lienlien
Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Witchery Fate Song [Ida & Nanna]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
déesse de la joie

ϟ MESSAGES : 54
ϟ INSCRIPTION : 01/01/2015
ϟ LOCALISATION : Asgard

"He is best, and all praise him; he is so fair of feature, and so bright, that light shines from him."



"A certain herb is so white that it is likened to Baldr's brow; of all grasses it is whitest, and by it thou mayest judge his fairness, both in hair and in body."



"He is the wisest of the Æsir, and the fairest-spoken and most gracious; and that quality attends him, that none may gainsay his judgments."



MessageSujet: Witchery Fate Song [Ida & Nanna]   Mer 27 Mai - 13:38



Witchery fate song
Ida & Nanna


« J’ai vu le faucon gisant à terre, gisant à terre
Lui aux cheveux blonds et la jeune fille aux yeux bleus
Doivent demain quitter l’écume des vague
Quel chagrin pour cette jeunesse déjà vieille !
Ari, j’ai vu le faucon gisant terre, gisant à terre !
Lui et elle quitteront pour toujours ces plages et ces rivages
Ces vallons, ces collines qu’ils ont si bien connus… »

Quand avais-je entendu cette chanson pour la première fois ? Une vieille nourrice me l’avait chantée, une fois, alors que je n’étais encore qu’une petite fille. Une enfant triste comme la pluie et morne comme les lointaines plaines glacées du Nord. À l’époque, je n’avais pas vraiment compris les paroles de cette ballade ancestrale et j’étais restée muette cependant, devant la mélancolie qu’elle dégageait. La voix rocailleuse de la domestique m’avait étonnée de beauté et j’étais restée assise là, l’écoutant, captivée et fascinée. Lorsqu’elle s’était aperçue de mon attention, elle avait souri d’un pauvre sourire. « La chanson conte, » m’avait-elle expliquée, « l’avenir tissé par les Nornes. » Ces divinités vivaient au pieds de l’arbre monde, Yggdrasil et en arrosaient les racines. À la naissance de chaque enfant, elles gravaient son destin sur des bâtonnets de bois provenant de l’écorce de l’Arbre. Lorsque j’appris cela, je fus immédiatement effrayée par ces étranges femmes lisant l’avenir et décidant des événements heureux et malheureux de la vie de chaque être humain. Ainsi, étais-je condamnée ? N’étais-je point maitresse de mon existence ? Tout avait déjà été décidé ?

Cependant, j’avais accepté cela, bien des années plus tard. Si j’avais voulu prouver aux Nornes qu’elles avaient eu tord à l’aube de mon adolescence, en abandonnant cette enfance chagrine et insipide, je m’étais rendue compte par la suite qu’elles avaient surement déjà tout planifié et que j’étais, d’une façon ou d’une autre, vouée à devenir la Déesse de la Joie. Aussi, lors de mon mariage avec Balder, j’avais pleinement accepté mon Destin. Embrasser un futur mystérieux et incertain m’était alors rendu possible, puisque je le traverserais accompagnée par cet homme que j’adorais. Je n’avais plus peur. La joie qui découla de cet heureuse union me laissa songer que les Nornes, peinée de voir cette fillette silencieuse et atteinte s’étaient laissées aller à tisser joyeusement les fils de ma vie.

Mais elles ne m’avaient pas oubliée à mon bonheur. Et, emportée dans la valse guillerette de l’avenir, je m’étais laissée entrainée loin de la réalité. J’avais oublié à quel point elles pouvaient être cruelles. J’avais oublié ma terreur d’enfant à leur sujet. Dans la chanson, les amants ne mourraient-ils pas ? Or, eux, avaient la chance de voir leurs destins liés et c’était ensemble qu’ils rejoignaient Helheim. La guerre qui aujourd'hui grondait à travers les mondes m’avait arrachée ce que j’avais de plus cher. La paix. Balder. Mes demies-soeurs. Et moi, protégée dans cette prison dorée, que pouvais-je faire ? Ne pouvais-je point cesser d’être l’oiseau en cage ? Ne pouvais-je point partager leurs vies ? Les Tisseuses m’offraient là un avenir bien plus terrible encore que le trépas. Une éternité loin de ceux que j’aimais.

Ma voix se brisa et je restais là, le coeur serré et la gorge nouée, à contempler les jardins du palais. Je n’avais jamais été une excellente chanteuse. Mère en avait été extrêmement déçue. Face à Idunn, j’avais toujours été le vilain petit canard. Mais désormais, ces choses là avaient peu d’importance pour moi. J’osais afficher un triste sourire, si semblable à celui de ma vieille nourrice, lorsque j’aperçus quelques oiseaux s’envoler des ramures des arbres habillaient la cour de vert. L’on disait que les batailles touchaient à leur fin, mais les allées restaient désespérément vides. D’ordinaires si joyeuses, habitées, remplies de babillages et de bavardages, voilà que seules quelques femmes au visage gris osaient encore en arpenter les chemins dallés.

Mes yeux perdus dans le lointain aperçurent pourtant une silhouette vive se détacher dans le décors. Je reconnus là une démarche féminine qui, à grandes enjambées, s’approchaient de l’entrée sud du palais royal. Perchée sur la terrasse de mes appartements, j’étais bien trop loin pour reconnaître cette personne qui paraissait si pressée. Une brise fraiche vint agiter mes cheveux et je me redressais, frissonnante. En chantonnant toujours, je fermais ma fenêtre pour venir me réchauffer à l’intérieur. Des coups secs frappés à ma porte me firent lever la tête. Je n’attendais pas de visiteur. « Oui ? Entrez ! » Ma voix soudainement un peu enrouée sonnait étrangement à mon oreille.


Fiche bye Ethna


Ses bras brillaient et faisaient resplendir air et mer tout entiers. Longue est une nuit, plus longues, deux nuits. Comment languirai-je trois nuits ? Souvent un mois m'a paru moins long que cette demi-nuit d'ardente veille.  ©️endlesslove.
Skin forged with flames and wind
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Witchery Fate Song [Ida & Nanna]   Mer 27 Mai - 15:49



Witchery fate song
Ida & Nanna


Le palais royal semblait bien vide. Ida avait dû jouer de ses connaissances au palais pour y accéder, l’accès étant toujours interdit depuis que la guerre avait été déclarée. Le prince Tyr avait bien fait son travail. Mais Ida venait si souvent que c’était presque comme sa maison et après de multiples vérifications, elle put enfin entrer. D’habitude, elle ne venait au palais que lorsque son meilleur ami Hermód la demandait ou lorsque Frigga désirait qu’elle joue de la musique. Il arrivait parfois que ce soit Saga qui souhaitait la voir. Autant dire qu’elle connaissait assez bien une bonne partie de la famille royale et qu’elle avait réussi à négocier son entrée au palais.

La déesse empruntait le même chemin qu'elle avait emprunté un nombre incalculable de fois, pour aller jouer de sa musique à la reine Frigga dans le jardin. Les allées des jardins royaux, d'ordinaire plutôt animées étaient désertes. Celle-ci était très sensible à la beauté des mélodies jouées par Ida et savait toujours la remercier. Elle se souvenait du jour où elle avait refusé sa place de suivante au sein du palais, Ida s'était trouvée si angoissée à l'idée de refuser quelque chose à sa reine qu'elle en avait presque pleuré. La déesse de la musique avait une âme très émotive. Mais Frigga ne lui en a pas tenu rigueur, même si elle fut surprise d'un tel refus. Mais se voir privée de voyager où bon lui semblait était trop cruel pour Ida. La déesse doutait par ailleurs que Sif partageât le même amour de la musique que Frigga, mais c'était la future reine. Et si elle le souhaitait, Ida ne manquerait pas d'adoucir ses jours avec sa musique.

Mais l'heure n'était pas à la musique et à l'apaisement. La guerre tourmentait tous les esprits et même les pouvoirs d'Ida n'étaient pas assez grands pour arrêter le flot de tourments qui agitait Yggdrasil. Aussi s'occupait-elle de remonter le moral à ses amis et de proférer des propos pacifistes qui calmeraient certains dieux désireux d'en découdre pour les millénaires à venir. Cela lui avait d'ailleurs valu d'attirer les foudres de certains dieux mais peu arrivaient réellement à lui en vouloir. Cette guerre attristait toutes les branches de l'Arbre-monde qui souhaitaient la paix. Ida était d'ailleurs dévastée de ne plus pouvoir voyager. Elle adorait Asgard plus que n'importe quel autre monde, mais elle aimait davantage le voyage. Voir de nouvelles choses, s’émerveiller de retrouver certaines autres, que l’on avait longtemps oubliées et s’enthousiasmer de l’intérêt que beaucoup portaient à la musique. Il y avait énormément de disciples qui avaient suivi son enseignement à Vanaheim et Midgard, sous une identité mortelle bien sûr.

Pour passer le temps, la déesse composait presque tous les jours sans exception, mais aujourd’hui, elle avait décidé de lever le nez de ses partitions pour trouver – elle l’espérait – un quelconque signe de vie au palais. Puis elle se rappela subitement que Nanna et ses sœurs, Idunn et Sigyn, étaient toujours ici. Ida n’avait presque jamais eu de contact avec elles mais avait décidé que puisque c’était la guerre et qu’il n’y avait personne ou presque au palais, il était temps qu’elle fasse connaissance avec l’une d’elle. Et elle se dirigea naturellement vers les appartements qui se trouvaient sur son chemin, tout en fredonnant pour remplir ce silence glauque qui régnait au dehors. Ida n’avait pas son pareil pour s’inviter chez les gens. Elle avait bien réussi à se faire admettre au palais grâce à sa musique, elle disait souvent qu’aucune porte ne résistait à la musique, aussi épaisse fût-elle.

Alors elle frappa à la porte et elle entendit une petite voix enrouée lui dire d’entrer. Ida poussa délicatement la porte et reconnût presque instantanément Nanna. Cette délicate beauté rousse qui respirait la joie, il n’y avait que la déesse de la joie pour correspondre à une description si méliorative. Avoir la déesse de la mémoire pour mère s’avérait souvent très utile pour se rappeler des visages. Un grand sourire sur les lèvres et Ida commença à parler de façon joyeuse et enjouée, agitant ses cheveux tandis qu’elle parlait. Quel plaisir de voir une âme qui vive ici !


« Bonjour, c’est Ida ! Oh j’espère que je ne vous dérange pas. Je me suis dit qu’un peu de compagnie serait assez enviable… même très enviable, en ces temps troublés. », claironna-t-elle joyeusement dans la pièce. Elle se pinça les lèvres avec un sourire en se rappelant que la résonnance dans ces immenses salles était assez puissante. « Je crois que j’ai réveillé les murs. », s’excusa-t-elle avec malice. Il ne lui arrivait jamais d’être embarrassée. Ou presque jamais. Néanmoins, elle se reprit et parla d’une voix plus douce. « Comment allez-vous ? Les temps sont difficiles pour vous, mais j’espère vous apporter un peu de réconfort. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
déesse de la joie

ϟ MESSAGES : 54
ϟ INSCRIPTION : 01/01/2015
ϟ LOCALISATION : Asgard

"He is best, and all praise him; he is so fair of feature, and so bright, that light shines from him."



"A certain herb is so white that it is likened to Baldr's brow; of all grasses it is whitest, and by it thou mayest judge his fairness, both in hair and in body."



"He is the wisest of the Æsir, and the fairest-spoken and most gracious; and that quality attends him, that none may gainsay his judgments."



MessageSujet: Re: Witchery Fate Song [Ida & Nanna]   Dim 21 Juin - 22:05



Witchery fate song
Ida & Nanna


Depuis le déclenchement si soudain de la guerre, les visites au palais doré était rares. Rares et surtout contrôlées. Des gardes rentrés du front pour une courte période de repas fourmillaient dans les couloirs et arpentaient tous les recoins du château à la recherche d’hypothétiques intrus. Jusqu’à récemment, je ne comprenais pas cette inquiétude de nous voir nous, résidants du palais, attaqués. Nous n’étions après tout que des femmes et des enfants qui n’avions que peu d’importance pour l’armée ennemie. Celui qu’ils souhaitaient, eux, était Odin. Je ne supportais plus d’être ainsi surveillée comme une enfant. Mais je m’étais résignée en me persuadant que tout ceci était avant tout pour notre bien. Balder, mon imbécile d’époux parti aux devants de la guerre, s’angoissait également de me laisser seule. Quand comprendrait-il qu’il était celui le plus en danger dans cette histoire ? Que je ne risquais rien, en sécurité, au coeur d’Asgard ?

Puis, j’avais compris l’utilité d’une telle garde rapprochée. Il y avait quelques semaines, Sigyn avait été victime d’un complot. Un complot qui avait bien failli m’enlever ma soeur adorée. Des assassins s’étaient infiltrés dans le palais et l’avaient prise pour cible, elle et ses deux garçons. J’avais défailli lorsque l’on m’avait appris la nouvelle. Abasourdie, j’avais accouru à ses côtés. Par chance, aucun mal de lui avait été fait, ni à elle ni à mes neveux. J’avais décrété que je ne la quitterais plus d’une semelle, mais elle n’avait trouvé qu’à me sourire et à me faire renvoyer dans mes appartements en prétextant qu’elle ne risquait plus rien. Morte d’inquiétude, je n’avais pas fermé l’oeil durant plusieurs nuits. Pourquoi aurait-on voulu du mal à la déesse de la fidélité ? Il n’existait pas femme plus douce, compatissante et compréhensive. J’en avais alors conclu que si elle n’avait pas ou peu d’ennemis, son époux, en revanche, était bien plus enclin à provoquer la haine. Loki était, après tout, considéré comme un traître et un menteur. Mon avis à son sujet était trouble. Longtemps, je lui avais accordé ma pleine confiance. Il partageait la vie de ma soeur et se montrait courtois, galant et agréable. Je n’avais pas compris les accusations qui avaient plu sur lui après la disparition d’Idunn.

Mais la dieu de la malice était, à n’en point douter, fourbe et sournois. Naïve que j’étais, je ne voyais pas le mal et le mensonge. Pourtant, ma soeur se dressait toujours à ses côtés. Et je me devais de soutenir Sigyn qui, toujours, avait été là pour moi. Si ses agresseurs s’étaient enfuis et couraient toujours dans la nature, je m’étais faite la promesse de la protéger, comme elle m’avait protégée lorsque j’étais enfant. Mais je n’étais pas une guerrière. Aussi, je remerciais chaque jour qui passait les gardes qui hantaient les couloirs du palais d’or.

Il fut donc naturel que lorsqu’un « toc toc » résonna contre ma porte, je me montrais méfiante. Nous n’étions en sécurité nulle part et une visite imprévue pouvait bien être le synonyme d’un désastre. Je m’étais tournée vers l’entrée et avais demandé à ce que l’on rentre. Droite comme un « i », tendue et rigide, j’accueillis mon visiteur avec un sourire crispé. Sourire crispé qui se transforma en moue interrogatrice lorsque je découvris le visage de celle qui pénétra dans mes appartements. Une jeune femme brune, de petite taille, à l’air mutin. Elle entra comme si l’endroit lui appartenait déjà et s’y sentit immédiatement à l’aise. Ses gestes étaient gracieux et élégants. Je la comparais immédiatement à une petite fée malicieuse et enjouée.

Lorsqu’elle m’indiqua son prénom, les rouages de mon cerveau se remirent en marche. La surprise passée, je la reconnus comme étant la déesse de la musique. Son visage m’était familier pour l’avoir souvent croisée dans les couloirs en compagnie d’Hermód ou Frigga. La reine l’appréciait énormément. Ida avait également participé à mon mariage et nous avait tous diverti des heures durant, armée de sa simple bonne humeur et de ses doigts volants sur les cordes de son violon. De troublée et méfiant, je me métamorphosais en jeune femme ravie de voir, enfin, un visage connu et bienveillant. « Oh Ida ! » m’exclamais-je, « Je ne vous attendais pas ! Veuillez m’excuser de vous recevoir de la sorte ! » Un peu gênée, je rabattis les pans de mon châle de fourrure sur mes épaules et le refermais devant ma poitrine. Je n’étais pas convenablement habillée et je m’étais habituée à passer mes journées dans des tenus confortables, mais légèrement négligées. Certains jours, je ne me reconnaissais pas et je savais que mon état inquiétait mes suivantes qui se désolaient de me voir si triste. « En réalité, je n’attendais personne… » lui dis-je avec un pauvre sourire. « Comment avez-vous réussi à passer les portes du palais ? La garde y est inflexible depuis l’incident… » Je faisais référence à la tentative d’assassinat de Sigyn.

Je l’invitais à s’asseoir près du feu et je demandais à ce que l’on nous apporte de quoi boire et grignoter, sous les regards ravis de mes valets, visiblement heureux de me voir reprendre du poil de la bête. « Je vais bien. Inquiète, naturellement, mais tant que ma santé ne défaille pas ! » Je hochais la tête. « Et vous ? J’imagine que les temps sont difficiles pour tout le monde… La guerre n’importe après tout que malheur et désolation. » Je lâchais un soupir las.


Fiche bye Ethna


Ses bras brillaient et faisaient resplendir air et mer tout entiers. Longue est une nuit, plus longues, deux nuits. Comment languirai-je trois nuits ? Souvent un mois m'a paru moins long que cette demi-nuit d'ardente veille.  ©️endlesslove.
Skin forged with flames and wind
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Witchery Fate Song [Ida & Nanna]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Witchery Fate Song [Ida & Nanna]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Fate : Unlimited Codes (system 246)
» Banana Song x)
» Song of Blade and Heroes
» jouer a bfh en ecoutant escape the fate
» Projet campagne Song of blades

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
war of the gods :: Neuf royaumes :: Asgard :: le palais d'or :: Les appartements royaux-