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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 Jarlar's Pride

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queens of fate

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MessageSujet: Jarlar's Pride   Sam 11 Juil - 23:39

Jarlar's Pride

There are a thousand ways to kneel and kiss the ground



Malgré la fonte des neiges, c'est une bourrasque de misère qui lapide les corps meurtris et éprouvés de la cohorte qui progresse.Voilà tout ce qui demeure de la population de Tromso, une horde geignante et éclopée, tractant avec elle le peu qui a pu être sauvé des vestiges où la carcasse du dragon se putréfie. Il aura fallu plusieurs jours de soins et débats, pour savoir quelle voie emprunter. Certains ont préféré l'opprobre de la désertion, encouragés par la peur et l'affliction, ceux qui sont restés ont mis du temps avant d'accorder leurs opinions, et les voix se sont légitimement élevées en direction de la bourgade insulaire de Kvaloya, la réalité est moins évidente. Leurs frères de l'Ile aux Baies sont hors de portée, obligeant le Thing porté son regard sur les autres villages à proximité. Skafjörd aurait été l'idéale, l'Eternelle, avec son arbre curatif, mais des deux destinations restantes, elle est la plus éloignée, et celui qui en est le dirigeant est un protagoniste aux mœurs totalement incertaines, quand bien même partage t-il du sang commun avec Hagen. Oldervik est proche et autrement plus propice à accueillir des réfugiés, toutefois, les cœurs y sont de fer, et le charognard qui la gouverne se régalera probablement de leur chair. Tant pis, il n'était plus possible pour le fils de Hrothgar de voir ses ouailles souffrir.

Alors, ils marchent. Les plus faibles portés par les plus forts, tous sur les pas de leur Jarl qui se doit d'être leur oriflamme, même si la douleur et l'appréhension le tiraille. Finalement, après un passage rocailleux, se déploie la ville qui ferait office de havre, ou de gibet. Le soulagement rutile sur les faciès des malheureux, les iris d'autres brasillent d'espoir, et les foulées semblent subitement reprendre de la vitalité à la vue des huis, qui, étrangement, s'ouvrent alors qu'ils sont encore à plusieurs coudées. Les factionnaires tant au sol que ceux juchés sur les remparts de bois font montre de bien peu de surprise en les apercevant, il y a fort à parier que les légendaires pisteurs d'Oldervik les avaient repéré sans même qu'ils n'en aient eu conscience, et qu'ils s'étaient chargés d'en informer leurs homologues. L'on ne s'essaie vraisemblablement pas à leur obstruer le chemin, au contraire, puisque les guerriers et la peuplade forment un sentier de curieux qui patiente pour la morbide attraction du jour. Tous les yeux sont fichés sur la troupe qui avance dans un malaise criard, cernée par l'attention insalubre de leurs ennemis d'antan. Au bout du corridor improvisé qui mène à la place centrale, se tient déjà le Vieux Freux, entouré des plus âgés de ses fils, dont un prend la parole alors même que Hagen approche encore. « Que Fenrir me gobe la main, si ce n'est pas une drôle de meute lépreuse que nous amènent les vents du Nord aujourd'hui. » Entonne t-il narquoisement, sa bêtise entérinée par quelques hoquets hilares qui se font cependant discrets et furtifs, en particulier lorsque la gueule du corbeau se biaise. « Allons mon fils, ce n'est pas ainsi que nous accueillons des frères, endeuillés par l'inexorabilité des Nornes qui plus est. »

Le phonème est enrayé par l'expérience, suave comme un poison sapide que l'on ne détecte qu'une fois la mort sur les paupières. Halldor est taillé dans l'obsidienne la plus pure, dans cette pierre de verre cassant dont il est ardu de comprendre l'éclat. Et les iris diaphanes du vieil homme de se porter sur son confrère, qu'il examine attentivement. « Excuse la désinvolture de mon enfant, il ne sait pas toujours lorsqu'il est bon de ravaler son venin. Sois le bienvenu à Oldervik, fils de Hrothgar. C'est la première fois que nous nous rencontrons depuis que la mort de ton regretté père t'a légué son titre, et... » Une confusion sensiblement surjouée imprègne les rides du locuteur. « Je dois avouer être surpris que cela se fasse dans de telles conditions. Je gage que tu as beaucoup à nous conter... »
Soudain, l'on s'agite. Un homme de la cohorte meurtrie vient de choir lourdement sur le sol, ne pouvant plus endurer le mal de ses plaies et l'épuisement du voyage. Sa chute lève un nuage de poussière et de stupeur, elle est au moins le symbole explicite de l'état de ces pauvres gens.
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MessageSujet: Re: Jarlar's Pride   Sam 18 Juil - 23:50

Longtemps il avait envié les dieux pour bien des choses, leur immortalité en premier lieu. La majorité des mortels ne rêvaient que du Valhalla dans l'espoir de partager l'éternité dont jouissaient les divins. Et pourtant en quelques jours seulement, Hagen avait eu la sensation de vivre une éternité. Et ce bref aperçu ne lui plut guère. Une éternité de souffrance, de douleur et de chagrin. Physiques et morales, les plaies restaient béantes et ne semblaient vouloir cicatriser. Dévastée, Tromso était dévastée. Sa population décimée, le village calciné, ils avaient tout perdu. Il avait plusieurs jours pour soigner les blessés tandis que les bûchers funéraires ne semblaient jamais vouloir d'éteindre. Après les flammes qui avait ravagé la bourgade, les flots eux aussi s'embrasaient, emportant les derniers vestiges charnels des malheureux qui avaient péri lors de la terrible attaque du reptile cracheur de feu. Malgré la douleur et le chagrin il avait fallu prendre rapidement une décision. Hagen était le berger qui devait conduire le reste du troupeau décimé en lieu sûr. Tous comptaient sur lui et il n'avait aucun droit de les décevoir. Certains cependant avaient perdu tout espoir en leur Jarl et avait choisi la fuite, tournant définitivement le dos au clan. Mais d'autres lui étaient restés fidèles et pour eux il fallait avancer. Et demander de l'aide auprès d'autres clans. L'idée n'était pas forcément plaisante mais ils avaient tout perdu et n'avait d'autres choix. Après des jours de débats le Thing se tourna donc vers la solution la plus viable et sans doute la moins idéale : Oldervik. La bourgade était la plus proche de Tromso mais les deux clans étaient liés par une forte rivalité qui pourrait donc desservir aux fuyards. Mais Kvaloya était inaccessible, toute la flotte de Tromso ayant sombré. Et Skafjörd était tellement éloignée qu'on craignait de perdre la moitié des survivants durant le périple. Hagen et les autres membres du Thing convinrent donc que les terres au cœur de fer seraient leur destination, peu importe les risques qu'il faudrait prendre pour cela. Le Jarl savait d'ors et déjà qu'il devrait mettre sa fierté de côté pour la survie des siens. Cette seule pensée lui coûtait mais il était prêt à courir le risque si cela pouvait permettre à ses ouailles de trouver quelque espoir dans ces heures de ténèbres.

Depuis qu'ils s'étaient mis en marche l'esprit de Hagen ne trouvait le repos. Tiraillé par l'appréhension de cette rencontre. Le Jarl Halldor était un homme dur et brutal qui se ferait certainement un plaisir d'admirer le malheur dans les yeux de ses rivaux. Mais si Tromso était tombée et ses cœurs meurtris, leur chef se devait de tenir encore debout. Ainsi malgré ses propres blessures, malgré la crainte, il continuait d'avancer, affichant un visage fermé masquant chacune de ses pensées. Derrière lui, le troupeau avançait mécaniquement comme si leur unique but résidait en cette marche éreintante. On marchait sans s'arrêter, sans broncher. Les plus faibles soutenus par les plus forts pour ne point rompre le rythme. Affamés et épuisés, ils n'avaient pourtant d'autres choix que d'avancer quoi que cela puisse leur coûter. Armée de fantômes menacée par un danger invisible et redoutable. Ils n'étaient plus rien. Lorsqu'enfin les remparts d'Oldervik leur apparurent l'espoir fit de nouveau battre les cœurs. Celui de leur Jarl était sur le point de quitter sa poitrine mais une nouvelle fois il n'en montra rien. Les portes de la ville s'ouvrirent sur eux comme si leur venue était attendue. Hagen comprit bien vite que les récits de leur mésaventure les avaient sans doute précédés. Ils ne pouvaient plus reculer, leur destin était scellé. Et l'espoir de la survie était intimement lié aux sacrifices auxquels il faudrait peut-être consentir. Les fiers habitants d'Oldervik ne les laisseraient certainement pas chercher secours sans une importante contrepartie. Mais Hagen refuserait tout net de laisser les siens entre les griffes de ces charognes. Halldor et sa famille attendaient déjà la troupe meurtrie de pieds fermes. A peine étaient-ils en approche que déjà le Jarl perçut une remarque cynique sortie de la bouche d'un des fils du Vieux Freux. Hagen sentit Klaus se crisper à ses côtés. Il l'arrêta d'un discret geste du bras. Mieux valait ravaler sa fierté pour le moment. Le gamin finirait par regretter ses paroles mais l'heure n'était pas venue. Il poursuivit son chemin jusqu'au Jarl d'Oldervik qui se voulait accueillant mais Hagen ne s'y trompait pas, il fallait se méfier de cet homme.

« J'aurais moi aussi préféré que nous rencontrions dans d'autres circonstances Halldor, fils de Fridrik. Mais la cruauté des Nornes ne nous laisse parfois d'autres choix. Nous venons humblement réclamer ton aide et l'hospitalité des tiens pour quelques temps. Nous avons été attaqués par une bête monstrueuse et avons connu de lourdes pertes. » Son récit fut brusquement stoppé par un bruit sourd. Se retournant brusquement il assista impuissant au trépas de l'un de ses fermiers, déjà diminué par ses nombreuses blessures et harassé par le voyage. La mine dévastée, Hagen fit un nouveau signe à Klaus, l'incitant à relevé le corps meurtri du malheureux. « Les miens ont avant tout besoin de soins et de repos. Puis-je compter sur le soutien des fiers habitants d'Oldervik pour cela ? J'ai en effet beaucoup à te conter mon noble ami. » Après des jours de voyage, le Jarl semblait aussi épuisé que ses ouailles et pourtant il devait encore tenir debout pour leur survie à tous.



F
rom the lands of the Norsemen comes freedom, freedom comes from death on the battlefield. Then go to Valhalla, where Odin has wisdom. We died when a sword crashed onto shield. Don’t be sad ‘cause this is what we long for, this is how we must end our long voyage. To pay tribute to them we give a roar, the reason why, this is our heritage. Just remember, trust in the gods, they're strong. Valhalla is where we all must belong.
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MessageSujet: Re: Jarlar's Pride   Dim 19 Juil - 19:26

Jarlar's Pride
   
There are a thousand ways to kneel and kiss the ground
   
 
   
Les prunelles lazurites et curieuses du Fridrikson se portent sur le quidam tombé en pâmoison, nul ne peut cependant déchiffrer la nitescence sibylline qui rutile dans son regard, qu'il obvie derechef sur son homologue au faciès balafré et terni d'épuisement. Il n'y a point à douter qu'au revers de sa fierté culturelle et sociale, le fils de Hrothgar est à l'orée de la défaillance, lui aussi. Mais être Jarl, c'est être le premier et le dernier rempart, le premier et le dernier espoir de son peuple, c'est être un roi infrangible pour les siens, le dirigeant d'Oldervik ne le sait que trop bien. « Et je suis avide de ton récit. » Lui assure t-il, avant de se tourner de demi en direction de l'un de ses fils. « Amène ces braves à la taverne, que l'endroit soit réquisitionné dans l'unique but de les accueillir et de soulager leurs maux. Trouve un second bâtiment si jamais il n'y a pas suffisamment de place. Je te laisse te charger de l'organisation de tout cela tandis que je m'entretiendrai avec le Jarl de Tromso. » Le jeune homme acquiesce et se met à sa besogne, tandis que son père en revient au nerf de la situation. « Bien qu'il me brûle de t'inviter à l'intimité d'un huis-clos, les circonstances m'obligent à rassembler mon Thing, et je te convie à en faire de même... pour ce qu'il reste de ton Conseil. Suivez mon fils jusqu'à la taverne et ayez au moins de quoi vous hydratez, rejoignez-moi ensuite dans ma demeure, nous vous y attendrons. » Un bref salut de tête, et le circonspect vieillard s'en retourne, talonné par les membres de son cercle de prestige déjà prêts à ergoter. Pour l'heure, l'accueil est moins âcre que la horde de blessés ne l'aurait imaginé, l'on ressent même une brise de soulagement qui dulcifie quelque peu la peine que les cœurs soutiennent. L'on se charge d'amonceler tout le monde dans la fameuse taverne, où de nouveaux soins commencent rapidement à être prodigués et où denrées et eau sont présentes. Ce qu'il demeure des conseillers d'Hagen s'amasse auprès de ce dernier, l'on fait part des premières impressions, l'on débat brièvement. Certains sont partagés, d'autres veulent y croire, puis l'on se met en route vers le nid du Corbeau.

Le logis est immense, l'on imagine aisément la taille des banquets qui de déroulent ici-même. Sur un siège taillé à l'image d'un trône et drapé d'une peau de loup, est assis Halldor, chacun de ses flancs orné d'une tablée courbée de ses guerriers, le tout formant un arc de cercle au centre duquel se tiennent les migrants de Tromso. Les chuchotements s'évanouissent, le Vieux Freux ouvre les bras depuis sa place légèrement surélevée et déclare. « Ici se tient le Thing d'Oldervik, nous sommes tout ouïe à ta narration, Hagen, vas-y. »

Et le lion meurtri de relater l'horreur qu'ils avaient vécue, cette journée d'apparence usuelle qui s'était enténébrée en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Les paupières sont plissés, les mines concentrées, et si ce n'est le phonème de l'orateur, pas un bruit ne survole la scène. Tous sont agrippés aux lippes du Hrothgarson, et lorsqu'il achève le funeste histoire, c'est un mutisme pantois qui plane. L'on s'échange des oeillades sans oser parler, même Halldor semble niellé dans une profonde réflexion, et c'est finalement la voix de son aîné, debout à côté de son paternel, qui brise le silence. « Si les Nornes semblent te tenir rancoeur, les dieux, eux, ont de grands projets pour toi, on dirait. Toutes les communautés n'ont pas la chance d'être secourues par Thor, Sol ou Jörd – même Loki a ravalé sa noirceur pour vous aider. Ca laisse songeur. » L'héritier d'Oldervik parle sans animosité, il ne fait qu'observer, placide. Il est celui qui prendra un jour les brides de la ville, mais on lui reconnaît un peu plus de sollicitude qu'à son géniteur. Mais on sait aussi que, tout comme ce dernier, il place les intérêts de son peuple avant tout le reste, et que si son cœur n'est pas de pierre, c'est avec la même main de fer qu'il dirigera.

Le Vieux Freux hoche le chef, pensif, et prend la suite. « Il est vrai. Voilà que nos divins se font miséricordieux, ce qui n'est pas dans leurs habitudes. Et je dois t'avouer, que nous connaissions déjà ce récit, mais je tenais à avoir ta version. Plusieurs de tes... hommes, des déserteurs, sont venus trouver refuge ici-même, arguant que vous ne tarderez probablement pas à les imiter. Je ne serais pas non plus étonné que certains aient fait route jusqu'à Skafjörd, seul, il est plus facile de se déplacer qu'en groupe. Il en va de soi que je remets le sort de ces quidams entre tes mains, encouragée par la survie ou non, leur fuite n'en reste pas moins une trahison. » L'on semble s'accorder sur ce point parmi les conseillers, et le Jarl de poursuivre. « Maintenant, parlons sérieusement. Je suis navré pour ce qui t'est arrivé, Hagen, mais... je suis aussi déçu... » La mascarade se fissure, et la fourberie mielleuse du charognard suinte des pores de son visage comme pour faire fondre ce masque arboré depuis le commencement. « Déçu de voir le peu de respect que tu me montres, alors que tu as désespérément besoin de mon aide. Je ne fais pas référence à ta gueule pleine de crasse, ni au fait que tu n'aies pas jugé bon d'apporter un présent, ne serait-ce qu'un croc de ce dragon, en gage de flatterie. Je suis sensible aux petites attentions matérielles, ton père ne te l'a t-il pas dit ? » L'atmosphère s'alourdit, du côté du Hrothgarson, l'on se tend et se méfie, tandis que de celui du Fridrikson, l'on sourit et l'on approuve. « Sais-tu ce qu'est l'abnégation du dirigeant ? Même le plus farouche désespoir ne peut éconduire la dignité d'un viking, mais un Jarl, lui... Un Jarl sait flageller sa propre âme pour être digne de son titre. Tu supplies les dieux à genoux pour leur aide, alors, demande-moi... » Les iris du corbac sont d'un acier malicieux et goguenard, il se lève lentement, et se tient droit. « A genoux. » Il lance une épreuve à Hagen, il veut l'humilier, sous les yeux de leurs Thing, il veut le tester, et tirer profit. Le jeune Jarl a le choix, mais un refus, aussi légitime soit-il, serait létal pour ses ouailles.
   
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