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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 The Jaw of death is never too far away ☾ Máni & Roskva

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MessageSujet: The Jaw of death is never too far away ☾ Máni & Roskva   Jeu 2 Juil - 1:25

The Jaw of death is never too far away
Whenever I gaze up at the moon, I feel like I'm on a time machine. I am back to that precious pinpoint of time, standing on the foreboding - yet beautiful - Sea of Tranquility. I could see our shining blue planet Earth poised in the darkness of space.

Les premières lueurs de l’aube qui perçaient déjà au travers des arbres majestueux indiquaient que la compteuse d’années venait à peine de commencer sa course infernale dans le ciel d’Yggdrasil, et les rayons chauds qui filtraient à travers les feuillages dépeignaient la forêt d’un or encore plus chatoyant que le palais lui-même. Il était tôt et le monde commençait à s’éveiller à Asgard, laissant planer un calme que rien ne semblait pouvoir perturber. Enfin rien, ou presque. Un nuage d’oiseau émergea hors de la forêt divine lorsqu’une voix hargneuse retentit à travers les feuillages. Hors d’elle. Elle était hors d’elle, une fois de plus. Au fur et à mesure qu’elle avançait d’un pas enragé, elle rejetait avec violence les branches qui venaient s’étendre sur sa route n’accordant que peu d’importance aux quelques griffures qu’elles lui léguaient.

La veille, la suivante de Sif avait eu une énième altercation avec celui qui était son maître, bien que ce mot empoisonné ne sortirait jamais de sa bouche car cela reviendrait à admettre la réalité de ses chaines. Certes, depuis que la nouvelle reine l’avait prise sous son aile sa vie était bien plus plaisante sur la terre divine et au fil du temps la gentillesse de sa maitresse et son indulgence à son égard avaient fini par compenser grandement au sentiment de rébellion haineuse qui l’envahissait. Mais il lui manquait quelque chose, ici. Quelque chose que malheureusement son amie n’était pas en mesure de lui donner, l’amour parental. Bien qu’elle n’ait plus vécu dans ce royaume depuis une décennie, elle sentait toujours les racines de Midgard s’accrocher à ses chevilles, tentant désespérément de la ramener vers sa terre natale. Ce qui lui manquait, c’était sa famille. Si il y avait bien une chose dont elle était certaine au fond d’elle, c’était que quelque part en bas, ses parents l’attendaient elle et son frère. Mais Thialfi y pensait-il toujours de son côté ? Les rapports entre le frère et la sœur à la chevelure d’argents étaient devenus tellement compliqués qu’il était impossible de le dire. Quoiqu’il en soi, elle avait trouvé Thor dans la soirée et lui renouvela sa requête, à laquelle il renouvela son refus. Et comme à chaque fois, les voix haussèrent, les verres volèrent, et la martyre se fit renvoyer à sa chambre. Entre eux deux, il n’y avait jamais eu de conversation calme ou de réactions mesurées et malheureusement cela virait toujours à l’orage bien que depuis le temps Roskva s’était assagie. Car son amertume à l’égard du souverain d’Yggdrasil elle, ne s’était jamais endormie.

Dans un premier temps, elle hésita à quitter sa maîtresse une fois l’aurore affleuré. Depuis les derniers évènements où elle avait bien failli rejoindre le Valhalla plus d'une fois, Roskva n'était pas vraiment rassurée à l'idée de laisser sa seule amie de ce monde seule et encore moins quand on savait qu'elle pouvait avoir des visions d'un moment à l'autre. Évidemment Sif possédait à ses talons un nombre incalculable de sujets, mais le lien qui unissait les deux jeunes femmes avait toujours été différent. Mais après une courte réflexion dominée par la rancœur, elle laissa un mot à sa reine en se disant que de toute manière elle ne lui en voudrait pas si elle s’éclipsait quelques heures. Lorsqu’elle était en colère, elle avait besoin de s’isoler de toute civilisation et noyait d’insultes sa cible du jour par les débordements de son cœur fielleux. Son tempérament de flammes avait besoin de cela pour aller mieux et oublier l’isolation constante dans laquelle elle s’enfermait sur la cité dorée. Bien que dangereuse, la forêt et les montagnes lui offraient cette vague d’air pur qui finissait toujours par l’apaiser une fois la rage évacuée.

Jurant à tort et à travers envers son bourreau, la fille à la crinière lunaire arriva finalement devant une clairière rocheuse qui se mouvait au milieu des arbres. Les poings serrés, Roskva haletait suite à cette marche rapide. Elle ne pouvait même pas en parler à Thialfi, celui-ci lui rétorquerait qu’elle devait apaiser son caractère et se montrer patiente. Mais cela faisait dix ans qu’elle était patiente ! Les sorties sur Midgard n’avaient certes pas de prix et elle ne saurait jamais comment remercier Sif de l’amener avec elle à chacun de ses déplacements, mais le manque de ses parents était trop grand. Tout comme l’incompréhension de Thor et de son frère, et de l’hypocrisie des autres à son égard. Elle ne faisait pas semblant d’apprécier les dieux, alors pourquoi faisaient-ils l’inverse ? Elle ne serait jamais rien d'autre qu'une étrangère ici de toute façon. Elle ne demandait plus à retrouver sa liberté, elle demandait simplement à voir sa famille, même si elle ne pouvait leur parler. Les mains enfoncées dans sa chevelure, elle continuait de râler péniblement contre le monde comme elle savait si bien le faire.

« RAAAAAAAAAAH ! » cria-t-elle en balançant une pierre avec véhémence sur le gros rocher devant elle. Elle y donna un coup de pied pour terminer son geste puis se laissa tomber d’un air boudeur, n’assumant pas la douleur ridicule qu’elle venait de s’infliger. Mais à peine-eut-elle le temps de toucher le sol, qu’un grondement s’éleva à ses côtés. La terre se mit à trembler légèrement et sous les yeux ébahis de la mortelle, la masse rocheuse qu’elle avait frappée émergea du sol pour s’élever en un énorme monstre. Un troll de pierre ? « Dites-moi que je rêve. » Elle eut à peine le temps de réaliser la chose que le gros caillou rugit férocement droit sur elle, propulsant un vent chaud et nauséabond sur son visage qui devint aussi pale que sa crinière. Visiblement, il n’avait pas l’air d’avoir apprécié d’être dérangé dans son sommeil. Sans demander son reste, elle se ramassa sur elle-même et se mit à courir aussi vite qu’elle le put, abandonnant tout courage.

Courant à travers les branches, sautant par-dessus les buissons et essayant de le semer en slalomant d’un arbre à l’autre, la demoiselle n’avait rarement eu aussi peur de sa vie. De toutes les fois où elle avait fait une escapade en pleine nature elle ne s’était jamais faite attaquée, et c’était bien la première fois qu’elle se faisait poursuivre par un Troll de pierre ! Elle qui voulait oublier sa colère, c’était réussi ! A bout de souffle, elle s’arrêta contre un tronc et jeta un coup d'oeil aux alentours. Aucun bruit, aucune présence. L'avait-elle semé ? Elle avait bien du mal à y croire ! Elle patienta quelques secondes en espérant qu'il était parti et qu'elle n'avait plus qu'à continuer et faire un léger détour pour rentrer au palais, mais un grondement peu aimable retentit de nouveau. Affolée, elle se remit à courir dans les buissons mais ne voyant pas le contre-bas devant elle, elle glissa en arrière sur la pente raide et dévala le long lit de terre. Arrivée en bas, elle n’eut le temps de poser qu’un pied en avant, qu'une créature jailli lourdement devant elle en lui coupant la route tel un ouragan sans même la remarquer. Un loup, un loup énorme et plus grand qu'elle n'en avait jamais vu venait de la frôler en un éclair. Elle n’avait même pas eu le temps de crier. Paralysée par la peur quelques secondes, elle se remit cependant à courir, fonçant droit devant elle sans vraiment savoir où si elle s’enfonçait d’avantage dans la nature ou si elle se rapprochait de la cité. Au loin devant elle, elle aperçu un tronc d’arbre avec une brèche suffisamment grande pour qu’elle s’y glisse. La demoiselle de compagnie pris une grande inspiration, et réuni toutes ses forces pour courir jusqu’à elle. Elle n’était plus qu’à quelques mètres de sa cachette quand quelque chose la percuta de plein fouet et elle se retrouva écrasée sur le sol.

Un bourdonnement strident sifflait dans sa tête tandis qu'elle essayait de retrouver une vue claire. Elle papillonna des paupières, aveuglée par le soleil ardent qui émergeait des arbres, et fronça les sourcils quand elle réalisa qu'elle n'était pas seule dans les bois. « Ah non, pas vous ! » elle voulu repartir, mais le hurlement du loup lui glaça le sang. Elle attrapa le bras de celui qui l'importunait dans sa fuite, et le poussa dans la crevasse avec elle, forçant pour rentrer, en espérant que l'animal ne passe pas par là. « Et là, je devrais avoir le sourire selon vous ? » grommela-t-elle hargneusement en chuchotant face à l'homme de la Lune avec qui, malheureusement, elle se retrouvait coincée -une fois de plus- dans l'écorce étroite.
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and if you call for me you know I'll run.
MY FATHER'S LOVE WAS ALWAYS STONG, MY MOTHER'S GLAMOUR LIVES ON AND ON, YET STILL INSIDE I FELT ALONE, FOR REASONS UNKNOW TO ME. BUT IF YOU SEND FOR ME YOU KNOW I'LL COME, AND IF YOU CALL FOR ME YOU KNOW I'LL RUN. I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN, RUN, UN. I'LL COME TO YOU, I'LL COME TO YOU, I'LL COME, COME, COME.× by lizzou.
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The moon is a loyal companion.
It never leaves. It’s always there, watching, steadfast, knowing us in our light and dark moments, changing forever just as we do. Every day it’s a different version of itself.



Sometimes weak and wan, sometimes strong and full of light. The moon understands what it means to be human.
Uncertain. Alone.
Cratered by imperfections.






MessageSujet: Re: The Jaw of death is never too far away ☾ Máni & Roskva   Jeu 3 Sep - 18:29

The Jaw of death is never too far away
Whenever I gaze up at the moon, I feel like I'm on a time machine. I am back to that precious pinpoint of time, standing on the foreboding - yet beautiful - Sea of Tranquility. I could see our shining blue planet Earth poised in the darkness of space.
Les voiles opaques de la nuit libéraient doucement les mondes pour laisser filtrer la lumière d’un soleil paresseux. Telles des torches qu’on éteignait une à une, les étoiles palissaient pour ensuite disparaître sans bruit. D’un dernier regard vers le firmament, Lune admirait l’œuvre de Nott s’évaporer avec moins de lourdeur qu’à son habitude. Quelque chose avait changé en lui et dans sa vie. Certes, il était toujours l’esclave des Ases au sens où il tirait encore la lune dans une ronde périlleuse. Toutefois, son fardeau était beaucoup plus léger maintenant qu’il n’était plus isolé du reste du monde. Le Pressé n’avait pas bataillé comme Sol l’avait fait face à son destin, mais il avait néanmoins été réticent à tisser des liens étroits avec ses pairs divins à cause de sa peine. Aujourd’hui, son cœur s’était remis à battre dans sa poitrine puisqu’il était de nouveau entouré des siens. Dans une belle demeure dans la cité d’or, les enfants de Mundilfari s’étaient trouvés un point d’encrage, un foyer. Une demeure à leur image qui regroupait ces êtres d’exception, tous ayant ouvert les yeux sur la terre des hommes. Enfin, ils n’étaient pas encore tous à l’aise dans leur monde d’adoption, mais ensembles, ils ne pouvaient qu’être heureux... Lune s’accrochait à cette idée du moins. En regardant les premières lueurs de l’aube apparaître, Mani eut une pensée pour sa sœur et à quel point il devait être dur de quitter son lit lorsqu’on le partageait avec l’être aimé… Pour l’heure, ces ébauches idylliques lui permettaient de ne pas céder à la panique. En effet, à cet instant, Lune n’était ni dans sa demeure ni de très bonne humeur.

Un grondement furieux de bête déchira le silence de la forêt et le sang dans les veines du dieu ne fit qu’un tour. Il accéléra le pas, enjambant racine et branche. Il prit soin d’éviter les feuilles mortes qui pourraient crisser sous ses pas et ainsi trahir sa présence. Il fallait qu’il reste calme. Il y avait une chance pour qu’Hati n’ait pas encore détecté sa présence. Il grondait peut-être uniquement de frustration à cause de leur altercation précédente. Quelques heures plus tôt, alors que le Pressé défilait dans le ciel comme à son habitude, le canidé avait eu un de ses rares éclairs de génie meurtrier. Le loup géant l’avait patiemment attendu à l’interception d’une constellation, caché derrière un nuage opaque, pour ensuite l’attaquer sur le flanc gauche de son char. Pris au dépourvu, le Compteur d’années avait tout juste eu le temps de tirer sur les rênes pour changer de direction, puis de dégainer son épée. Son plan de base avait été de fuir, mais lors des virages plus serrés, il avait dû oser brandir sa lame et frapper. L’animal avait alors chargé sur le véhicule, cherchant à le renverser en y mettant tout son poids. Lors d’un des assauts au-dessus d’Asgard, Lune avait réussi en entailler le museau du monstre jusqu’au sang. En échange de cette nouvelle cicatrice, le char du Pressé reçu une autre secousse et son épée lui échappa des mains pour tomber dans l’épaisse forêt en contrebas. La créature hurla de douleur alors que les gouttelettes d’hémoglobines perlaient sur son nez. Il fut désemparé suffisamment longtemps pour que Mani atterrisse en catastrophe dans la cité d’or. Maintenant conscient que sa vie était liée à la sphère d’argent qu’il portait, le dieu se dépêcha de mettre son précieux fardeau dans le coffre-fort lui étant destiné. Loin des griffes d’Hati, il était beaucoup plus serein. Hélas, la perte de sa lame l’agaçait au plus haut point… Cette arme lui appartenait depuis si longtemps qu’il ne se voyait pas simplement la remplacer par une neuve. Il devait attendre et rassembler son courage limité avant de partir à sa recherche. Pas qu’il est envie de précipiter le Ragnarok, mais il espérait que le loup soit suffisamment intimidé par les remparts des divins pour avoir abandonné la chasse. Il avait donc attendu les premières lueurs du jour pour remettre le nez dehors, pensant que la bête s’en était allée pour le moment. Il s’était trompé.

Soudain, une nuée d’oiseau passa au-dessus de sa tête, fuyant il ne savait quoi. Les arbres devant lui se mirent alors à bouger de manière effrayante, comme si quelque chose d’énorme les écartait pour pouvoir passer à travers les troncs. La petite voix intérieure de Mani lui suggéra de ne pas prendre ce chemin. Il tourna donc les talons, mais en se retournant, il croisa deux yeux jaunes très familiers à plusieurs mètres de distance. Il ne prit pas la peine de réfléchir davantage et se mis à courir le plus vite possible loin du danger inconnu et celui un peu trop connu. On ne l’appelait pas le Pressé pour rien et l’homme dans la lune se déplaça habilement dans la forêt pourtant pleine d’embûches. La peur lui donnait des ailes. Cependant, lorsqu’il jeta un coup d’œil vers l’arrière pour voir où en était son adversaire poilu, il heurta quelque chose, ou plutôt quelqu’un, de plein fouet. Désemparé, Mani avait aussi atterrit dans la poussière. Il se releva en vitesse et se secoua la tête pour remettre ses idées en place. Il eut tout juste le temps d’apercevoir le visage de la suivante de Sif avant que celle-ci ne l’empoigne brutalement. Ils se glissèrent dans une cachette improvisée, mais même si le tronc d’arbre n’était pas une mauvaise idée sur le moment, il était trop étroit pour deux personnes. Dans une proximité dérangeante, le dieu se prit un accueil glacial. Il lui lança un regard courroucé.
« Le moment serait mal choisit je vous l’accorde. » murmura-t-il rapidement, faisant fit du sarcasme acide de la belle. « On ne peut pas rester ici. Ce n’est pas un arbre qui nous protégera d’Hati. » L’animal roda autour, il entendait son corps massif passer à travers la végétation et, lorsque la bête hurla à nouveau, une lueur de terreur traversa le regard de Lune. Où ? Où pouvaient-ils bien se cacher ? Mani examina les alentours du regard tout en essayant de bouger le moins possible. Il plissa les paupières, pensant apercevoir quelque chose qui miroitait au loin. Il tendit l’oreille et soupira de soulagement. De l’eau. Il y avait un cours d’eau tout près. Même sans épée, il pourrait toujours se défende avec ses pouvoirs. « Faute de sourire, courez le plus vite possible. Venez! » Il attrapa la main de la demoiselle et fila en direction du liquide salvateur, mais alors qu’il pensait enfin avoir mis de la distance entre le canidé et sa personne, un autre monstre apparu sur sa route. Ah oui, ça expliquait pourquoi Roskva était, elle aussi, hors d’haleine…

« Un troll de pierre ! Rien que ça ! » marmonna-t-il sur un ton à la fois ironique et désespéré. Lune changea brusquement de direction avant que la créature des bois n’essaie de les aplatir, mais repris vite le chemin vers les clapotis de l’eau. Cette affreuse nuit ne s’arrêtait-elle donc jamais ? Dès que le petit ruisseau fut en vue, Mani se jeta dedans, pataugeant à présent jusqu’aux genoux. Il ordonna à la dame de compagnie de traverser au plus vite les quelques mètres d’eau qui les séparaient de l’autre rive, même s’il cela semblait être une impasse. En effet, de l’autre côté, ils se retrouvaient au pied d’une falaise. Le mur de pierre naturelle les empêchait d’avancer. Devant l’expression semi-confuse, semi-furieuse de Roskva, il se dépêcha d’ajouter : « Derrière la cascade ! » Sur la droite, une légère bruine tintait l’air en réaction au débit rapide de l’eau qui, partant du haut de la falaise, venait se jeter sur les rochers en contrebas. Une masse sombre se dessinait derrière le rideau cristallin indiquant une brèche dans la parois. Pendant que la furie argentée courait pour se mettre à l’abri, Lune resta les deux pieds dans le ruisseau et fit face au troll. Des vibrations dans le sol lui indiquèrent que la créature approchait. Toutefois, quand la masse grisâtre fit ses premiers pas dans l’eau, le troll se stoppa net. Les troncs disproportionnés qui lui servaient de jambes étaient maintenant retenus par une épaisse couche de glace. Cela allait forcément le ralentir dans son ascension vers les deux malheureux, mais pas l’arrêter. Aussi, le Pressé profita de la confusion du troll pour courir en direction de la caverne.

Soudain, une douleur fulgurante le fit tomber au sol. Hati venait de sortir des broussailles et avait simplement bondit par-dessus le ruisseau pour s’emparer du Compteur d’années. Ce dernier roula par terre pour éviter d’être immobilisé par les pattes monstrueuses du loup. L’adrénaline lui fit oublier sa nouvelle blessure et il se releva rapidement avant de se lancer derrière la cascade. Il atterrit lourdement aux pieds de Roskva et se retourna les mains levées vers l’eau qui tombait des hauteurs. Le premier mur de glace qui se forma supporta plus ou moins bien le poids du loup qui chargeait. Il l’empêcha d’entrer, mais se fissura sous l’impact. Heureusement, l’approvisionnement constant en eau de la cascade permit au mur de Lune de se solidifier et de prendre de l’expansion. Les monstres furent donc enfermés dehors, mais les deux habitants d’Asgard se retrouvèrent emprisonnés dans la grotte. Quand ce fut fait, Mani déposa mollement sa tête au sol et ferma les paupières pour calmer les palpitations de son cœur. Sa respiration était saccadée et soulevait sa poitrine avec force, mais un petit sourire victorieux se dessina sur ses lèvres.
« Nous avons eu... un peu de... chance dans notre malheur... je n’étais pas sûr... que la cascade était si près. » dit-il, essoufflé par l'effort. Comme quoi, ses longues promenades loin de l'agitation de la ville des quatre derniers millénaires s'étaient révélées très utiles. Cela dit, son sourire se changea en grimace de douleur lorsqu’il se redressa et s’assit sur la pierre humide. Ses cheveux et ses vêtements trempés lui collaient à la peau, mais Mani ne redoutait pas le froid. Il faisait frais dans la grotte et une odeur de moisissure flottait dans les airs. Les murs étaient recouverts de mousse et les parois suintaient par endroit. « On peut dire que quand vous vous attirez des ennuis, vous ne le faites pas à moitié. » Dans le dos de Lune, cinq longues coupures s’étaient mise à saigner, preuve que les griffes d’Hati avaient été suffisamment redoutables pour déchirer ses vêtements et atteindre la peau du dieu.

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MessageSujet: Re: The Jaw of death is never too far away ☾ Máni & Roskva   Ven 11 Sep - 19:29

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Étouffants dans leur cachette, les deux fugitifs ne manifestaient pas vraiment leur joie des retrouvailles. Serrés l’un contre l’autre, il ne manquait plus que ça à leur malchance du jour car au lieu de se retrouver avec un seul monstre à leur poursuite, les voilà qui devaient en affronter deux ! Un loup géant. Ça n’aurait pas pu être un cheval ailé enragé, ou bien encore un lion… non, un loup géant ! Roskva connaissait très bien l’affinité du dieu avec la gente canine, mais elle aurait espéré que celui-ci soit au moins capable de le tenir en laisse. Ne souhaitant pas s’entretenir d’avantage avec celui qui perturbait un peu plus sa journée, elle resta aux alertes, écoutant avec crainte les branches craquer et les grondements des deux créatures qui les cherchaient. A sa remarque, elle s’énerva de plus belle et le toisait avec des yeux meurtriers. Eh bien il n’avait qu’à en trouver une lui de cachette, si celle-ci ne lui paraissait pas assez bien ! Mais avant qu’elle ne put dire quoique ce soit, elle se fit extraire or de la souche et se mit à courir dans une adrénaline explosive. Malheureusement, le vieux tas de cailloux apparu sur le passage.

« Venant de la part de l’homme qui a un loup géant aux talons, je vais prendre ça pour de la jalousie ! » railla-t-elle en courant derrière le Dieu. Savant qu’il avait des affinités avec l’élément aquatique, elle ne posa pas de questions en le voyant finalement sauter dans le ruisseau. Cependant, sa robe et sa petite taille ne l’aidèrent pas vraiment à traverser rapidement. Elle leva la tête et s’énerva en remarquant que devant eux s’élevait une muraille de roches. « Et où est-ce qu’on va hein ? » cria-t-elle de manière peu délicate avant d’être avertie de la présence d’une brèche derrière la cascade. Sans demander son reste, la mortelle se mit à courir alors que les deux monstres ne les avaient pas rattrapés. Les échos de l’eau tombante l’empêchaient d’entendre ce qu’il se passait du côté extérieur, et elle plissait les yeux dans l’espoir de discerner le dieu de la Lune. Après tout, c’était un dieu justement. Il pourrait facilement s’en sortir, non ?

Soudainement, l’esclave des astres surgit et s’écrasa aux pieds de la demoiselle qui sursauta de surprise. Visiblement blessé, il trouva tout de même l’énergie de bâtir un mur de glace. Les mains jointes contre sa poitrine, la mortelle ne bougea cependant pas d’un cil et se tenait là, debout et immobile à regarder les deux monstres se cogner contre leur barrière. Un frisson de frayeur traversa son échine. Les râles de douleur de Mani la sortirent néanmoins de ses pensées, et elle le regarda se redresser quelques instants avant de détourner la tête et de s’éloigner à l’opposé comme si de rien n’était.

« Je vous signale que je ne vous ai jamais demandé votre aide ! » La mauvaise foi de Roskva refit surface à ce moment-là, et effaça de sa mémoire les quelques secondes où elle aurait pût, dans une éventualité certaine, le remercier. « J’aurais très bien pu me débrouiller toute seule, mais il a fallu que vous me percutiez ! » La petite mortelle avait déjà du mal à reconnaitre qu’elle avait souvent besoin de l’aide des divins et essayait plus que tout de se détacher de l’image vulnérable qu’elle donnait à tous. Mais alors si ceux-là se mettaient à lui faire des remarques sur sa personne, il n’était même pas question de penser à de la sympathie ! Les bras croisés contre sa robe trempée, elle grelota tout en claquant des dents. « Résultat, je suis coincée dans cette grotte humide avec vous, complètement trempée, avec deux monstres tout droit sorti d’Helheim qui n’attendent que notre sortie pour nous faire devenir charognes. » Telle une enfant boudeuse, elle essora sa robe et s’assit à même le sol pour retirer ses bottes transformées en véritable bassins. Elle ne réagit pas lorsqu’elle sentit qu’elle venait de s’asseoir au milieu d’une flaque d’eau pour ne pas s'humilier d'avantage, et se contenta de se maudire intérieurement en concluant que de toute façon, un peu plus d’eau ou un peu moins n’y changerait rien. « DE L’EAU ! » un cri de désespoir sorti d’entre ses dents qui claquaient. « DE L’EAU ! VOUS N’AURIEZ PAS PU MAITRISER LE FEU COMME VOTRE SŒUR, OU LES VOLCANS HEIN ? » Maintenant, voilà qu’ils étaient coincé dans un lieu humide et frigorifique, sans rien en vue qui aurait permis de faire un feu. Comme si ça pouvait être pire, de toute façon !

Si elle l’avait pu, elle se serait enfoncée au plus profond de cette grotte. Mais n’étant pas très attirée par les ténèbres rocheuses, elle se contenta de quelques mètres loin de la Lune qui d’ailleurs ne semblait pas être en bon état du tout. Les bras croisés sur ses genoux repliés, elle l’observait du coin de l’œil. Un dieu était bien plus résistant qu’un éphémère et guérissait aussi généralement bien plus vite. Cependant vu l’envergure de l’animal et de la blessure qui habillait son dos, il fallait avouer que la douleur devait être abominable. Si c’était elle qui aurait reçu les coups de griffes, sans doute ne serait-elle plus en vie. Bon. De toute façon, elle ne pouvait pas passer la journée à bouder sans rien faire, même si elle l’aurait bien voulu. Elle poussa un grand soupir et se redressa avec une pierre dans la main. Elle racla ensuite sèchement la mousse des parois avec cette dernière et récupéra tout dans l’autre main. Elle arriva face au dieu, et écarta du bout des doigts les lambeaux de tissus qui épousaient les plaies sanguinolentes. « Je n’ai peut-être pas l’expérience d’Eir, mais avoir Sif comme maitresse vous force très rapidement à apprendre les bases de soin. » Evidemment, elle faisait référence à la tendance suicidaire de la Reine pour s’impliquer dans les batailles, et à revenir maintes et maintes fois couverte d’entailles et d’égratignures. Dans un premier temps, elle utilisa un bout de sa robe pour nettoyer le liquide écarlate autour des plaies. Toujours sur les nerfs, elle s’efforçait cependant d’adoucir légèrement ses gestes avec maladresse. « On peut dire que quand vous jouez le gibier, vous ne le faites pas à moitié. » renvoya-t-elle avec une voix moqueuse sans arrêter son geste. « Hati n’arrête-t-il donc jamais de vous poursuivre ? »

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