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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 Life’s essential unfairness

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dieu de la guerre et de la justice

ϟ MESSAGES : 481
ϟ INSCRIPTION : 30/03/2014
ϟ LOCALISATION : Au coeur des batailles
Il est le second fils d'Odin et le premier fils biologique de Frigga ◘ Il préside les batailles, qu'elles soient juridiques ou à coups de haches ◘ Il connait toutes les lois jamais écrites ◘ Il est le Premier stratège du Royaume ◘ Sa main droite à été dévorée par Fenrir le loup, fils de son frère adoptif Loki ◘ Il a un loup tatoué sur chaque épaule ◘ Il possède une prothèse magique forgée par les nains qui remplace sa main manquante lors des combats.

GUERRE & JUSTICE


« Study Justice & Strategy over the years and achieve the spirit of the warrior. Today is victory over yourself of yesterday; tomorrow is your victory over lesser men. »



MessageSujet: Life’s essential unfairness   Jeu 28 Mai - 22:13




The great advantage of living in a large family is that early lesson of life’s essential unfairness


C'était un but qu'il s'était fixé dès l'enfance que de lire au moins une fois chaque ouvrage disponible dans la grande bibliothèque du Palais, et il était heureux qu'ils soient immortels car c'était le temps d'une vie qui serait nécessaire pour arriver au bout de cette tâche. C'était justement là tout le concept. Il affectionnait cette impression de grande tâche abyssale, et le rappel constant que l'éternel élève serait de tout temps le plus Sage et le plus avisé. Il aimait aussi contempler cet océan de connaissance dans son ensemble, et en imaginer la somme se faire lentement mais sûrement ingurgité par ses soins. Près de quinze siècles déjà, qu'il arpentait ces lieux, et malheureusement, le très grand nombre d'ouvrages disponibles n'était pas seul ce qui rendait cette quête interminable. Le manque de temps se rendait plus coupable encore de le ralentir que quoi que ce soit d'autre. C'était bien là le problème, avec les aspirations qui s'encraient au jeune âge. Il était ardu de concevoir la chaleur cuisante du midi lorsqu'on n'avait jamais expérimenté que l'aube. Aujourd'hui, des tâches abyssales à réaliser, il en avait toute une collection, et les rayonnages de ses exploits, déboires et autres déconvenues amères étaient presque aussi diversifiés que ceux que l'on trouvait ici dans la bibliothèque. Cela lui laissait bien peu le temps de lire, du moins, c'avait été le cas ces quelques derniers siècles, avec quelques exceptions notables.

Plus spécifiquement, les exceptions concernaient ces moments de l'existence où il convenait de se remettre profondément en question. Les moments de prises de positions décisives ou de révélations douloureuses faisaient également parties de ces exceptions. Durant ces périodes, son esprit s'affairait avec tant d'acharnement qu'il lui était tout simplement impossible de trouver le sommeil. Comme il n'avait jamais réellement eut besoin de dormir, il pouvait ainsi rester des jours, des semaines sans fermer l'oeil une seule fois. Son corps n'avait jamais eut le moindre problème avec ce concept, mais son esprit lui, accumulait une fatigue extrême qu'il lui fallait évacuer à tout prix. Lire était donc devenu ce qui remplaçait le sommeil lorsque celui-ci le désertait trop obstinément.
Il passait des nuits entières, confortablement assit dans la salle réservée à leur famille, à absorber tout ce qui lui passait sous la main, pourvu qu'il n'ait pas à songer ni à Odin, ni à Thor, ni à Sif, ni à Angeya, ni à Jörd, ni aux Nornes, ni à rien d'autre.
Il s’asseyait là au moment où le soleil déclinait, et il ne partait plus avant l'aube, bien plus frais et dispo que s'il avait passé des heures à se retourner sous quelques couvertures.

La plus part du temps, la salle royale de la bibliothèque était vide et silencieuse, notamment car il s'y présentait le soir, lorsque les plus raisonnables allaient se coucher. Cette fois-ci différa des autres.
A peine avait-il passé la haute arcade et pénétrer l'endroit que le timbre si particulier de sa cadette lui titilla l'oreille, le tirant instantanément de ses pensées. Elle semblait s'adresser à quelqu'un mais Tyr ne sut pas immédiatement de qui il s'agissait car il se trouvait à l'entrée de la pièce et qu'une énorme étagère où s'empilaient d'innombrables parchemins se trouvait entre lui, et le centre de la salle où se situaient tables et chaises - et sa soeur, lancée dans un grand exposé semblait-il, ce qui ne manqua pas d'arracher un rictus amusé à la Justice.
Sans s'annoncer, il se déplaça silencieusement et fit plusieurs pas sur la gauche, là où quelques parchemins manquaient dans l'étagère, lui permettant d'observer la scène comme par le trou d'une serrure.
Elle se tenait là, droite, sa chevelure sombre cascadant dans son dos, un énorme grimoire dans les mains, qu'elle lisait à voix-haute avec tout l'emportement qu'on lui connaissait en la matière. Les yeux bleu sombre du prince s'attendrirent aussitôt. C'était exactement de cette manière qu'elle était parvenue à faire de lui le frère éprit qu'il était aujourd'hui. Elle avait toujours eut besoin d'une audience, sa Compteuse infatigable, et qui de mieux que le plus silencieux du lot ? Il avait passé bien des heures à l'écouter lui raconter toutes ses précieuses légendes.
Un silencieux à qui elle parvenait toujours à arracher les vers du nez d'ailleurs, car s'il détestait s'épancher, il était encore plus incapable de refuser quoi que ce soit à ce minois angélique.

Tyr n'eut qu'à incliner légèrement la tête sur la gauche pour apercevoir enfin qui se trouvait là avec elle. Il distingua quelques boucles brunes en bataille et un nez pointu, et aussitôt son rictus devint un sourire. Pourquoi s'était-il seulement donné la peine de se poser la question ? La Poésie se trouvait là, nonchalamment assise, et son aîné toujours dissimulé en profita pour le détailler un peu.
Ah, Bragi... Autant les trois autres lui étaient de parfaits antipodes, autant il parvenait à se reconnaître en celui-ci, une fois n'était pas coutume. Ce n'est pas ça, il avait de l'affection pour Balder, de l'estime pour Hermod et... quelque chose de dense et d’indéfinissable pour Thor. Mais si ce n'est leurs géniteurs, ils étaient tout bonnement exempt de points communs, ce qui n'était pas le cas avec Bragi. Ils partageaient cette même essence intrinsèque, qui les laissaient totalement différents l'un de l'autre, mais tirés pourtant d'un même registre. La preuve, c'est que l'on aurait jamais trouvé Balder entrain de faire la lecture à Hermod et Thor... Cette simple image mentale était risible, et expliquait en même temps pourquoi Tyr éprouvait bien plus de tendresse à l'égard de Saga et Bragi qu'il n'en n'avait jamais éprouvé pour aucun autre.

Cela étant dit, il restait ce qu'il était : plus raide que la Justice. Et s'il éprouvait la moindre tendresse, elle était généralement si bien cachée qu'elle en devenait pratiquement invisible. La bonne nature de Saga et son statut de fille, puis de femme, l'avait prémunie des habituelles distances qu'il imposait à tout le monde, mais les choses étaient moins souples avec la Poésie, ce qu'il regrettait un peu. Surtout en ce moment où ces thèmes familiaux et filiaux le hantaient.
C'est sans doute pour cela qu'il préféra rester cacher quelques instants encore. Pour avoir le loisir de s'épancher tout à son aise sur ses deux cadets favoris, qui finiraient tôt ou tard par le remarquer.

(c) Bloody Storm



Tyr.
He asks for neither praise nor glory, boasts not with mighty words in the Hall. He asks nothing but stands firm, steering His way clearly through murky waters. He is mighty, this God, His glory found in His sword and the hand He sacrificed. I will hail Him as He faces the wolf, this warrior who betrays for honor’s sake.
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dieu de la poésie

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"Les boucliers sont les miroirs du passé."




MessageSujet: Re: Life’s essential unfairness   Mar 16 Juin - 13:18

Rien ne plaisait davantage à Bragi que de profiter du calme de la luxueuse bibliothèque. Cet antre était l’un de ses lieux préféré dans tout le palais d’Odin et il était très fréquent de l’y trouver en compagnie de sa sœur Saga. Cette fois encore, elle était présente à ses côtés alors qu’ils travaillaient côte à côte dans l’un des larges fauteuils qui trônaient dans la pièce. Parfois, ils échangeaient quelques paroles murmurées, partageant leurs découvertes avec un plaisir non feint. La complicité qui avait toujours existé entre eux était profonde et sincère. Auprès de Saga, le dieu de la poésie baignait dans une ambiance douce et agréable qui l’éloignait de ses tourments personnels.

Plongé dans un récit historique, le corps de Bragi était immobile alors qu’il était installé dans une posture d’apparence décontractée avec cette même élégance qui le caractérisait. Cependant son âme se trouvait bien loin de cette salle alors qu’il se plongeait dans le récit avec une intensité presque surnaturelle. C’était comme si le livre l’avait happé, l’entrainant sur la scène de bataille qui y était décrite. Une scène jouée par les mortels, des années auparavant. Ainsi, Bragi avait la sensation de respirer l’air vivifiant de cette plaine où se jouait un combat si ardent, d’entendre les cris de guerre et les râles des mourants. Il s’imaginait lui-même, courant aux cotés des vikings, glaive au poing, hurlant avec eux, hanté par la même fièvre vengeresse.

La guerre, n’était-ce pas l’un des thèmes préférés du poète ? Il aurait pu passer ses nuits à composer des odes dédiées au courage et à la force des guerriers. Mais ce soir, il désirait parfaire ses connaissances de l’histoire humaine, sa soif de culture demeurant toujours aussi féroce. Son but, ainsi que celui de Saga, était de parvenir à créer un lien plus profond entre les dieux et les hommes, dans le but d’une meilleure compréhension. La grande ouverture d’esprit de Bragi lui offrait la certitude d’y parvenir mais pour cela, il désirait les connaître mieux qu’ils ne se connaissaient eux-mêmes. Pour lui, l’histoire des guerres étaient l’une des choses qui lui paraissaient la plus importante à étudier en priorité. Et si ce livre le captivait, ses rêveries l’emmenaient ainsi au loin. Si loin qu’il n’entendit pas l’arrivée de son frère aîné.

Cependant, Bragi parvenait à la fin de son chapitre et lorsque ses yeux se posèrent sur le dernier mot, il fut emporté par une autre envie. Une question s’était allumée dans son esprit au sujet d’un des acteurs de cette scène de bataille décrite dans son livre. Le besoin de chercher des renseignements plus détaillé sur ce personnage le poussa à reposer son livre en cours, non sans en avoir marqué la page au moyen d’une plume. Se redressant du fauteuil, le jeune dieu se dirigea donc vers l’une des imposantes armoires de bibliothèque où s’alignaient de nombreux ouvrages aux reliures de cuir. Bragi était si concentré sur son idée qu’il passa devant la cachette où se trouvait Tyr sans même le remarquer. Il se posa alors devant le meuble où l’on avait ordonné les livres selon leurs thèmes dans un ordre logique pour plus de facilité à les retrouver. Ainsi, Bragi ne tarda pas à découvrir l’ouvrage qu’il recherchait et qui évoquait la saga à laquelle avait participé ce personnage.

Satisfait de sa trouvaille, Bragi s’avança pour rejoindre sa place auprès de sa sœur, le visage baissé vers le livre. C’est alors que son regard fut attiré par une ombre incongrue et s’il ne l’aperçu que du coin de l‘œil, une part de sa conscience la remarqua. Les chandelles qui éclairaient la pièce vacillaient parfois sous un courant d’air quelconque et l’ombre se mit aussitôt à se mouvoir. C’est seulement alors que Bragi releva la tête pour apercevoir juste devant lui un visage bien connu. Son visage se marqua par la surprise durant les quelques secondes nécessaires pour qu’il émerge de sa rêverie. Et enfin, ce fut un sourire qui apparut sur son visage.


« Tyr, c’est toi ? »

Il l’avait à peine prononcée que le coté décalé de sa question lui apparut. Bien-sûr que c’était Tyr, il ne s’agissait pas d’un spectre ni d’une hallucination ! La large carrure de son frère aîné prenait à présent tant de place que Bragi se demanda comment il avait pu faire pour passer devant lui sans même remarquer sa présence. Il s’entendait très bien avec Tyr et il appréciait beaucoup ses grandes qualités de stratège durant les batailles. Le dieu de la guerre était quelqu’un qu’il respectait énormément et non pas uniquement à cause de leur lien fraternel et du respect naturel que doit vouer un jeune à son aîné.

« Allons… je ne suis tout de même pas distrait à ce point. Tu devais être bien caché pour que je passe ainsi sans te voir. »

Bragi ne pensait pas à mal en lui disant cela et ce n’était en rien un reproche. Il connaissait bien son aîné et savait que son caractère secret et parfois un peu taciturne le poussait à la solitude. Au contraire de Bragi, Tyr n’était pas un homme extraverti mais il était loyal et franc, il n’avait rien d’un espion, bien au contraire. Allant aussitôt vers lui, le jeune dieu lui frappa amicalement l’épaule avec chaleur, heureux de le revoir. Ils avaient beau partager la même demeure, le palais d’Odin était gigantesque et ils ne se croisaient pas assez souvent à son gout.

« Alors dis-moi, comment vas-tu ? Il y a trop longtemps que nous n’avons pas discuté.»


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déesse des contes

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MessageSujet: Re: Life’s essential unfairness   Dim 12 Juil - 21:19

J’aime le contact des livres entre mes mains. Il en a toujours été ainsi, depuis que j’ai atteint l’âge de me perdre entre leurs pages ; depuis que j’ai grandi au point de pouvoir les atteindre dans les étagères sans avoir à grimper sur une commode, un tabouret, quelque objet posé là et pas nécessairement fait pour cela, ou l’un de mes frères disposé à me servir de marchepied. Certains ne sont pas vraiment destinés à cet usage, il est vrai, mais dans les années de ma jeunesse jamais aucun d’eux ne m’a refusé son aide. Thor et Hermod ont vite compris qu’il valait mieux tendre le bras et me donner l’objet de ma convoitise pour mettre un terme à mes suppliques, et Balder étant plus jeune, ma foi… Pour Tyr et Bragi, c’était différent. Ils ont enduré avec une louable patience toutes mes tentatives, me laissant escalader leurs épaules pour atteindre mon but. J’ai grandi depuis, mais la femme que je suis devenue n’a pas oublié les moments magiques passés ici, loin du tumulte et des tourments de la vie d’adulte. Un souvenir refait surface, inattendu et inopiné, et je souris pour moi-même, distraite de ma narration que de toute manière Bragi n’écoute que d’une oreille.

Je me rappelle – je me souviens, de ma toute petite main perdue dans celle de Tyr, en pleine nuit, et du tapotement effréné de mes pieds nus dans les couloirs alors qu’il m’accompagnait dans la bibliothèque, cette toute première visite où il avait estimé le moment opportun pour me faire découvrir les richesses de cet endroit et oublier mes angoisses d’enfant. J’avais gratté à sa porte, le cœur gros d’une de ces terreurs puériles qui me paralysaient – et il m’avait donné comme arme ceux qui deviendraient mes meilleurs alliés. Ah, ces livres… Il avait souri à sa manière réservée tandis que je cavalais d’allée en allée, ravie, enchantée – et ses bras m’avaient soulevée pour me permettre d’atteindre les derniers rayonnages. J’avais attrapé un livre à la couverture dorée ouvragée, le plus gros de l’étagère, et il avait bien failli m’échapper tant il était lourd ; Tyr l’avait rattrapé d’une seule main, et je m’étais blottie contre son cou, profitant de cet instant de faiblesse pour voler un câlin à ce grand frère taciturne qui me tenait presque lieu de père. Souvenir heureux...

L’exclamation de mon frère le Poète me tire de mes rêveries, et j’émerge de mon grimoire ébahie, comme si le simple pouvoir de ma mémoire avait pu susciter l’apparition de notre aîné à nos côtés. Il est courant de nous trouver, Bragi et moi, assis côte à côte dans la salle royale de la bibliothèque, penchés ensemble sur notre œuvre commune, remplissant notre devoir de mémoire, et j’aime ces instants de quiétude et de complicité en tête à tête qui nous lient un peu plus chaque jour. Nous partageons beaucoup : l’amour des mots, la passion des histoires – et il sait, il est le seul à savoir, que parfois mes contes ne reflètent pas exactement la vérité. Ah, que cette salle a pu recueillir de confidences, chuchotées contre son épaule dans les moments de doute... Il est nettement plus rare que notre frère le Stratège ne nous y rejoigne, et nous n’en prenons pas ombrage, sachant bien l’un et l’autre son besoin de solitude. Aussi, le voir ici, c’est… inespéré, et replaçant sans cérémonie mais avec précaution mon grimoire sur son lutrin, je laisse un sourire de bienvenue chaleureux lui montrer à quel point je suis heureuse de le trouver parmi nous.

Un instant, j’hésite – Bragi semble décidé à le monopoliser pour le moment, et je m’en voudrais d’interrompre leur échange. Puis l’instant passe, et je me décide à exploiter un peu la coupable indulgence qu’ils m’ont toujours démontrée. Sans mot dire, je me faufile sous le bras du Poète, m’interposant entre eux, et déposant un baiser au coin de la mâchoire de Tyr, j’entoure sa taille de mes bras avant de poser la tête sur son épaule. J’ai l’impression d’étreindre une des étagères, les premiers instants, tant il est raide et droit dans sa pudeur toute rigoureuse, mais je m’en offusque pas : il se laisse faire, et j’en profite scandaleusement. Un câlin volé à la Justice – voilà une rencontre qui commence bien, et le regard d’excuse que j’adresse à Bragi ne contient aucune honte. Parle, mon frère, fais donc, je te laisse l’attention pleine et entière de notre aîné. Ses bras me suffisent pour le moment !

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dieu de la guerre et de la justice

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MessageSujet: Re: Life’s essential unfairness   Dim 19 Juil - 15:16




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La moue surprise du cadet eut au moins le mérite d'arracher à l'aîné l'un de ces petits sourires discrets dont il avait le secret. A dire vrai, il en aurait presque oublié qu'il possédait les muscles nécessaires au rire, tout spécialement ces derniers temps. Il avait toujours eut la mine fort peu expressive, un fait quasiment légendaire à présent, mais il n'avait plus si peu sourit depuis le mariage de Sif avec Thor, il y a de cela plus d'un siècle. Il aurait pu prétendre évidemment, mimer quelques rictus, faire bonne figure et donner le change, mais sa nature franche lui rendait cette tâche quasiment impossible, et surtout profondément pénible. Ce n'était pas dans son essence de faire semblant. Un fait regrettable de temps à autre. L'étreinte intempestive de Saga prolongea d'ailleurs la moue paisible du second prince, un sourire qui s'encrait plutôt dans les yeux que sur ses lèvres.

-Cela fait trop longtemps en effet, confirma Tyr lorsque Bragi fit remarquer la distance qui s'était installée entre eux, bien malgré lui. Mais la paix maintenant réinstaurée entre les Royaumes et Thor sur le trône, j'assume que des jours plus paisibles sont à venir. La Guerre cède volontiers sa place à la Poésie et aux Légendes. Et se disant, il déposa brièvement son unique main sur l'interminable crinière d'ébène de sa favorite.

Voilà bien quelque chose qu'il chérissait chez eux d'ailleurs, et dont il se félicitait chaque fois que l'occasion se présentait. Il aimait profondément l'idée qu'ils soient tenus éloignés des aspects les plus sombres de la vie princière. Ils n'appartenaient qu'aux temps de liesse et de paix, ils en étaient l'âme et l'incarnation même, tout comme pouvaient l'être Balder et Nanna.

Oh bien sûr, Tyr ne s'aveuglait pas au point de croire qu'ils seraient à jamais hors de portée de la peine et du malheur. Il savait par exemple que son frère avait épousé l'Immortalité dans l'unique but d'accomplir son devoir de Prince, et pour honorer la demande de leur père. Et si Guerre respectait ce courageux sacrifice, Justice aurait préféré qu'à l'instar de Balder, l'union soit de coeur et non de tête. Il avait beau être fier du dévouement de Bragi, il regrettait plus encore la situation depuis que Freyja les avait trahis. A quoi bon imposer ses filles si cela ne garantissait pas sa fidélité ?

Quoi qu'il en soit, il était hors de question que l'on impose un jour à Saga le moindre arrangement de ce genre, dusse-t-il raccourcir quelques têtes. D'ailleurs, pour en revenir à celle-ci, il courba l'échine pour lui adresser un regard quelque peu amusé :

-Je crois que le Kraken d'Aegir est le dernier à m'avoir étreint de la sorte, fit-il remarquer au nom de l'humour, mais sans pour autant en ébaucher plus qu'un haussement de sourcils.

Une fois libéré des bras de sa soeur, il prit place à la table qu'occupaient jusque là ses cadets, agrippant le premier grimoire qui traînait à sa portée pour en lire distraitement le titre.

-Je suis bien aise de vous trouver là. Le sommeil n'a cure de moi ces derniers temps, je passe mes nuits ici à lire. Le silence était séduisant au début mais votre compagnie promet d'être bien moins monotone assurément. Et c'était un doux euphémisme, car ils étaient tout aussi bavards et spontanés qu'il était mutique et secret et c'est exactement pour ça qu'il avait toujours trouvé leurs présences curatives. Ils étaient comme deux jeunes elfes charmants et rieurs et il était plaisant pour quelqu'un comme lui de pouvoir s’enivrer de leur insouciance de temps à autre. Je parie que vous ne vous étiez pas encore aperçu que Sol à fini sa tournée, remarqua Tyr en désignant la fenêtre toute drapée de nuit. Ils s'absorbaient tant et si bien qu'ils en oubliaient le temps parfois.


(c) Bloody Storm



Tyr.
He asks for neither praise nor glory, boasts not with mighty words in the Hall. He asks nothing but stands firm, steering His way clearly through murky waters. He is mighty, this God, His glory found in His sword and the hand He sacrificed. I will hail Him as He faces the wolf, this warrior who betrays for honor’s sake.
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