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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 Comme la mer sur le roc noir et nu (Jörd & Darakan)

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dieu du sommeil et des songes

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WHEN MY TIMES COMES AROUND
LET ME GENTLY IN THE COLD DARK EARTH
NO GRAVE CAN HOLD MY BODY DOWN
I'LL CRAWL HOME TO HER



MessageSujet: Comme la mer sur le roc noir et nu (Jörd & Darakan)   Lun 15 Juin - 0:14


Comme la mer sur le roc noir et nu
Darakan & Jörd



L’errance sur Asgard était de loin dissemblable à ce que l’on pouvait ressentir en flânant parmi les humains de Midgard. L’absence probable de déité dans les environs donnait au Sommeil l’impression de respirer un air nouveau, que prendre un nouveau sentier de vie était désormais possible. Mais à la place de prendre un choix décisif pour sa vie, il restait coi devant la bifurcation qui s’offrait à lui et allait de nouveau se perdre dans ses songes. Il erra au bord de la mer dans un recoin isolé d’une longue plage, au pied d’une falaise noire contre laquelle, lorsque l’humeur d’Ægir les déchaîne davantage, les vagues s’écrasent bruyamment. Ce matin-là, brouillard sournois rôdait sur ces côtes rocheuses et les enveloppaient comme pour les isoler du reste du monde ; c’est la raison pour laquelle Darakan s’était rendu en ces lieux pour échapper à la compagnie malvenue de n’importe quelle déité qui ne procurait que des soucis aux Songes.

Chaque foulée à pieds dénudés à travers la légèreté du frimas glacial obombrait progressivement l’esprit du Sommeil, qui s’en allait dans un voyage intérieur imprudent en direction du passé. L’absence de tout bruit, si ce n’est le délicat clapotis des quelques gouttes d’eau de mer contre les grosses pierres gris anthracite, en bas de cette falaise vertigineuse, ne l’aidait pas à rester présent dans la réalité. Dans la tête du dieu, le soleil d’Asgard dardait de chauds rayons dans un champ flavescent où deux adolescents couraient en riant à en perdre haleine. Leurs visages respiraient le bonheur. Le garçon prit la main de la fille, et ils fendaient l’air comme s’ils étaient les rois du monde, ou de leur monde tout au moins, au milieux de cette nature abondante et de ces odeurs enivrantes qui semblaient sortir tout droit de l’esprit de la fille. Celle-ci, en pleine foulée, tomba, entraînant la chute de son frère, amortie par les herbes molles et vertes. Ils ne s’arrêtaient pas de rire, en se regardant, avec cette complicité fraternelle, de leurs yeux plongés dans ceux de l’autre, vert ambré sur bleu persan, comme accrochés l’un à l’autre d’un lien insécable. Mais au loin, d’immenses nuages noirs arrivaient, scindant le ciel par de furieux éclairs qui semblaient siffler « Je renoncerai à toi. », « A m’aimer ainsi, tu ne peux que finir par me haïr. », « Je regrette. », « L’on ne peut s’aimer ainsi. Tu le sais… », « Veux-tu que je disparaisse, Darakan ? Que je te laisse là, seul face à tes affres ? », et se répéter dans un écho infernal et éternel, qui finit par sortir de la bouche grondante de la fillette. Le garçon se releva et hurla un « Arrête ! » retentissant pour faire face à cet orage qui le suivait depuis trop longtemps et qu’il ne voulait que repousser et ne vivre plus que sous un ciel bleu et dégagé de tout nuage. La petite Terre voulut elle aussi se redresser, mais bientôt, ce fut ses propres racines qui sortirent d’une fissure du sol et vinrent ceindre ses jambes, tandis que des paroles résonnantes et tumultueuses s’échappèrent de la bouche du garçon, comme un venin acrimonieux qu’il ne pouvait contrôler : « Qu'as-tu fait, Jörd ?! », « Tu n’en fais qu’à ta tête. », « Je suis fatigué, Jörd. », « Tout de toi éveille mes maux. », « Je t'aime, Jörd. ». Sans s’en rendre compte, Darakan s’était fait matière de cet orage, sa voix s’était muée en éclairs qui accablaient sa sœur ; et les nuages noir d’encre et opaque se diffusèrent dans tout le ciel et recouvrirent l’astre radieux.

Un pied nu dans l’eau glaciale de la mer éveilla l’esprit de Darakan et ses songes s’estompèrent petit à petit, et ses yeux se déposèrent paresseusement devant lui, sur le sable bis que la sombreur de l’eau battait doucement. Le Sommeil prit place sur l’une des pierres qui bordait l’eau, l’un de ses pieds touchant encore la surface de la mer, comme si sa température mordante avait le don de maintenir l’esprit du dieu éveillé. Le rappel des songes qui venaient de le frapper lui revint progressivement. Depuis sa dernière rencontre avec sa sœur, les pensées du dieu ne cessaient de se finir de cette manière, comme hantées par la Terre… Et lui aussi la hantait en retour. Il usait d’une sorte de processus de défense involontaire contre ses propres tourments qui prenaient le visage de Jörd ; mais en réalité, elle ne lui avait rien fait, alors que lui, il la faisait honteusement souffrir. Était-ce une forme de vengeance inconsciente ? Au tréfonds de son être, voulait-il du mal à sa sœur ? Avait-elle raison quand elle lui avait dit que l’amour menait à la haine ? Non, Darakan ne pouvait nourrir la moindre forme de haine à son encontre, dans aucun des scénarios qu’il s’était laissé imaginer. Le Sommeil leva ses yeux qui se remplirent de culpabilité, la bruine lui picotant le visage, et observa avec peine le haut de la falaise, qui disparaissait derrière cette brume matinale et épaisse.
Et pourtant, songea-t-il, il se trouvait en ce moment même loin de sa sœur, il avait pris congé d’elle, et l’avait ignorée la dernière fois qu’elle s’était tenue dans la même pièce que lui. Était-ce le début d’une quelconque haine…?

Un petit clapotement attira de nouveau l’attention du Sommeil sur l’eau. Il regarda autour de lui, mais pas l’ombre d’un animal aux alentours. Peut-être n’avait-ce été qu’un naïf poisson assez fou pour s’aventurer vers la surface. Le dieu n’y attacha aucune importance, et, dans sa légendaire léthargie, se remit à écouter le silence, qui était, pour lui, la plus belle des musiques. Jörd. Qu’allait-il faire ? Allait-il continuer de la fuir lâchement ? La seule pensée de la savoir à côté de lui écrasait, poignardait et émiettait son cœur estropié, sensation qu’il n’avait jamais ressentie auparavant, même à ses côtés. Il avait cependant ressenti pire sensation que celle-ci : lorsqu’il l’avait perdue. C’était précisément pour cette raison qu’il avait décidé de prendre ses distances ; il ne saurait supporter de voir Jörd le quitter à nouveau. Les blessures qui étaient apparues au creux de sa poitrine avaient besoin de temps pour se reconstruire, et la présence de sa sœur, en écho à tout ce qu’ils s’étaient dit lors de leur dernière conversation, empêchait cette guérison. Et pourtant le plus grand désir du tréfonds du Sommeil était de retrouver sa sœur à ses côtés ; mais cette limite avait été franchie entre eux-deux, depuis, et avait créé une brèche dans le lien qui les unissait que Darakan, de son côté, voulait à tout prix réparer ; tâche intérieure à laquelle il s’était déjà attelé depuis quelque temps maintenant, et n’avait qu’à peine porter ses fruits. S’il la hantait inconsciemment dans ses rêves, c’est probablement parce qu’il n’osait pas le faire de pleine conscience. Il lui en voulait assurément de l’avoir laissé seul face aux décisions qu’elle avait prises, et en plus de cela, parce qu’il l’avait soutenue depuis toujours, à avoir des morts sur la conscience.
Mais il s’était passé de nombreuses choses depuis ces événements-là. Des événements plus heureux, tels que le couronnement de Thor ou la naissance de Thrúd, qui, malgré tout, emplissaient le cœur de Darakan d’un épanouissement bien dissimulé.

C’est dans une surabondance de contradictions que les songes du Sommeil se dissipèrent lorsqu’à nouveau il entendit un bruit intrigant tout près de lui. Il tourna sa tête et ses deux grands globes bleutés se déposèrent sur un visage et une chevelure familiers mais ô combien déconcertants. Le dieu s’estomaqua… « Jörd. » L’espace d’un instant, l’expression du dieu se radoucit au son de ce nom et à la vue de son ineffable beauté qui ne le lassait pas, avant que ses traits ne se crispent une nouvelle fois. La douleur et la culpabilité avaient surpassé la colère et le remord, et, de toute manière, cette fine lueur d’effervescence qu’il décela dans son regard lui fit bien vite ravaler l’ébullition qu’il sentit démarrer dans son sang. Un soupir, et l’équanimité regagna le faciès de Darakan, qui détourna son regard creusé de cernes et le perdit dans la brume environnante. Nul besoin de s’enquérir de la raison de sa visite ici même, son regard parlait pour elle. Le Sommeil ouvrit sa bouche pour formuler quelque parole de politesse, ou pour demander pardon, mais pas le moindre son n’en sortit, comme frappé de mutisme. Ses yeux bleutés eurent beau vouloir se réfugier à gauche, à droite, ils ne trouvèrent finalement que place confortable dans ceux de Jörd, alors qu’ils ne laissèrent aucunement paraître les quelques craintes qui s’étaient emparés de Darakan, ou sa susceptibilité quant à la présence de sa sœur à ses côtés, en ce moment même… Ils ne montraient que sa fatigue et son dérangement.



Pendant qu’il regardait tranquillement la flamme, qui versait du plafond ses filets de couleur, un songe était venu voltiger sur son âme, comme un oiseau de pourpre au-dessus d’une fleur. Sur sa table de nacre au reflet argenté, la lune souriait aux tours de porcelaine, et trois dames causant au milieu de la plaine, jetaient comme cet astre une étrange clarté.


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MessageSujet: Re: Comme la mer sur le roc noir et nu (Jörd & Darakan)   Jeu 25 Juin - 10:51

J
örd s’enlise dans les reminiscences obsédantes de sa jeunesse tranquille, lorsqu’elle se prêtait à rire à la moindre occasion. Elle se rappelle des odeurs tièdes du chèvrefeuille fleuri et de l’eau froide ruisselant à ses pieds. Elle se souvient de ses courses effrénées en compagnie de son frère, des découvertes enthousiastes qui illuminaient ses journées et des discussions interminables avec celui qui lui consacrait de son temps. La quiétude d’esprit est chose qui lui manque terriblement aujourd’hui - surtout maintenant que Darakan lui a révélé son attachement contre nature et qu’ils ont mis de la distance entre eux. Colère, dépit. Le souvenir joyeux s’entache de noirceur - le ciel se couvre et menace de vomir sa punition sur les deux frêles silhouettes étendues dans les hautes herbes. Les paroles se heurtent aux parois de l’univers enlaidi par la culpabilité évidente et le timbre du Dieu des Songes résonne avec amertume, assénant les tympans de la belle et martelant son crâne d’une folie passagère. Il dit l’aimer mais ne semble supporter de la côtoyer sans être victime de la passion qu’il nourrit à son égard. Comment pourraient-ils faire comme si de rien n’était dès à présent ?

La Terre s’éveille brusquement, les yeux grands ouverts sur le paysage quiet qui la contemple sans broncher. Au sommet de ses racines, juchée sur le toit du monde, elle peut veiller sur Asgard et imaginer ô combien son fils peut être pris par ses responsabilités de monarque. Ainsi rétablie au sein de la civilisation, la belle peine tout de même à y trouver sa place. Le regard des éprouvés l’a beau avoir hanté, c’est dorénavant tout autre chose qui vient occuper son esprit. Darakan. Son baiser, ses paroles - le fait qu’elle n’ait finalement pas envie de renoncer à lui car il est son frère. Son confident. Le visage empreint d’une profonde lassitude, la Terre s’arrache à son trône de sylve. Elle se sent fébrile - remuée par la colère froide qui lui noue les entrailles et malmenée par la culpabilité qui la prend à la gorge. Sont-ils fautifs tous les deux ? D’avoir noué une relation de complicité trop exigüe pour rester dans les limites de la norme. Quand elle ferme les yeux, les images défilent devant ses yeux, harassantes et brutales, comme le ton du Songe lorsqu’il lui débite ses tourments. Elle ne sait plus quoi penser et oscille entre ses émotions décadentes. Déni, rancœur, tristesse, envie, attachement. Elle bouillonne, elle perd pied.

« Mère... ? » La voix caverneuse résonne une instant, teintée d’inquiétude. L’arbre penseur qui se dresse dans l’ouverture taillée à même le tronc s’avance de sa démarche pesante et pose ses billes émeraude sur la Déesse de la Terre. « Nous n’aimons pas vous savoir désappointée. » Jörd s’est redressée et le contemple avec désarroi. Elle se rend dès lors compte de l’angoisse croissante qui fait soubresauter son corps. Elle regarde ses mains tremblantes et essaie tant bien que mal de calmer l’affolement de son pouls. « Ce n’est rien. Ne vous en faites pas. » Qui pourrait le croire ? Le plus sombre idiot ne pourrait s’y résoudre, et les infants de sa créativité encore moins. Après avoir été rongée par la vengeance, voilà qu’une vicieuse obsession venait à bousculer ses pensées, remettant en question les racines de son existence. « Cela fait des jours que vous ne dormez plus. Et nous ne pouvons rester sourds à vos turpitudes, quelles qu’elles soient. » Jörd aurait du être touchée par cette franche attention mais au lieu de ça, elle sentit l’agacement poindre dans son regard cristallin. « Laisse-moi. » Articule-t-elle, mâchoire serrée. L’arbre penseur s’exécute et la déesse reste figée, une expression douloureuse sur le visage. Non, cela ne peut plus durer. Elle le voit et il la hante. Cette figure si familière, d’ordinaire apparentée à du réconfort, soulève dorénavant tout un tas de questionnements qui la tourmentent. Elle voudrait oublier. Elle aimerait se lover entre les bras fraternels avec innocence et retrouver la gamine qu’elle a toujours été à ses côtés. Elle aimerait occulter cette attraction dangereuse qui l’a empêché de congédier brutalement Darakan au moment où il l’a embrassé. La belle ramène ses mains contre ses lèvres et décrit de petits cercles en marchant au centre de la pièce. Elle ne peut se voiler la face et elle ne peut le laisser faire. Cela échappe sûrement au contrôle du Dieu des Songes car elle le connait assez pour savoir qu’il ne l’affligerait jamais volontairement. Maudits, ils sont maudits.

C’est sans se presser que la Terre avance dans son royaume de verdure. Plus elle s’approche de la côte, plus elle entend le fracas des vagues rythmer ses pas. Sur la plage, c’est là que Darakan a été vu par le petit Nisse qui est venu le lui rapporter. Parfois, lorsqu’on prend part à quelque chose de grand, on évite de penser à ses propres tourments. Elle l’imagine sans peine dressé contre le vent, regard tourné vers l’horizon. Pense-t-il seulement à elle ? Voit-il à travers elle ? Les pieds nus de la Terre touchent enfin le sable. Elle quitte ses terres pour celles d’Aegir et Ràn, chose qui soulève en elle une sensation étrange. Elle n’est plus maîtresse de rien ici bas. Sa robe anthracite claque au vent tandis qu’elle se rend jusqu’au bord de la plage et la longe calmement, portant son regard sur les remous cristallins avant de distinguer la silhouette pensive à quelques mètres d’elle. Sa gorge se noue et elle manque de tourner les talons pour s’en retourner d’où elle vient - mais non, elle ne peut pas s’esbigner une fois de plus. Il est nécessaire pour elle de le confronter pour dénouer ses obsessions et en finir avec ses élans insensés. Elle s’approche et sent sa fureur se liquéfier dans une affection instinctive, chose qu’elle se charge de dilapider sous un regard noir. Elle ne lui en a jamais voulu avant aujourd’hui - il n’est pas naturel pour elle d’avoir envie de le réprimander. Et pourtant, il le faut. Pour ne pas qu’ils se perdent tout d’eux hors des frontières de la raison.

« Jörd. » Il l’observe, saisi entre surprise et tendresse et elle se montre inflexible, préférant se draper de sa morgue autoritaire. Le visage du Songe est creusé par la fatigue et l’usure. Elle devine dans son regard qu’il a compris la raison de sa venue jusqu’à lui. Il cherche à éviter son regard mais finit par y revenir par dépit. Osera-t-il rester passif ? Son silence est troublant mais compréhensible. « Darakan... » Amorce-t-elle, bras contre ses flancs, quelques mèches virevoltant devant ses yeux. « Il faut que cela cesse. » Elle ne le quitte pas des yeux mais n’ose pas s’approcher davantage. Car sa présence seule à ses côtés pourrait faire flancher cette image qu’elle se donne - celle d’une sœur éreintée par les facéties de son aîné. « Libère mon sommeil de tes songes. » Le ton froid embrasse la supplication tandis qu’elle vacille dans sa peau autoritaire. Elle observe Darakan et ne peut empêcher son esprit de buter sur des détails de sa physionomie, qui dans un appel charnel lui rappelle le fruit de leur culpabilité. L’angle de sa mâchoire barbue, les lippes closes sur un silence mortifère. Devait-elle le faire souffrir pour qu’il puisse la haïr ? Se détacher d’elle et aller de l’avant. « Libère mon sommeil de tes désirs. »




Par un soir ténébreux de l'arrière-saison. Dans un coup de rafale une graine emportée, tombant contre les murs d'une haute prison, entre de vieux pavés mal joints s'est arrêtée. Alors, comme sortant d'un funèbre sommeil, Elle émerge à grand'peine et s'exhausse de terre, et d'un suprême effort aspirant au soleil elle frémit d'espoir, la pauvre solitaire.
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