir l'écouter. Alors, elle se contenta de serrer les dents pour oublier les ongles tranchants, et continuait de la serrer contre elle en espérant que tout se calme. Tollak feulait devant le berceau de l'enfant. Durant toute sa grossesse, Sif avait enfin atteint un peu de paix. Malheureusement, celle-ci s'avéra plutôt brève étant donné le retour flamboyant que ses visions orchestrèrent aujourd'hui. Cela faisait tellement de temps que ce n'était plus arrivé que Roskva, qui avait pourtant observé à de maintes et maintes reprises la prise en charge de la belle brune par des personnes expérimentées, avait totalement oublié comment elle pouvait gérer ce genre de chose. Elle ne savait ni combien de temps cela allait durer, ni si la souffrance de son corps et la déchirure des hurlements allaient augmenter. Ni si elle allait devoir se calmer toute seule ou si elle avait besoin de soins particuliers, ni si elle allait rester éveillée longtemps ou dormir pendant des jours dans l'optique où tout finirait bien. Non, elle ne savait absolument rien et c'est à cet instant précis qu'elle réalisa qu'elle était d'une inutilité monstrueuse face à ce qu'elle aurait dû savoir maîtriser, et que la chose qu'elle pouvait faire, était d'attendre aux côtés de la prophète qui convulsait de douleur sur le sol.

Et, dans un moment soudain, tout se calma. La servante respira lourdement et calma petit à petit ses nerfs. Sif ne bougeait plus que lorsque son souffle soulevait sa poitrine, et était de toute manière bien trop épuisée pour faire plus. Elle tenta néanmoins de se redresser un instant, réaction face aux pleurs de son enfant, mais Roskva la rattrapa lourdement contre elle. « Reste tranquille, tu es trop faible. » Mais ce n'était visiblement pas l'avis de la guerrière. « Non, non c'est faux ! Tu ne vas pas bien du tout ! » répondit-elle presque de manière autoritaire, sans cacher son hésitation à aller retrouver le bébé dont l'état l'inquiétait tout de même. « Hein ? » elle n'eut pas le temps de comprendre ce qu'avait bredouillé la souverraine, que celle-ci plongea dans un néant total. « ... Sif ? » hasarda-t-elle, sentant son coeur s'accélérer de nouveau. Elle la secoua légèrement mais n'eut pas le temps de s'inquiéter d'avantage, que la porte s'ouvrit dans un brusque fracas.

Odin et ses sbires débarquèrent dans la pièce, surement alertés par les appels désespérés de la jeune femme. Et bien, on ne pouvait pas leur donner le mérite d'être ponctuels ! Si il n'avait pas été le créateur de toute chose, Roskva le lui aurait bien fait remarquer Cependant, elle se contenta d'acquiecer d'un bref hochement de tête, et s'en alla tremper de nouveau le chiffon dans le seau. « C'est pas trop tôt... » marmonna-t-elle entre ses dents. Outre la surprise, elle fut grandement soulagée de leur arrivée qui allait très certainement permettre à Sif de se rétablir rapidement. Tandis que le vieil homme allait calmer le bébé, Roskva s'assit avec hâte sur le divan aux côtés de la souffrante et s'appliqua à la rafraichir, espérant qu'elle se réveillerait d'un moment à l'autre. « Va-t-elle se réveiller bientôt ? Est-elle hors de danger ? » s'enquit-elle de demander. Malheureusement, elle n'eut pour seule réponse le silence pesant de la pièce. Elle s'en voulu quelques peu d'avoir laissé la jeune princesse hurler ainsi, mais elle avait réellement paniqué et ne savait plus qui elle devait aller voir. Prendre Thrud dans ses bras tout en tentant de calmer sa mère n'aurait certainement pas une bonne idée, et les traces d'ongles auraient surement fini autre part que sur ses bras. Odin l'avait surement compris, aussi ne lui fit-il aucune reproche à ce sujet même si, pour l'une des rares fois de sa vie, Roskva s'en voulait face à un immortel. Et il devait surement l'avoir compris. Le père de tout avait surement bien plus l'habitude qu'elle de gérer ce genre de situation et aussi elle préféra le laisser orchestrer la suite des évènements sans broncher même si elle doutait du fait que Thor ne devait pas être appelé. N'était-il pas normal que le roi soit là auprès d'elle et au courant de ce qu'il se passe ?

Soudainement, la fille de Vidar émergea enfin des songes et agrippa brusquement le bras de Roskva qui sursauta tout autant. « Va doucement, prends ton temps. » Elle l'aida doucement à se redresser sur le divan, et garda une main rassurante posée sur son avant bras. « Oui je vais bien, ne t'inquiète pas pour moi. » Ce qui, à en juger par les circonstances, n'était pas tout à fait vrai. Son coeur semblait vouloir sortir de sa poitrine, ses bras étaient griffés comme si elle s'était débattue dans les griffes de Fenrir, et ses nerfs étaient tendus comme des fils de harpe. Malgré tout, elle s’efforçait de rester calme ou du moins de se calmer tout court, la crise étant passée et étant accompagnée d'un invité surprise. La voilà qui désormais trônait sur le divan aux côtés de sa maitresse, face au créateur et à la descendante d'Asgard. « Tu as dû dormir au moins trois bonnes heures. » déclara-t-elle en se levant. « Le Roi n'est pas disponible, j'en ai bien peur. Sans doute une fois de plus appelé de tous les côtés. » Elle se dirigea dans un coin de la pièce, et parti se passer rapidement de l'eau sur ses bras entaillés, avant de revenir face au plateau doré qu'elle avait apporté plus tôt. Elle retourna deux verres qu'elle s'enquit de remplir pour la famille divine, et se rassit sans broncher. Une inquiétude fronca son visage. « Qu'as-tu vu, Sif ? Qu'était-ce ? » elle posa une main tendre sur la sienne, et la regarda avec intensité.


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MY FATHER'S LOVE WAS ALWAYS STONG, MY MOTHER'S GLAMOUR LIVES ON AND ON, YET STILL INSIDE I FELT ALONE, FOR REASONS UNKNOW TO ME. BUT IF YOU SEND FOR ME YOU KNOW I'LL COME, AND IF YOU CALL FOR ME YOU KNOW I'LL RUN. I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN, RUN, UN. I'LL COME TO YOU, I'LL COME TO YOU, I'LL COME, COME, COME.× by lizzou.
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