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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 We met in the sea, waves gave us hope - Ásbjörn & Hel

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déesse de la mort

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We never love more a father than in the time where we want him to die. Revenge is nothing but love. Misunderstood. ☽




MessageSujet: We met in the sea, waves gave us hope - Ásbjörn & Hel   Mer 10 Juin - 19:26

We met in the sea, waves gave us hope
ÁSBJÖRN & HEL
- Flashback -

Les rêves ne sont rien d'autre que des espoirs que notre inconscient est incapable de nous laisser formuler à voix haute. Les songes qui prennent place une fois le corps complètement privé de toute conscience nous révèlent tels que nous sommes vraiment. Ceux qui passent leur existence à rêver leur vie ne frôlent jamais le bonheur, ou n'importe quel autre semblant de satisfaction qui s'y rapporte. Parce que les Nornes font ce qu'elles veulent de nos vies, autant pour le petit paysan viking que pour le Père de Tout. L'espoir, la volonté, les projets, l'ambition, tout cela ne sont que des sentiments désinvoltes et inutiles que les hommes sont pourtant prêts à servir jusqu'à leur dernier souffle, pour peu qu'on leur fasse miroiter ce qu'ils désirent au plus profond d'eux. Un homme plein d'espoir est plus facilement manipulable qu'un chien de chasse sans aucune conscience. Une simple carotte au bout d'un bâton, et le fier mâle se retrouve projeté au même niveau intellectuel qu'une mule trop docile. Autrefois je rêvais. Je rêvais toutes les nuits d'une grand échelle, plus haute que les nuages de cendre de l'Helheim. Une échelle toute en or, si haute, que je n'en voyais pas la fin. Je ne savais pas d'où elle venait, je ne savais pas où elle menait, mais je savais qu'il fallait que je gravisse ces échelons. J'espérais. J'ignorais ce qui m'attendrais tout en haut, mais j'espérais au plus profond de mon âme que c'était Asgard qui se trouvait au bout de mon chemin. La petite fille que j'étais avait un sourire jusqu'aux oreilles, et elle se mettait à courir, encore et encore, toutes les nuits, pour attraper cette échelle. Plus je courais, plus elle s'éloignait. Plus elle s'en allait, moins elle était palpable et claire. Je me souviens d'une nuit où j'avais réussi à la rattraper. J'avais posé mes doigts frêles et fatigués sur le premier barreau. Et l'échelle s'était effondrée dans une pluie de cendres. Les rêves ne sont rien d'autre que des espoirs que notre inconscient est incapable de nous laisser formuler à voix haute. Et moi, je cachais au plus profond de moi cette certitude d'être enfermée à tout jamais. Sans le reconnaître. Je le subissais.

La main s'était tendue, je m'y étais agrippée de toutes mes forces. Ràn Egildóttir, Déesse des Tempêtes. Pleine de compassion, d'empathie et de tendresse. Elle était mon échelle, elle était mon ticket de sortie, mon aller simple pour la vie que j'avais toujours voulu. Je l'avais attrapée, cette douce main, comme un condamné attrape son dernier quignon de pain avant d'être exécuté. Et c'était comme si je n'avais jamais vécu jusqu'alors. Comme si je n'avais jamais été Hel. Mon existence commençait à prendre du sens au moment où j'avais commencé à exister pour Ràn, par Ràn. Je vivais ma seconde naissance, et ce poids sur mon coeur transi de froid s'était soulevé, juste un peu. Relevée la trappe de ma prison, juste pour jeter un ultime coup d’œil vers ce que je ne connaissais pas. J'étais en route pour je ne savais où, pour devenir je ne savais quoi. Et j'avais peur. Peur de ne pas réussir ce qu'on attendait de moi. Peur de faire regretter à Ràn son geste d'absolution. J'étais terrorisée à l'idée de la décevoir, moi, la jeune fille à qui personne ne faisait confiance. La Fille des Enfers que personne ne voulait jamais près de soit. L'enfant qu'on avait écartée avant même de savoir si elle serait un problème. J'avais prié les Nornes pour avoir une chance de faire mes preuves, je les avais priées avec tellement de verve et de conviction, parce que je pensais n'être jamais exaucée. Et maintenant que j'avais tout ce que j'avais toujours voulu, j'avais peur de tout perdre en aussi peu de temps qu'il fallait pour émettre l'idée. J'avais peur de battre des cils, parce que je ne voulais pas que la vision merveilleuse du Palais des Mers se substitue à mes yeux éblouis par le soleil. Je ne voulais pas m'attacher à chacune des vagues que Ràn me présentait de peur de respirer un peu trop fort et que ce rêve ne s'envole trop loin pour que je puisse le rattraper. J'avais peur de reconnaître que j'étais heureuse, de le formuler à voix haute, trop effrayée de souffler accidentellement tout ce bonheur comme la flamme vacillante d'une bougie. Effleurer la pensée que toutes ces merveilles soient réelles était trop douloureux pour la jeune fille qui n'avait jamais rien reçu de bon coeur. Je voyais ces trésors de gentillesse et d'empathie se déployer devant moi comme une spectatrice devant une pièce de théâtre. Je détestais le monde des rêves, et voilà que j'étais persuadée y être enfermée. Que tout n'était que mirages incroyablement réalistes pour qu'on y croit dur comme fer, et tout vous arracher une fois qu'on s'y donne corps et âme. Je voyais défiler ces visages plus beaux les uns que les autres, tous prêts à accueillir avec leurs sourires d'anges le monstre à demi pourri que j'étais. J'avais des étoiles dans les yeux, et je me sentais flotter sur un nuage. Ils défilaient tous, et j'étais présentée à presque toute la famille de Ràn : son mari, ses filles. Et il y avait Asbjörn. Son regard feutré, et un pincement dans mon coeur de glace. Et j'avais su que je n'étais pas en train de rêver.

Il était sorti de nulle part, comme on tombe sur la plus belle fleur d'un jardin en ne la cherchant pas une seule seconde. J'étais transie depuis que Ràn m'avait enlevée de mon enfer, mais là j'étais absolument tétanisée. Et je me sentais laide. Plus laide que jamais. Je me sentais comme la pire erreur de Dame Nature, comme la mauvaise blague dans cette famille si parfaite. Pire que tout, et pourtant si doux à la fois.
"Hel, je te présente mon filleul, Asbjörn Arison. Sa mère était une de mes suivantes, et je l'ai pris son mon aile, un peu à ton image."
Bien sûr que j'aurai voulu faire bonne impression. Mon premier réflexe avait été de vouloir sourire. Mais qu'est-ce que Hel qui sourit, sinon un monstre affublé d'une terrible grimace ? Ce que j'ai fait alors ? Rien, je n'ai rien fait d'autre qu'un malheureux pas en arrière.
C'était trop beau pour être vrai.



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Ami, vous revenez d'un de ces longs voyages qui nous font vieillir vite, et nous changent en sages au sortir du berceau. De tous les océans votre course a vu l'onde - Hélas ! et vous feriez une ceinture au monde du sillon du vaisseau.

Le soleil de vingt cieux a mûri votre vie. Partout où vous mena votre inconstante envie, jetant et ramassant,pareil au laboureur qui récolte et qui sème, Vous avez pris des lieux et laissé de vous-même quelque chose en passant !

~Viktor Hugo



MessageSujet: Re: We met in the sea, waves gave us hope - Ásbjörn & Hel   Mar 23 Juin - 1:48

We met in the sea, waves gave us hope
Flashback

Le voyage avait été long. Très long, même pour le dieu que j’étais. J’avais poussé mon voyage vers le sud. Les contrées chaudes aux odeurs envoutantes. J’avais là goûté aux plaisirs des peuples d’autres cultures païennes qui nous vénéraient sous d’autres noms. Je revenais de mon expédition qui avait duré plusieurs mois par la mer. J’avais le pied marin autant que terrestre. Enfin de la terre, âme de l’eau. J’avais demandé de bons augures aux vagues, Aegir et ma marraine Ràn. Bien sûr, je leur avais également promis de m’arrêter au palais. Je ne pouvais d’ailleurs faire autrement. J’avais besoin d’un endroit où me reposer et reprendre des forces. La maison de la mer était un refuge dont les portes m’étaient toujours ouvertes depuis ma tendre enfance. Si Sif n’avait eu guère de contact avec cette partie de sa famille, j’avais eu la chance de pouvoir passer beaucoup de temps avec eux. Je devais d’avoir ce clan à mes côté à ma mère. Durant ma quête, j’avais espéré la trouver. J’avais simplement suivi une piste, un ouïe dire, j’en étais réduit à cela. Mais aucune trace. J’étais las de ne pouvoir faire son deuil. Elle n’était ni dans les royaumes des morts, ni dans celui des vivants. C’était comme si le serpent rongeant les racines de l’arbre l’avait gobée. Cette pensée effroyable, je l’eus vite de la mettre de côté. J’avais peur de découvrir la vérité sur la disparition de ma mère , mais en même temps, je devais en avoir le cœur net. Ne pas savoir…c’était pire que de faire son deuil. J’avais bien réussi à pardonner à mon père, bien que trop tard, ses erreurs. J’aurai donné tellement de choses pour pouvoir serrer ma mère dans mes bras, lui montrer combien elle pouvait être fière de moi.

J’avais Hrönn pour cela. Si ma marraine était plus discrète dans ses affections, la vague qui avait passé son temps à garder un œil sur moi quand j’étais jeune, avait encore la même habitude de m’étouffer. J’avais noué avec plusieurs des vagues, des relations bon enfant. Accolades, embrassades, c’était un rituel auquel je me prêtais volontiers. N’ayant plus mis les pieds à Asgard depuis un moment, c’était comme rentrer à la maison. Après les retrouvailles, les cadeaux, comme promis. Bien que les vagues étaient universelles et auraient très bien pu se déplacer vers les destinations que j’avais visitées, je savais qu’elles aimaient bien les cadeaux ou les histoires. Cela dépendai de l’humeur des différents protagonistes. Je m’étais retiré dans mes quartiers après cela. Repos, rafraichissements, j’abandonnais mes vêtements de voyages pour des tissus plus légers. Le goût de sel eut vite de se faire présent, mais cela ne me dérangeait pas tant que cela. Vacant à mes occupations, je ne m’attendais pas à voir l’invitée que la dame des lieux avait ramenée. Revenant du bord de mer, où je m’étais attardé quelques instants à écrire dans mon journal de bord les dernières idées et péripéties de mon voyage, me voilà qui était apostrophé par la Tempétueuse elle-même. Je m’arrêtais dans mon pas et levai un sourcil avant de bifurquer et me rapprocher du rassemblement. Je ne vis pas directement à qui Ràn me présentait et m’avançai près d’elle.

Devant moi se trouvait une créature bien étrange. Je ne la connaissais pas. Rare fait pour un dieu. Je sentais qu’elle n’était pas humaine, mais son aura n’était pas la même que pour les autres dieux. Je jetai un coup d’œil à Ràn, avait-elle bien dit Hel ? La fameuse et maudite Hel ? Fille d’un des fils d’Odin et pas des moindre, Loki ? Le même Loki avec lequel dans notre jeunesse, j’avais contribué à aiguiser le couteau de malice qui nous avait unis dans bien des mésaventures. J’avais entendu de nombreuses rumeurs au sujet de la jeune déesse. Peu étaient véridiques en fin de compte. M’avançant d’un pas, je présentais mes respects. « Mademoiselle Hel. » je me redressais et lui offrais un sourire charmant. « Ou dois-je m’adresser à vous par votre tire, votre majesté ? Je dois dire que les protocoles n’ont jamais été des amies fidèles. » Il se pencha vers elle. « Au grand dam de Dame Rän. » J’allais me prendre une petite claque pour cette remarque. Mais je voyais Hel nerveuse. Elle fit un pas en arrière. Je n’étais pas du genre à juger. Les apparences étaient plus que trompeuses, les plus belles personnes pouvaient être les plus laides et inversement. Il fallait donc faire la conversation tout en étant rassurant. Oui j’étais un charmeur invétéré, mes conquêtes se comptaient par centaines, et je n’allais pas m’arrêter, j’aimais les femmes, mais je les respectais également. Hel était fragile, et mon cœur me disait qu’elle devait sortir de cet état, qu’il lui fallait juste une main pour qu’elle puisse fleurir et atteindre tout son potentiel. « Voulez-vous m’accompagner aux cuisines ? J’allais justement me sustenter de quelques mets volés à la cuisinière avec on accord bien sûr.. »

crackle bones




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MessageSujet: Re: We met in the sea, waves gave us hope - Ásbjörn & Hel   Sam 4 Juil - 19:05

We met in the sea, waves gave us hope
ÁSBJÖRN & HEL
- Flashback -

J'avais vécu toute ma vie recluse de la société, rejetée même par mes semblables. Reniée par un grand-père trop puissant, délaissée par une mère démissionnaire, oubliée par un père incapable. Reniée à chaque étape de ma vie, je vivais avec l'abandon dans la peau et l'exclusion dans les veines. J'en arrivais même à me mettre à l'écart de moi-même. Je ne supportais pas mon reflet dans un miroir, et quand je croisais ce morceau de chair putride que j'étais dans la beauté d'une glace miroitante, je me répugnais. Hel, Reine des Enfers, mais souveraine de rien du tout. Je devais être une piètre souveraine pour n'importe qui croisait mon chemin, et je ne comprenais pas ces sourires et ces embrassades de la part des vagues. Je rencontrais de temps en temps mon reflet dans l'eau qui était le principal élément qui composait le palais de Ran. Et partout dans cette eau plus claire que le ciel, je voyais la même jeune fille apeurée, effarée, un air béat sur le visage. Ridicule. Ce ridicule qui devait être accentué au moment où des mots franchirent les lèvres de l'Ase qui me faisait face.

Il avait plongé devant moi dans une révérence parfaite. Je ne savais pas vraiment pourquoi j'étais pétrifiée à vrai dire. Peut-être parce qu'il était le premier homme que j'entrevoyais après Loki. La Reine de l'Helheim n'en menait pas large. Alors que je devais être assurée et parfaite, je plongeait à mon tour dans une révérence maladroite et tremblante. Je faillis perdre mon équilibre en me relevant, mais je me disais que je n'avais plus grand chose à perdre, vu la peur et la misère que je devais dégager à ce moment-là. C'est une réponse balbutiante et peu assurée que je servis à sa charmante question. "Non, je vous en prie, Hel suffira amplement. Je suppose que Dame Ràn nous le pardonnera pour cette fois. Je suis ravie de vous rencontrer." Je ne reconnaissais pas réellement ma voix, qui s'était faite plus douce qu'à l'ordinaire, bien que plus tremblotante aussi. Je ne savais pas comment me positionner, ni où me mettre. Mon nez tomba machinalement sur mes doigts qui se tortillaient depuis un moment. C'était la première foid que je me demandais ce que je pouvais bien faire de ces satanées mains. Je les triturais tellement que je m'étonnais que ma peau, habituellement putréfiée, ne se déchiquetait pas encore. Horrifiée à l'idée que tout le monde puisse voir ma véritable apparence, je me dépêchais de lêcher mes doigts, de peur que tout le monde se rende en fin compte du monstre que j'étais. Jeune fille du Mal, corps en putréfaction. Et en plus je n'avais aucune idée de comment faire la conversation.

Heureusement pour moi, l'Ase prit les devant. Je m'attendais à une banale conversation de politesse, mais j'avais droit à une invitation en bonne et due forme. Surprise, je relevais la tête pour le regarder, des questions plein le regard, la peur assaillant mes mains qui recommencèrent à s'énerver l'une contre l'autre. Machinalement, je regardais Ràn, sans vraiment savoir si je lui demandais la permission ou une absolution. Elle me répondit d'un petit sourire que je ne lui connaissais pas vraiment. J'étais piégée, effrayée. Je n'étais pas douée pour faire la conversation avec quelqu'un que je connaissais, alors avec un parfait inconnu ? Seuls ? Je reportais mon regard sur l'Ase qui me tendait la main, toujours en souriant. Il y avait quelque chose d'infiniment apaisant dans ce sourire, et de mystérieux dans son regard. Je m'entendis lui répondre plus vite que je ne l'aurai voulu. "S'il s'agit d'un vol autorisé, je n'y vois pas d'inconvénients, à condition que la cuisinière non plus." Je le suivais alors, en tentant désespérément de former sur mes lèvres trop minces ce qui ressemblait le plus possible à un sourire amical. J'avais vraiment de gros progrès à faire en la matière, et cet homme me donnait exactement l'exercice qu'il me fallait.

Le chemin jusqu'aux cuisines n'était pas très long, mais ce fut pour moi une épopée. Je me posais un tas de questions auxquelles je n'avais jamais pensées avant : comment marcher le plus normalement possible ? Fallait-il regarder droit devant moi ou plutôt le sol ? Avais-je vraiment la démarche d'une reine ? Et ces satanées mains, que pouvais-je bien en faire ? Et surtout, avec tous mes gestes plus maladroits les uns que les autres, qu'est-ce qu'Asbjörn pouvait bien penser de moi ? Cette dernière pensée me mortifiait plus que toutes les autres. Je ne savais pas ce que les gens pensaient de moi. Je mourrais d'envie de le découvrir, et pourtant je savais que je ne pourrais pas tout supporter. L'Ase marchait légèrement plus vite que moi, ce qui me permettait de le détailler assez discrètement. Il portait des vêtements assez légers, mais les marques sur sa peau trahissaient un long voyage avec un équipement plus lourd. Il était bel homme, du moins je le supposais. Il m'était agréable à regarder, alors je pensais qu'il devait être beau. Je ne savais guère ce que le beau signifiait, je venais tout juste de le découvrir en sortant de mon royaume. Je ne comprenais pas la démarche d'Asbjörn. Nous venions d'être présenté, il n'avait aucune obligation de m'inviter à passer du temps avec lui. Mais si je me posais des questions j'étais ravie qu'il l'eu fait. C'était à mon tour de briser le silence, et pour une fois, je n'étais pas gênée de le faire. "Il paraît que vous rentrez tout juste d'un long voyage, Seigneur Arison. Avez-vous trouvé ce que cherchiez dans le monde ?" Je mourais d'envie de lui poser un milliard de questions sur le monde, les gens, et toutes les contrées qu'il avait visitées. Mais si je devais déjà passer pour une jeune femme maladroite, je me devais de le garder de ma curiosité trop avide.



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