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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 NO GLACIER IN MY HEART → varan

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déesse des pactes

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ϟ HUMEUR : Vengeresse

UNBENT, UNBOWED, UNBROKEN

What did you give me to make my heart bleed out my chest?



MessageSujet: NO GLACIER IN MY HEART → varan   Lun 8 Juin - 3:08

No glacier in my heart



« Tu crois vraiment que la paix sera constante avec Thor? » La déesse observe sa jeune soeur, qui ne lui a pas parlé sous un tel ton depuis ce qui lui semble des siècles. Var avait réellement cru que la paix durerait longtemps, lorsque les Dieux avaient vaincu les géants et puni Loki. Lors de sa rencontre avec Sif, toutes deux avaient parlé de leur avenir, de l’espoir d’élever leur enfant dans un monde où ils n’auraient pas à craindre la mort. Leur, ou plutôt celui de Sif, car la vision de sa nièce promettait un avenir futur. La déesse se demandait dans combien d’années, voire de millénaires passeraient avant que sa vision se produise. Var avait souvent rêvé à l’idée d’avoir une famille, sauf qu’elle avait toujours cru que celle-ci se ferait unie, dans un amour véritable, étant l’éternelle célibataire comme on la connaissait, elle avait du mal à imaginer qui serait son futur amoureux. Et depuis peu, depuis que les drames familiaux encourraient les royaumes tout entiers, la paix venait seulement de renaître. En temps normal, elle aurait songé à oublier l’amour, tout comme l’idée d’avoir une famille. À quoi bon espérer un futur brillant tant que la déesse devrait punir les infidèles? Mais désormais, les temps avaient changé. Odin avait laissé place à son fils sur le trône. Sa sœur avait raison de douter de leur avenir, comme le faisait sans doute l’entière population de tous les royaumes. La déesse des Pactes avait beau ne pas porter Thor très haut dans son cœur, elle avait confiance qu’il gérerait bien les royaumes. L’espoir, c’était tout ce à quoi ils pouvaient se rattacher n’est-ce pas? « Constante, peut-être que non. Mais nous sommes loin des brimades provoquées par Odin accompagné de Sif et de sa progéniture, il aura la bonne vision de la vie. Il faut seulement espérer que les incartades ne viennent pas avec l’âge! » Un sourire jumelé à un doux rire sortit de la bouche de la blonde, croyant dur comme fer que le Père de Tout avait changé au travers du temps.

Elle plongea les yeux dans ceux de sa cadette et finit par ajouter : « Pas trop paisible tout de même, sinon n’aurions nous pas perdu notre but? » Une Walkyrie qui n’aurait pas d’homme à amener au Walhalla… La déesse avait de la difficulté à imaginer sa sœur sans une épée à la main. Un air maussade s’afficha alors sur les traits de sa sœur et Var s’en voulut de lui avoir fait part de telles paroles. En guise d’excuse, elle s’approcha de sa sœur et déposa un baiser sur le dessus de sa tête. Malgré le fait que ce soit elle la guerrière, la Déesse dépassait sa cadette de plusieurs centimètres, comme quoi la grandeur ne faisait pas la force. Les deux filles de Leif étaient puissantes, l’une grâce au combat et l’autre par la magie et ce fut sans doute pour cette raison qu’elles avaient eu droit à la protection d’Odin. Il fallait espérer que son fils leur réserve la même attention! Elles formaient un incroyable duo qui était à tout régent fortement utile. Aujourd’hui, Var n’avait pas à utiliser ses pouvoirs pour faire justice à Asgard, il lui fallait des journées pour reposer ses dons sans quoi ils finiraient sans doute par s’épuiser. Elle avait appris de la grande Frigga, tout comme elle l’avait ensuite enseigné à Sif. Décidément, quand elle songeait un tant soit peu à la princesse, la déité songeait à l’amour qui régnait dans son couple, fruit de leur enfant. « Je suis désolée, tu sais comme moi que les temps sont encore incertains. Je devrai sans doute commencer à nouveau à faire mes voyages sur Midgard pour voir à ce que tous mes pactes soient respectés. Maintenant que le Dragon n’est plus, la vie retrouvera son cours normal. » Dit-elle à Silke, en lui souriant. Puis, plusieurs minutes passèrent et sa sœur finit par prendre congé, laissant la déesse seule dans les jardins de la Reine où elle aimait tant passer du temps lorsqu’elle n’avait pas à revêtir son costume de cruelle punisseuse des parjures. Au loin, elle remarqua un Dieu, un qui aurait largement pu être détestée par la déesse.

Le Sommeil avait tellement de fois laissé présager un avenir intéressant qu’elle en était venue à y croire. Encore lors de leur dernière rencontre, il lui avait laissé entendre qu’il voulait une deuxième chance, qu’il voulait lui prouver qu’il pouvait oublier la présence continuelle de sa sœur. Oh, elle lui en avait voulu au départ, mais quand elle avait laissé trop longtemps ses prunelles observer celles azurées du jeune homme, elle n’avait pas résisté. Son cœur pris dans un étau, elle aurait mille fois préféré se retrouver en haut d’une falaise et les cheveux au vent, près de tomber dans l’abysse que d’obtenir un autre refus de sa part. Var la cruelle n’était pas connue pour baisser la tête, sa persévérance la poussait à acquérir le plus de pactes possible et de veiller à ce qu’on tienne les promesses. Les derniers événements qui avaient influé sur la vie des gens des neuf royaumes avaient aussi chamboulé la vie de Var. Bien qu’elle soit revenue dans sa demeure située sur Asgard, une pointe de son âme s’y sentait mal à l’aise. C’était sans doute pour cette raison qu’elle s’était réfugiée dans les jardins de la reine. Elle n’aurait pas cru y rencontrer sa Nemesis, d’autant plus qu’elle se sentait elle-même affaiblie par le temps. Il l’avait ignoré au couronnement de Thor, alors qu’ils s’étaient presque laissé aller à leurs passionnels ébats dans la forêt de Vanaheim quelques jours plus tôt. Cela ne faisait que lui prouver davantage que le Sommeil était le même homme, à la faire hésiter sans cesse. Surtout, à lui faire espérer encore et encore jusqu’à ce qu’elle devienne l’épave d’elle-même. Elle se détestait pour ce qu’elle pouvait ressentir à son égard. Pourquoi décida-t-elle de braver le tout pour aller à sa rencontre? La force des choses, peut-être le destin qui reprenait de son cours, mais la déesse des Pactes se leva de son siège et marcha de façon confiante vers Darakan, faisant tinter ses bijoux en étain. Il ne l’avait pas remarqué, puisqu’il se trouvait dos à elle. Ses doigts se levèrent dans les airs pour effectuer une rune qui immobiliserait les jambes du Sommeil, l’empêchant ainsi de sauver une nouvelle fois. Var vint se poster à ses côtés sur le banc et tourna la tête pour l’ausculter. « Excuse-moi avant tout de mes manières, mais tu comprendras qu’en dépit des circonstances j’aimerais m’entretenir à nouveau avec toi. » Elle voulait son accord, tout simplement, suite à quoi sa magie disparaîtrait.





oaths goddess; punishes the perjurers
i know i'm not the only one ✻ For months on end I've had my doubts, Denying every tear. I wish this would be over now, But I know that I still need you here. You say I'm crazy.
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dieu du sommeil et des songes

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WHEN MY TIMES COMES AROUND
LET ME GENTLY IN THE COLD DARK EARTH
NO GRAVE CAN HOLD MY BODY DOWN
I'LL CRAWL HOME TO HER



MessageSujet: Re: NO GLACIER IN MY HEART → varan   Mer 8 Juil - 20:03


No glacier in my heart
Darakan & Var



Darakan nageait et se perdait parmi une multitude de songes nébuleux, et ignorait quelle direction emprunter dans ce labyrinthe étranger. Sur Midgard, ses gestes furent finement tirés par la bêtise et la maladresse, lorsque fut venu le moment d’affronter le dragon après tout ce temps que les dieux passèrent à régler leurs propres problèmes. Il n’avait fallu que deux infimes pas en direction de la bête pour que le dieu fût frappé de plein fouet, droit sur le front, par le vulgaire bois d’un bateau incandescent dont un débris était venu se loger entre deux de ses côtes, ne manquant pas d’en fracturé l’une. Il avait fissa été catapulté dans les eaux glaciales de la mer, où il avait miraculeusement flotté durant toute la bataille, loin des yeux de tout le monde, n’ayant point son mot à dire ni le moindre geste à amener pour l’affrontement, si ce n’est se noyer dans les flots diluviens de son ignominie et de sa faiblesse. Darakan s’était éveillé, échoué sur une plage grise et silencieuse, son esprit rendu vif par la douleur qui se propageait depuis ses côtes et son crâne, et par l’eau poisseuse qui obstruait ses poumons, l’empêchant de respirer, et qu’il avait ensuite craché comme une vomissure malsaine. Après s’être relevé non sans peine, il était parvenu à retrouver le chemin du petit village Norvégien de Tromsø où il avait reçu quelques soins qui lui avaient permis de continuer sa route pour rejoindre Asgard, car les habitants l’avaient pris pour un quelconque homme et Darakan prônait la discrétion parmi les mortels.

Le Sommeil ne sut combien de temps le trajet lui prit pour retourner dans le domaine des dieux ; son esprit émoussé ne cessa de dériver dans un océan brumeux de pensées confuses et illusoires, si bien qu’il perdit toute notion de la réalité. Maintenant, il se retrouvait à flâner, pieds nus, sur un sol d’herbes fines chaud, dans une atmosphère paisible. L’esprit du dieu remonta progressivement à la surface de la réalité et recouvra son flegme ; bientôt, fatigué de marcher, il s’assit sur un banc en bois qui se trouvait par là, et laissa son regard se perdre devant lui. Bien vite, ils reconnurent les alentours et la familiarité des lieux inspira au Sommeil instantanément un sentiment de sécurité et lui arracha un sourire enivré tandis que, les yeux clos, il inhala l’air environnant des vastes jardins de la Maternité, qui dégageaient de doux arômes boisés et champêtres. Peut-être s’avachit-il ainsi sous la chaleur duveteuse du soleil durant plusieurs heures, peut-être uniquement quelques minutes ; mais à un certain moment, il ressentit un force invisible lui entraver les deux jambes, comme si elles s’étaient soudainement faites de bois. Un tintement aigu et léger résonna dans ses oreilles avant qu’un parfum plus dangereusement délicieux que tous les autres dans les environs ne se faufila dans ses narines. Darakan n’aurait pas eu besoin de tourner sa tête pour comprendre à présent qui s’approchait de lui. D’abord un léger sourire, enivré par ces effluves, s’esquissa sur ses lèvres mais celui-ci creusa bientôt le tombeau de ses regrets. Dès qu’il aperçut le visage de Var, éblouissant d’une beauté pure, il ne put s’empêcher de se figurer la scène de leur dernière rencontre, ce seul contact visuel qu’ils avaient eu, ce moment où il l’avait honteusement ignorée car il n’était pas parvenu à faire taire tous les problèmes que ses pensées contradictoires d’elle et de sa sœur avaient soulevés à ce moment-là, à la simple vue de son visage. Mais cette fois-ci, Jörd fut d’abord occultée – du moins au début, et en partie – de son esprit par la culpabilité d’avoir ignoré la déesse des Pactes. Une once d’embarras s’empara du Sommeil, qui, lorsqu’elle lui parla, la regarda comme si une corne de cervidé était en train de croître sur son front lisse. Il perçut à peine la succession de mots qui sortirent de ses lippes dévorées par ses yeux ensommeillés. Mais entendre ses paroles ne servaient à rien : Darakan n’ignorait pas la raison de son abord. Il n’avait pas su se défaire du tiraillement dans lequel il était pris entre sa sœur et Var, dans un moment où elles se trouvaient les deux dans la même pièce que lui. Maintenant, il devait en assumer les conséquences, et la décision était cette fois-ci sienne et dans son intérêt ; et pour la prendre, il devait se détacher du dévouement immoral et nocif ressenti pour son âme-sœur, et se tourner sur ses propres sentiments.

Le Songe regarda de côté la déesse qui avait pris place à sa droite et la considéra ainsi pendant quelques secondes avant qu’un sourire ne finît par étirer ses lippes et plisser le coin de ses yeux engourdis dans une mimique complice et illuminée par toutes les agréables réminiscences de ces moments vécus ensemble que créait la vue de ce joli minois. « Bien sûr. » Enfin, sa bouche s’était résolue à articuler quelques mots aussi vils soient-ils. Son corps fut alors exempt du sortilège de la belle aussitôt qu’ils furent sortis de ses lippes. Sa main vint délicatement se déposer sur la sienne, presque hésitante, et, avant qu’il ne continue de s’exprimer, une ombre enténébra les traits de son visage, alors que ses yeux se détournèrent de la splendeur, de la majesté mais aussi de l’oppression qu’exhalait le regard de la déesse, et se perdirent dans les jardins baignés d'une lumière matinale et d'un harmonieuse quiétude, imperturbables.

Darakan se remémora la façon dont il avait agi lors du couronnement de son neveu, tandis qu’il s’était comporté d’une manière tout à fait contraire quelques jours seulement auparavant, en parvenant à s’abandonner à ses sentiments pour la belle. « Pardonne-moi, Var. », dit-il, les yeux soudainement brillant comme le reflet blanchâtre de la lune dans la mer. Il ne put alors à présent qu’employer le ton de la justification, étant donné qu’il savait que Var attendait quelques explication de sa part : « J’ai de nouveau agi comme un lâche, préférant me soustraire à ma situation plutôt que d’affronter mes tiraillements. » Les mots se muaient en des coups de fouets qui ne faisaient que mutiler sa propre peau, et qui n’atténuaient aucunement la déflagration du ressentiment qui le ravageait lui-même. Il osa à nouveau déposer son regard azur dans les yeux gris de la belle. « J’ai ressenti le besoin de prendre du temps pour confronter les incertitudes que je taisais en moi depuis notre rencontre à Vanaheim. » Et Darakan n’était plus en mesure de le nier, ce souvenir lui diffusait une vague de complaisance et d’attraction, mélangée à cette sempiternelle culpabilité, qu’il ne savait comment gérer. Le Sommeil s’en voulait d’être un si grand couard et de ne se rendre compte qu’après coup que la déesse des Pactes comptait bien plus que ce qu’il n’osait s’admettre auparavant. Et il s’en voulait que rien de tout cela ne lui eût servi de leçon. « Je t’ai ignorée, comme j’ai ignoré ma sœur, et je t’ai inconsciemment rejetée. Mais sache que je ne l’ai pas fait pour me soustraire à toi. Bien au contraire. J’ai agi ainsi pour m’abstenir de faire toujours et encore un mauvais choix. » Mais le goût âpre de l’écoulement du temps et des interminables bêtises du dieu lui revint en bouche. Darakan subissait le douloureux revers des erreurs de ses choix, encore et encore. « Et maintenant je me rends compte que j’ai de nouveau fait preuve plus d’égoïsme que de sagesse en choisissant mes gestes, et la culpabilité me consume une fois de plus. Mais cette pensée arrive-t-elle trop tard ? » La simple idée de la voir s’éloigner pénétra son esprit comme une flèche aiguisée et ardente, empoisonnée par la douleur. Et pourtant, il avait été le premier à prendre congé d’elle. Et malgré tout cela, elle se trouvait toujours là, juste à côté de lui, en dépit de toutes les fois où il avait piétiné son pauvre cœur sans qu’elle n’eût rien demandé si ce n’est une tendresse loyale. « Ai-je tout gâché, Var ? » Ses paroles prirent la teinte étrange, rauque et piquante de la prise de conscience et du regret.



Pendant qu’il regardait tranquillement la flamme, qui versait du plafond ses filets de couleur, un songe était venu voltiger sur son âme, comme un oiseau de pourpre au-dessus d’une fleur. Sur sa table de nacre au reflet argenté, la lune souriait aux tours de porcelaine, et trois dames causant au milieu de la plaine, jetaient comme cet astre une étrange clarté.


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