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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2

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queens of fate

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MessageSujet: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Ven 24 Juil - 6:58


the nature of evil
quête 2 ✸ alfheim

L'échine voûtée, le teint terne et les traits tirés, Elyas fait face à l'assemblée de divins venus d'Asgard et de Vanaheim. Le Haut-Roi d'Yggdrasil et le Seigneur Frey ont répondu à son appel désespéré, et cela en dépit des tensions encore présentes entre leurs royaumes. La situation est inquiétante, l'heure grave, et ils l'ont tous bien compris. Alfheim se meurt, a-t-il écrit sur les missives envoyées aux deux hommes, et en effet, le Royaume de Lumière se porte fort mal. « Nous ignorons quels maux rongent notre royaume. Mais nos forêts se meurent, les bêtes agonisent... Et je crains que notre peuple ne soit sujet à un mal étrange, que nul remède ne semble endiguer. Alfheim... Alfheim dépérit. » La terre des elfes avait toujours été un royaume prospère, fertile et d'apparence sauf de toute menace depuis des millénaires. Du moins, jusqu'à présent. « La source du mal semble être enfouie au plus profond de la sylve... J'ai envoyé mes meilleurs soldats enquêter, mais nul d'entre eux n'est revenu. » Le roi soupire longuement, échange un bref regard avec Thor avant de baisser le regard. « Mon propre fils fait partie des disparus. » Le silence règne quelques instants avant que le souverain n'étale une carte de ses terres devant les dieux, tapotant de l'index un point au cœur de la forêt qu'il désigne comme l'éventuelle source des plaies de son royaume. Frey observe la carte d'un œil sceptique, les bras croisés sur le poitrail, avant de s'adresser à l'elfe sur un ton sec. « Dois-je en conclure que nous allons nous aussi nous engager sur cette voie, quand bien même nul n'en est jamais revenu... ? Voilà qui me semble bien peu raisonnable. » « C'est hélas la seule option dont nous disposons. Tous nos efforts pour percer le mystère qui entoure ce point se sont révélés vains. Il nous faut aller à la source. » Le roi Elyas se redresse et adresse une œillade pleine de défi au au Vane. « Le Dieu de la Vie ne craint certainement pas les profondeurs d'une malheureuse forêt elfe... ? » A cela, Frey ne répond que par un bref ricanement.

Un silence oppressant règne dans la Forêt d'Emeraude. D'ordinaire si vive, si lumineuse, la sylve elfique semble endormie, et il en va de même pour ses occupants. Là où les dieux qui feront face à Fenrir sont pour la plupart des guerriers, ceux qui accompagnent le Tonnerre ont davantage été sélectionnés pour leurs capacités à ressentir les choses. La Vie, la Joie, la Mort, la Richesse. Quant à la princesse d'Asgard et à la Lune, ce sont sur leurs dons d'observation et leurs connaissances que l'on compte. Quelques elfes accompagnent le roi Elyas, armés d'arcs, une flèche déjà encochée, prêts à envoyer une volée. La petite troupe avance sans mot dire, aux aguets, à la recherche du moindre signe qui trahirait l'origine du mal qui ronge Alfheim. Le silence est brusquement interrompu par ce qui semble être les battements d'aile d'un oiseau et bientôt, un corbeau perce les feuillages et vient se poser sur l'épaule du Tonnerre. Il s'agit du second freux d'Odin, Munin. « La rivière. La rivière mon roi, la rivière. Il y a quelque chose sur la berge... » Si Hugin est connu pour croasser des paroles dont il faut souvent démêler le sens, Munin est lui plus prompt à donner des indications claires, quoi qu'il faille composer avec ses humeurs. Dieux et elfes se dirigent donc vers la rivière, qui gronde furieusement.

Il ne leur faut guère bien longtemps avant d'apercevoir ce que Munin voulait qu'ils voient. Le macchabée d'une malheureuse elfe a été rejeté sur le rivage, le visage à demi immergé, les vêtements en lambeaux. Un hoquet d'effroi échappe à Elyas, tandis que Frey s'approche du cadavre le premier. Avec délicatesse, il écarte la chevelure de la pauvre femme de son visage... et a un mouvement de recul immédiat. « Par les Nornes ! » La peau de l'elfe a une étrange couleur jaunâtre, ses veines sont saillantes et d'un noir profond, mais le plus dérangeant sont ses yeux – ou plutôt l'absence de ces derniers. Là où les globes oculaires auraient dû se trouver, deux cavités béantes. « Il ne s'agit pas là de l’œuvre d'un quelconque animal... » Et c'est bien plus inquiétant. Munin bat des ailes et sautille sur l'épaule du Tonnerre. « Il y en a d'autres. Tout un tas. Plus au Nord. Des elfes. Des ours. Des dragons. Quelque chose tue les dragons, les dragons et tout ce qui respire et pousse ! »


quelques précisions

Le nombre de mots est de maximum 700. N'attendez pas trop longtemps pour poster ! C'est un sujet d'intrigue, il doit avancer rapidement, donc si vous êtes trop lents, votre tour sera sauté ! euh
→ On commence le sujet avec une petite enquête hinhin Votre but premier est de retrouver les cadavres (bon appétit bien sûr ) évoqués par Munin et tenter de trouver une explication à leur mort soudaine. Notez que les cadavres ne sont pas seulement ceux d'elfes, mais de toutes les créatures de la forêt amen
→ Les PNJs (Elyas, Frey et Munin) ne sont jouables que par le staff v Pour les surprises, c'est plus pratique eheh
→ Gardez les yeux ouverts, et accrochez-vous à votre petit coeur green Courage, tout va bien se passer... doom

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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Sam 25 Juil - 19:01

J'ai froid.

Dans cette bien noble assemblée, je perçois le même sentiment de malaise émaner de chacun. Il se passe en Alfheim quelque chose que nous ne connaissons pas, et l'avertissement de Munin fait courir un frisson d'appréhension le long de mon dos. Je ne suis pas peureuse, pourtant – qu'il ne soit jamais prétendu que la princesse d'Asgard soit lâche – mais les sombres regards de nos hôtes me troublent. Autour de nous, quelques elfes seront notre garde, et malgré moi, je me rapproche de mon frère le roi. En l'absence de Tyr, privée de la sécurité que sa présence m'apporte, c'est tout naturellement que je me place sous la protection de Mjölnir et du valeureux bras de Thor qui le manie, confiante en sa force et son adresse, mais inquiète tout de même que le danger vers lequel nous dirigeons nos pas ne soit point de ceux que l'on peut combattre les armes à la main.

Le silence est si épais que je peux presque le sentir oppresser le souffle dans ma poitrine. Seul le rompt le tumulte de la rivière qui cascade furieusement, et je sens l'angoisse refermer son poing d'acier autour de mon cœur lorsque mes yeux croisent les orbites tragiquement vides de la pauvrette massacrée à nos pieds. Prise de court, je ne sais pas comment réagir. Tyr m'a élevée loin de tout cela – je ne me souviens même pas de la dernière fois où j'ai pu poser le pied près du danger, et ma mémoire est excellente. Je me sens... désarmée. Prise au dépourvu. Le mal qui ronge Alfheim me semble bien plus profond que nous ne l'escomptions, et je grave dans mes pensées le moindre détail de ce qui se trouve visible à ma portée : la position du corps profané, les paroles de Munin, les réactions de notre escorte – tout, soigneusement consigné, pour le moment où l'on me demandera de le restituer.

Nous avançons – je ne suis pas vraiment rassurée, pour moi-même, pour notre compagnie comme pour Alfheim toute entière : je ressens l'aura de danger qui plane sur la contrée, mais son origine m'échappe encore, et les cadavres alentour ne me sont d'aucune aide. La vie et la mort ne sont pas mon domaine, pas plus que les arts guerriers ni même les sombres rituels pouvant provoquer les stigmates insensés que j'observe sur les corps étendus alentour. Quelques pas m'éloignent du groupe, près des restes sans vie d'une créature qui fut naguère un dragon imposant et respecté de ses pairs : effleurant du bout des doigts une écaille, j'adresse une pensée désolée à tous les êtres qui ont péri ici. Que le mal qui les a rongés ne sache nous importuner – je ne peux me défaire d'une bien désagréable impression et je frissonne à nouveau, joignant mes mains l'une contre l'autre dans ce geste coutumier qui est le mien lorsque je suis préoccupée. Tout est mort, ici, tout est désolé – l'herbe a expiré et crisse sous nos pas, le vert et l'or semblent avoir été oubliés, remplacés par une symphonie de gris et une odeur indéfinissable que je ne parviens pas à identifier.

J'essaie de faire le tri dans les idées insolites qui tourbillonnent et s'entrechoquent au sein de mon esprit, tandis que je sollicite ma mémoire pour trouver trace, quelque part, dans un souvenir égaré, d'événements similaires dont j'aurais consulté le récit, mais rien ne surgit et je reste désemparée, observant la compagnie investiguer. Tout ce qui me vient, c'est une bien sombre pensée, que je murmure dans un souffle, pour moi-même, plus fort que je ne l'aurais souhaité, dans un funèbre écho des propos de Munin. « Et nous respirons, et nous poussons, nous aussi... »

J'ai froid, oui. Froid dans mon âme, au plus profond de moi, parce que mon cœur se glace. Je ne comprends pas ce qui se passe ici.
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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Sam 25 Juil - 20:19

L
e miasme de l'Inconcevable, voilà ce qui leur portait le cœur au bord des lippes, à tous. Après l'accalmie usuelle, les Nornes en revenaient à leurs lubies, et l'infernale kyrielle de vicissitudes reprenait son cours. Les premières épreuves pour le Tonnerre en tant que démiurge d'Yggdrasil, et son anxiété, il la camouflait au revers d'une fuligineuse couche d'aplomb. Le concernant, il aurait été plus aisé de s'en aller courir le lupin, car oui, il se serait davantage senti à son aise à traquer Fenrir qu'à ergoter sur les maux d'Alfheim. Cependant, la menace était cardinale et particulièrement inquiète, aussi, avait-il finalement répondu à l'épître du roi elfique tout en plaçant une confiance aveugle en ceux qui s'étaient proposés pour retrouver le loup géant. Si la présence de Frey n'était pas pour lui seoir, il la savait indispensable, et c'était avec une surprenante circonspection qu'il s'était entretenu avec ses homologues dirigeants, niellant toutes les informations plausibles dans son esprit et dégorgeant de plus d'engouement que le Njördson pour partir en expédition. Et le bel arroi qui l'accompagnait était pour le moins hétéroclite. Il avait malgré lui cédé à la requête de sa petite sœur et à celle de sa belle-soeur qui avaient désiré être du voyage, Hel et Mani, eux, avaient été les éléments inopinés de la cohorte. Roskva ? Probablement l'envie de musarder ailleurs qu'à Asgard, et s'il avait accepté, cela n'avait été que sous l'insistance de Sif. Quant à Gersimi, certainement son statut d'ambassadrice qui l'avait fait arriver aux côtés de la Vie.

Drapé d'un mutisme attentif, Thor progressait aux abords d'Elyas, jusqu'à ce que le freux ne vienne s'apposer sur son épaule pour susurrer à son oreille. Successifs à un hochement de tête, les mots du blondin résonnèrent. « La rivière mériterait que l'on s'y rende. » Et ainsi fut-il. L'attention générale fut subito happée par le macchabée d'une elfe, que le seigneur de Vanaheim approcha le premier, sous l'oeil observateur du jeune souverain. Lorsque la trépassée fut retournée, même lui ne put s'empêcher de détourner fugacement la tête, sincèrement inquiété par leur macabre découverte dont ils n'avaient aucune idée de la source. Les dires de Munin ne furent pas pour dulcifier l'humeur, et son perchoir flavescent fut le premier à s'en étonner. « Des dragons ? Quel mal pourrait donc arriver à bout d'un dragon ? » Que dire des elfes, dans ce cas ? L'adonis contempla la scène, puis les ondulations de la rivière qui claironnait à quelques pas. « Se pourrait-il qu'un poison ait altéré l'eau du royaume ?  Elle est vitale à tout être, un bon agent de propagation... » Des conjectures, voici tout ce qu'ils pouvaient faire pour le moment.

« Hel » Appela t-il soudain en se tournant vers l'intéressée. « Voulez-vous bien examiner ce corps et tenter de déterminer les causes de son agonie ? Il me semble que vous êtes la mieux placée pour ce faire. » Il égara une oeillade vigilante et concernée sur Saga et Nanna, avant de déclarer. « Je vais survoler les environs. Malgré la densité des frondaisons, peut-être pourrai-je apercevoir quelque chose. Tâchez de rester en terrain découvert, je ne tiens pas à vous égarer dans la sylve. » Ses instructions lancées, l'Inexpugnable prit son essor, Mjölnir accroché à son ceinturon, et disparut au travers des nues.
Ses recherches lui prirent un certain temps, suffisamment pour que le groupe puisse lui-même quêter pour des indices dans les parages du cadavre. Thor réapparut et se posa sur une plate-forme rocailleuse à plusieurs coudées de ses camarades, qu'il héla d'un phonème puissant. « D'autres macchabées pataugent dans la rivière, à une demi lieue d'ici. » Il pointa une direction du doigt. « De ce que j'en ai vu, la putrescence des animaux est plus avancée que celle des elfes, et tous ont leurs cavités oculaires... vidées. Aucune trace d'Elorin pour le moment. » Les prunelles fichées sur Elyas, il s'était voulu paradoxalement rassurant, car s'ils ignoraient toujours où celui-ci se trouvait, au moins ne figurait-il pas parmi les morts aperçus. La compassion d'un père envers un autre.


by the light of this lonely lantern I hold aloft,
I'll safeguard the wandering and lost
I'll keep you in my sight, I'll ward away the dark and fright. I'll keep you from harm within my arms, hat circle round your shaking form. No need for tears or wide eyed alarm, my arms will shield you from the storm.
   
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☽ Revenge is an act of passion; vengeance of justice. Injuries are revenged; crimes are avenged.
We never love more a father than in the time where we want him to die. Revenge is nothing but love. Misunderstood. ☽




MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Dim 26 Juil - 0:31



Il y avait trop de lumière, trop de personnes, trop d'inquiétudes et trop de questions sans réponses. Je me trouvais au milieu d'une forêt elfique, sans vraiment savoir comment j'étais arrivée ici, entourée de personnes que je ne connaissais que de nom, et qui devaient certainement toutes se demander pourquoi la princesse détestée prenait part à la quête. Je voulais ignorer les regards dans mon dos qui me poignardaient de questions en tout genre, mais je ne le pouvais pas. Tout simplement parce que je pensait avoir quelque chose à me prouver, et que j'avais décidé d'aider Asgard dans sa quête pour elle-même aider le peuple d'Alfheim. Mais la Reine des Damnés n'a rien à faire dans la forêt somptueuse. Du moins, c'est ce que j'avais pensé en premier lieu.

Traquer Fenrir n'aurait pas été une bonne idée. Bien que j'étais du même sang que la créature démoniaque, je n'avais aucune envie de me retrouver devant lui. Je ne savais rien de lui, et lui se doutait certainement que notre père m'avait reniée, pourquoi m'aurait-il portée dans son coeur ? Nous avions le même sang, certes, mais cela ne nous avait jamais créé aucun lien plus fort que notre possibilité de coexister dans Yggdrasil. Plutôt que de l'énerver encore plus, je préférais apporter mon aide dans un endroit où ma magie pouvait prendre effet.
J'avais passé tout le trajet au milieu du groupe qui s'enfonçait dans l'Alfheim, la tête haute, rivée sur notre route. Je pouvais paraître fière, mais la boule qui s'était forgée dans ma gorge m'enfermait dans un mutisme gêné, bien que je passais pour arrogante aux yeux de tous. Je faisais peur, je dégoûtais, j'avais conscience de la haine que j'inspirais. mais il s'agissait d'une forêt qui se mourrait à petit feu, et je devais encore prouver ma valeur. Pour moi. Pour Asbjörn. Pour Loki. Pour Thor, qui marchait devant moi, et qui n'avait cure de ma situation. Pour Odin qui, même s'il n'était plus roi, faisait encore planer sur mon échine un frisson de dégoût et une tristesse plus que palpable au creux de mon estomac.

La forêt était calme, beaucoup trop calme pour un bois de cet acabit. La rivière pourtant bourdonnait indubitablement, nous grondant des avertissements qu'elle seule pouvait comprendre. Les arbres étaient verts, le vent soufflait dans les feuilles parfaitement découpées par la main de Jörd. Même si la forêt se trouvait en territoire elfique, rien de relaxant n'émanait des cimes frémissantes de la verte étendue qui se déployait à nos pieds. Un sentiment de profond malaise m'avait emplie depuis notre entrée sous la voûte verte. Un malaise qui n'était pas seulement dû à la gêne que je procurais à mes compagnons de voyage. La Mort me frôlait. Elle m'habitait. Elle coulait le long de ma colonne vertébrale. C'était comme si j'étais à la maison.

Le corbeau freux avait murmuré à l'oreille de l'Odinson, et sa décision nous amena aux abords d'Elyas. La rivière grondait et bourdonnait plus fort à mesure que nous nous en approchions. A son bord, le cadavre d'une elfe en très mauvais état. La Mort s'agrippait plus fort à mon échine. Nous étions loin de la capitale, et pourtant je sentais sur moi les mêmes regards coupables que les quotidiens yeux effarouchés des habitants d'Asgard. L'elfe gisait sans vie, et c'était vers la Mort que l'on se tournait. Je fermais les paupières quelques temps, et tentait de m'imprégner de ce corps fraîchement tué. Une mort brutale. Une mort que l'on n'avait pas vue venir. Et cette violence encore présente dans cette carcasse me rappelait l'Helheim, toute l'injustice de cet homicide suintait de sa peau, des galets sur lesquels elle reposait. L'Odinson ne tardait pas à me demander mon avis sur la mort mystérieuse de l'elfe, et bien que les regards de tous me poignardaient le dos, je m'exécutais sans mot dire pendant que le roi de la Cité Eternelle partait explorer la forêt. Bien sûr, je faisais cela pour moi. Mais je voulais savoir quel était le mal qui rongeait le coeur du monde elfique, plus encore qu'acquérir ma propre rédemption, maigre rétribution pour le service rendu à mon roi d'oncle.

Avec sa permission, je m'accroupissais aux côtés de la jeune elfe qui n'avait pas eu de chance. Si j'avais été en Helheim, ç'aurait été les bras ouverts que je l'aurai accueillie. Son corps était dans un très mauvais état, et la barbarie qui avait fustigé ses membres - et ses orbites à plus forte raison - étant extrême. Les veines de tout son corps étaient saillantes et noircies, sa peau que l'on pouvait autrefois deviner plus blanche que le lait avait pris une teinte jaunâtre incompréhensible. Aucune tâche de sang ne souillait le corps déjà bien malmené. Je n'avais jamais vu une peau de cette ampleur, mais je parvenais rapidement à une conclusion. Je posais ma main trop blanche sur l'épaule découverte de la pauvre jeune femme, et la retirais aussi tôt. Bien que la froideur de son cadavre était évidente, la chaleur que dégageait le mal qui grouillait encore dans ses veines avait faillit brûler ma paume.
"Il est difficile de dire ce qui l'a réellement tuée. J'aurai tout d'abord opté pour un empoisonnement, mais les résultats sont trop flagrants pour que la cause de la mort soit un quelconque poison ingéré. Un mal grouille en elle, encore à l'heure de sa mort et... j'ai bien peur que la cause soit magique, Votre Majesté. Une magie que je n'ai jamais vue auparavant. Tout ce que je peux dire, c'est qu'elle semble aussi noire que la mienne, voire pire."

J'avais certaines connaissances en magie malfaisante, au vue de ma naissance il ne pouvait en être autrement, mais je devais m'avouer ignorante quant à la cause exacte de la mort de cette elfe. Ce que j'avais omis de déclarer à mes camarades, c'est que je doutais fortement que le sort ne lui ait été administré qu'à elle. Une magie aussi puissante ne tue pas une simple elfe pour se faire plaisir. En revenant de son exploration, Thor confirma mes soupçons. En plus d'autres elfes, des animaux tous plus gros les uns que les autres étaient également victimes de cette effroyable magie. Et leurs globes oculaires étaient également absents.La question restait : pourquoi ? En magie noire, bien sûr que cela avait du sens, mais il pouvait y avoir plusieurs raisons à cela. Raisons que je me détestais d'ignorer. Tout en pestant contre mon ignorance éhontée je reprenais la parole.
"Toucher tous ces animaux est très grave, mais ce n'était pas fait à la légère. Des animaux rares sont touchés, la personne qui a fait ça veut que l'on comprenne que nul ne sera épargné par sa sorte de châtiment. C'est une magie très forte mais mais je dois avouer que je ne connais pas non plus la signification de cette absence de globes oculaires."

Je ne comprend pas, je vois sans voir, j'entends sans entendre la détresse de ses corps sans vies. Trop de plaintes arrivent à mes oreilles, les plaintes d'âmes à l'agonie, toutes aussi perdues que moi. Toutes aussi impuissantes que nous.



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déesse de la joie

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"He is best, and all praise him; he is so fair of feature, and so bright, that light shines from him."



"A certain herb is so white that it is likened to Baldr's brow; of all grasses it is whitest, and by it thou mayest judge his fairness, both in hair and in body."



"He is the wisest of the Æsir, and the fairest-spoken and most gracious; and that quality attends him, that none may gainsay his judgments."



MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Dim 26 Juil - 10:42

Alfheim était pour moi un monde étranger. On me l’avait décrit comme une univers enchanteur et lumineux. Après Vanaheim, Asgard, Midgard, je pensais que nous serions enfin tranquilles. Alfheim était le dernier endroit où le trouble pouvait s’abattre. Du moins, c’était ce dont j’étais convaincue. Mais encore une fois, entre les croyances et la réalité, l’écart était aussi profond que la tombe d’un géant.

Notre drôle de petite assemblée cheminait dans la sylve déserte. Aucun son ne venait perturber nos oreilles. Tout était incroyablement calme. Un silence de mort, à n’en point douter. D’ailleurs, la forêt avait perdu ses belles couleurs et ne se présentait que dans de mornes teintes de gris et d’ocre fané. Un mal puissant la rongeait. Et il était de nos devoir de le découvrir et de l’éradiquer.

L’annonce d’Elyas me glaça les sangs. Ma poitrine oppressée avait du mal à se soulever. J’avais insisté pour venir. Thor avait accepté ma participation à la petite équipe et j’espérais me montrer à la hauteur de sa confiance. Balder avait encore une fois foncé la tête la première lorsqu’il avait s’agi de prendre les armes pour combattre le loup Fenrir, fils de Loki. Pouvais-je encore une fois rester la tête basse, cloitrée dans mes appartements ? Je n’étais décidément pas faite de sucre et de miel. Aucun risque à me voir fondre sous la pluie. Je me devais de me montrer utile, volontaire et optimiste. Je me sentais d’ailleurs en sécurité, encerclée du Tonnerre, de ma demi-soeur Gersimi, de ma belle-soeur Saga et de mon oncle Frey. Quant aux autres membres de l’escouade, Hel, Mani et Roskva, je leur jetais une œillade curieuse.

Le mutisme de la sylve et l’atmosphère dérangeante qui s’en dégageait fut momentanément interrompue par la voix forte du fils d’Odin, nous engageant à continuer en direction de la rivière. Prudemment, nous nous y rendîmes. Il n’y avait plus aucune joie en ces lieux. Simplement ce silence, toujours plus grand. Ce silence si fort que mes oreilles bourdonnaient.

Arrivés aux abords de l’eau grondante, je fus un instant ravie d’entendre autre chose que nos souffles et le bruit de nos pas sur les branches sèches du chemin. Pourtant, ce moment ne dura guère en ce que nous découvrîmes le corps sans vie d’une jeune elfe, flottant comme une planche de bois, alors que ses vêtements devenus haillons tourbillonnaient autour d’elle. Loin d’être rassurée, je portais une main tremblante devant ma bouche et me rapprochais inconsciemment de Gersimi et Saga. Je restais muette d’effroi devant l’état de ce cadavre. Jaune et boursouflé, les veines noires et saillantes. Les cavités oculaires désespérément vides. « Oh, pauvre d’elle… » fut la seule chose que je parvins à murmurer.

Thor décida de nous laisser en tête en tête avec l’elfe pour s’aventurer de son côté. Hel s’agenouilla à côté de la malheureuse. Je la vis l’observer avec attention et je croyais déceler une étrange bienveillance dans son regard. La reine du monde souterrain était une déesse bien particulière. Je m’approchais d’elle pour entendre ses théories. « Vous ne croyez point en l’empoisonnement alors ? L’eau pourrait donc être saine ? » La thèse première du roi d’Asgard avait été un poison versé dans la rivière. C’était naturellement ce à quoi j’avais également songé. Mais les révélations de la fille de Loki nous faisaient changer de route. « La magie donc. Vous avez raison, cette forêt me rappelle l’état de notre propre sylve asgardienne, lors du début des troubles. » Lorsque la forêt s’était refermée sur nous et dégageait elle même cette aura sombre et déroutante. « Hel, vous pensez donc que ce n’est pas un phénomène naturel ? Quelqu’un ou quelque chose se cache derrière ses monstruosités ? » Je secouais le tête, atterrée. « Saga, vous qui avez la mémoire des légendes et des histories anciennes, ne vous souvenez-vous pas d’un fin similaire qui serait parvenu dans le passé ? » L’absence des globes oculaires était en effet bien troublant. Je réprimais un frisson. C’était comme si… on avait voulu l’empêcher de voir. Même après la mort. Les yeux, la vue, était un symbole puissant. Pour moi, ils étaient synonymes de lumière. Voir ses yeux arrachés, c’était se plonger dans le monde des ombres et de l’obscurité.

L’époux de Sif, de retour, nous interpela sur la présence d’autres cadavres, le long de la berge. « Pensez-vous que cette maladie puisse se transmettre d’être vivant en être vivant ? Ou alors les miasmes flottent-ils dans l’air ? » Je regardais tour à tour Elyas et Thor. Si le mal qui rongeait la nature ici se transmettait par le toucher ou même l’air, ne serions-nous pas tous contaminés ? Mes doigts s’enfoncèrent dans les plis de ma tunique. Non, nous allions trouver une solution. Et toujours, la Joie renaîtra.


Ses bras brillaient et faisaient resplendir air et mer tout entiers. Longue est une nuit, plus longues, deux nuits. Comment languirai-je trois nuits ? Souvent un mois m'a paru moins long que cette demi-nuit d'ardente veille.  ©️endlesslove.
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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Mar 28 Juil - 23:17

The nature of evil
Death is struck, and nature quaking,
All creation is awaking,
To its Judge an answer making.

Alfheim se meurt. Un mal étrange ronge la sylve et sa faune. Un mal inconnu, sournois et invisible qui appesantit même l’air que l’on respire. La protectrice des richesses avançait avait un odieux poids sur la poitrine. Le croassement de Munin rompit le silence glacial pour laisser un sentiment plus angoissant encore. Suivant les conseils de l’oiseau, la troupe divine et elfique se dirigea vers la rivière. Une macabre découverte les y attendait. Gersimi pinça ses lèvres et retint un hoquet de stupeur en apercevant une morne silhouette au bord du cours d’eau. Emboîtant le pas de son cher oncle, elle s’approcha de la pauvre malheureuse pour découvrir avec horreur son visage jaunâtre et ses veines noires d’encre. Mais le plus éprouvant était de constater l’absence de ses yeux.
« Pauvre âme infortunée. Puisses-tu trouver le repos où que tu sois. » murmura-t-elle à la seule intention de la défunte. « Pourquoi voudrait-on lui ôter les yeux ? Par pure méchanceté ou pour nous envoyer un message ? » demanda-t-elle à voix haute, cherchant une once de réconfort dans le regard de la Vie ou de la Joie, tout en souhaitant du plus profond d’elle-même que cette immonde ablation fut effectuée après la mort de la pauvre elfe.
Ailes noires, noire nouvelle, le corbeau battant des ailes annonçait encore davantage de victimes du mal silencieux. Quel terrible mal rongeait les branches d’Yggdrasil, capable de tuer une créature aussi puissante qu’un dragon ? L’eau peut-être suggéra le nouveau souverain des Ases mais il réquisitionna l’aide et la connaissance de la Mort elle-même pour prononcer un verdict. La magie était la source de ce mal étrange. Si sombre que même la gardienne des morts semblait la redouter.
« Si cette magie est inconnue même de Hel, il est possible que ce soit une magie très ancienne. Peut-être la princesse Saga a-t-elle lu une histoire à ce sujet ? Un conte ancien ou une légende oubliée ? » fit-elle en écho à son aînée.
Le roi Thor confirma que d’autres morts étaient à déplorer plus au nord comme l’avait annoncé Munin. Cette découverte accablante ne leur apportait aucune information nouvelle sur le maléfice qui s’était abattu sur la terre des elfes. D’autres victimes et plus graves encore.
« Hel, gardienne des âmes, crois-tu que tu puisses accueillir ces victimes dans ton royaume ? Je ne possède pas ta clairvoyance pour les esprits mais j’ai l’impression que leurs tourments épaississent encore davantage la lourdeur de l’air.» demanda la dernière née de Freya comme une confidence à la déesse des morts.
S’il s’agissait d’un maléfice et non d’une maladie, il fallait se demander quel était le moyen de propagation. Ce fut Nanna qui la première posa la question. La petite déesse n’avait pour sa part aucune réponse à apporter mais elle essayait de réfléchir, de se souvenir d’une leçon que lui aurait prodigué la reine mère Frigga. Mais cela remontait à trop longtemps.
« Si cela relève de la magie et non d’une maladie, peut-être le maléfice a-t-il laissé une trace ? Un vestige du sortilège prononcé ? » osa-t-elle questionner sans conviction. Mais il fallait au moins essayer, proposer des idées, des suppositions, en espérant que cela fasse avancer les recherches. « Quel dommage qu’Eir ne soit pas avec nous. » déplora-t-elle tout bas.


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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Sam 1 Aoû - 18:11

P
our une fois, on ne pouvait pas reprocher à Lune de rester silencieux. Il fermait la marche avec les soldats elfiques tout en lançant des regards inquiets aux alentours. Son teint était plus pâle qu’à la coutume, preuve de ses craintes qui grandissaient à mesure de leur avancée dans la forêt d’Émeraude. Ce n’est pas seulement la peur qui l’influençait, mais aussi la sensation morbide qui habitait les lieux. Sensible et observateur, Mani ne manquait pas de remarquer la couleur terne des arbres et l’absence du chant des oiseaux. Alfheim était malade, voire pire. Cette constatation attristait grandement l’ancien mortel qui avait en admiration la beauté de ce royaume. La fragilité de la vie en elle-même le fascinait et venait remuer dans sa mémoire le temps révolu où il avait fait partie de ces êtres destinés à périr. On l’avait privé de l’intensité d’une existence d’éphémère sans le dénuder de l’intérêt qu’elle lui inspirait. Malgré ses intentions nobles de libérer Alfheim de son mal, une autre raison l’avait poussé à venir se joindre à cette étrange assemblée. Fenrir. Un loup énorme, probablement plus gros que son bourreau, rodait dans le monde des dieux. Sa détresse maladive devant Hati l’avait poussé à mettre le plus de distance possible entre cet autre canidé géant à l’appétit féroce et sa personne. Être la proie non pas d’un, mais de deux monstres ne faisait pas partie de ses plans. D’ailleurs, la présence de ses pairs ainsi que du Haut Roi d'Yggdrasil semblaient intimider suffisamment la Haine pour le tenir à distance, du moins, pour le moment. Depuis plusieurs années, Lune portait une épée à sa ceinture pour se défendre de la créature qui le poursuivait sans relâche. Néanmoins, il ne l’avait dégainé qu'en de rares occasions et, bien qu’il sache se servir d’une arme, il ne se voyait pas comme un guerrier. Il n’attaquait jamais et se contentait de se défendre lorsque la situation l’y obligeait. Cette mission diplomatique ne se ferait pas sans danger, mais Mani espérait ne pas avoir besoin d’utiliser sa lame...

En suivant les directives du Tonnerre et de son guide ailé, le petit groupe déboucha sur la rivière où un spectacle macabre les attendait. Le corps sans vie d’une elfe avait été rejeté sur la berge et l’état de son anatomie fit parcourir un long frisson sur la peau du Compteur d’années. La couleur de sa chair ainsi que celle des veines qui la parcouraient était très étrange et, hélas, Mani n’avait jamais assisté à pareil phénomène auparavant. Le froid de son astre lui avait fait d’innombrables engelures par le passé, mais aucune tache sombre de ce genre. Il n’osa toucher le corps par respect pour la défunte, bien qu’il s’en rapprocha pour l’examiner. Comme tous les autres, c’est l’absence des globes oculaires qui le choqua le plus. La mort avait fauché brutalement sa victime, mais les circonstances de son décès demeuraient encore très nébuleuses. Fidèle à sa nature de fantôme, Mani ne fut pas au centre des conversations. Il écouta patiemment l’opinion de chacun tout en marchant sur la grève parmi les cadavres. Enfermé dans ses réflexions, il rassemblait les pièces du puzzle aussi bien qu’il le pouvait. Il ne s’agissait pas de l’œuvre d’un animal avait dit Frey. L'Odinson questionna la Reine des damnés pour finalement voir l’hypothèse du poison écartée… Une magie ancienne et sombre donc. Les discours de Nanna et Gersimi apportèrent également des pistes intéressantes quoique guère plus joyeuses que la contamination de l’eau.

« Si le mal s’était rependu dans l’air, les morts ne seraient pas aussi… synchronisés. Quoique cela expliquerait la couleur des veines, les infectés n’auraient pas vu apparaître des symptômes au même moment, dépendamment de la sensibilité propre à chacun ou aux caprices des vents. Je suis du même avis que Hel, je ne pense pas que la cause de l’épidémie soit naturelle. C’est trop radical et cela touche trop d’espèces très différentes. Toutefois, je peux me tromper. C'est la première fois que je vois une telle chose. » Comme pour s’assurer du bien-fondé de cette hypothèse, le Pressé s’approcha de la rivière et se servit de sa magie pour façonner une petite quantité de liquide en une sphère qui flottait au-dessus de sa paume. Il examina l’eau à la lumière ambiante, mais n’y vit rien d’inhabituelle alors il laissa les gouttelettes replonger dans la rivière. « Nous devrions peut-être rapporter un échantillon de sang à Eir pour l'antidote. » proposa-t-il sur un ton neutre avant de s’approcher d’un autre cadavre d'animal qui jonchait le sol. « L’eau de la rivière a dû effacer plusieurs indices, mais c’est l’absence des yeux qui reste le plus troublant. L’individu ou la chose qui est responsable des malheurs de ce royaume ne voulait peut-être pas être vu. Ou alors les globes oculaires auraient disparu en conséquence du sortilège..? »




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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Lun 3 Aoû - 23:11

L
es affres du temps ne semblaient définitivement pas vouloir gracier Yggdrasil trop longtemps. Tandis que la clarté avait refait surface sur les mondes d’Asgard et Vanaheim et que l’on aurait pensé enfin trouver un peu de paix pour s’occuper de choses futiles, voilà qu’un nouveau mal émergeait depuis les racines d’Alfheim pour dévaster toute vie dans un air lourd et chaotique. C’est silencieuse, aussi rare que cela puisse paraitre, que Roskva suivait les pas du Tonnerre au travers d’un Alfheim meurtri et affaibli. Les arbres, la faune, les elfes… tous semblaient épris d’une souffrance empoisonnée et leur cœur d’ordinaire si furibond de la jeune mortelle était peiné de voir autant de tristesse chez un peuple qui n’avait absolument rien demandé. Elle se souvenait avoir visité Alfheim souvent jadis, lorsque elle et Thialfi n’étaient alors encore que deux enfants perdus entre deux mondes, et qu’Eostre, voulant les sortir de leur chagrin les amenait des journées entières dans les mondes où les dieux d’Asgard ne marchaient pas. Si elle avait insisté à suivre celui qu’elle haïssait dans cette quête, c’était en parti à cause de la curiosité qui l’envahissait quant à cette sinistre nouvelle, mais également car Sif le lui avait demandé. En effet, pendant que la jolie petite équipe jouait les diplomates, Fenrir s’était libéré de ses chaines et les dieux menaient à ce moment précis un combat des plus rudes. Dans un premier temps elle voulut accompagner sa maitresse mais, soyons réalistes, elle aurait été plus un poids qu’autre chose pour les immortels et elle n’avait aucune envie de se confronter à un loup géant après l’avant-goût qu’elle avait eu pour ces bestioles il y a des jours de cela dans la grande forêt Asgardienne en compagnie de la Lune.

Horrifiée. C’était le mot le plus adéquate pour exprimer son état après avoir découvert le cadavre près de la rivière. Une femme gisant sur la berge dans un état pitoyable et dont les yeux semblaient avoir disparu de manière totalement inexplicable. Roskva ne parlait pas et se contentait d’écouter fugacement les théories de ceux qui faisaient route avec elle. Deux des princesses royales se trouvaient là ainsi que la richesse, ainsi que Mani. Mais de tous, ce fut certainement Hel la mieux placée pour tout verdict et celle-ci ne semblaient pas en avoir vraiment en tête. Déconcentrée par le retour de Thor qu’elle écouta oisivement concernant les autres cadavres qu’il avait trouvé, elle se rapprocha de la défunte submergée, sourcils froncés, qu’elle examina plus amplement. Le teint de sa peau et son allure rachitique n’avaient rien de naturel, elle pouvait l’affirmer sans pourtant grande connaissance des elfes. Mais les veines ténébreuses qui surplombaient son derme abimé par le sang poisseux et la décomposition provoquèrent un effet ignoble de dégout et elle réprima de justesse un haut-le-cœur soudain.

S’éloignant de la scène et prenant sur elle pour ne pas respirer l’odeur nauséabonde à plein nez, continua d’écouter les suspicions de ses comparses. « Si cette maladie est contagieuse, que cela soit par l’air ou non, nous le saurons bien assez vite Princesse j’en ai peur. » adressa-t-elle franchement en réponse à la Déesse de la joie, dont elle trouvait la réflexion peu recherchée. N’ayant toutefois pas le cœur à se rebeller et encore moins à rire, Roskva exprimait simplement ce qui lui passait par la tête à première vue. Le mal qui sévissait s’étendait dans tout le royaume elfique et vu l’ampleur de celui-ci et les dommages qu’il faisait naitre, si il s’avérait qu’il était contagieux il était inévitable pour eux d’en faire les frais. L’expédition pourrait, elle était forcée de l'admettre, s’avérer être bien pire qu’elle ne l’avait prévue. Et plus couteuse aussi. Elle n’avait pas l’intention de mourir de cette manière, et encore moins ici ou dans la cité d’Or ! Si comme le disait Hel la maladie s’avérait être magique, il était certain qu’elle était le fruit de quelqu’un. Enfin après tout, le monde magique était pour elle encore bien illogique et incompréhensible. Mais si l’air n’était pas saint, ils seraient tous contaminés c’est une évidence. Elle se demanda ensuite en quoi Eir pouvait aider dans cette quête. Car elle était certes l’incarnation de la médecine mais elle n’était en rien omnisciente et ne pouvait pas deviner seule qu’elle était la source d’un mal qu’elle n’avait jamais vu jusqu’alors. De tous les discours prononcés jusqu’ici, c’est celui de Mani qui lui semblait le plus juste. Et il était clairement vrai que la disparition des yeux n’avait aucune explication logique. Pourquoi quelqu’un s’amuserait-il à faire ça ? Dire que l’acte était inhumain sonnait faux, car il n’y avait pas d’humains ici. Elle était la seule, ce qui en faisait également la personne la plus faible et elle failli regretter pendant quelque secondes de ne pas être partie distraire le chien enragé. Mais la perspective que quelqu’un ait délibérément désiré intoxiquer un royaume aussi magnifique qu’inoffensif était loin d’être belle. Elle acquiesça aux paroles de la lune, sans perdre toutefois une mine dubitative. Les questions des divins autour d’elle s’empilaient, mais rien ne bougeait d’un trait, ce qui agaça la domestique. Elle qui avait souhaité se rendre utile, la voilà qui se retrouvait aussi inutile et impuissante qu’eux, ensevelie par le flot d’interrogations brutes et premières qui n’aideront surement pas à résoudre le problème. « Peut-être que remonter la rivière ou même nous risquer un peu plus dans les profondeurs des bois nous permettraient d’en dire plus que de rester plantés ici à faire des suppositions fragiles sans en avoir vu d'avantage de plus près. »


and if you call for me you know I'll run.
MY FATHER'S LOVE WAS ALWAYS STONG, MY MOTHER'S GLAMOUR LIVES ON AND ON, YET STILL INSIDE I FELT ALONE, FOR REASONS UNKNOW TO ME. BUT IF YOU SEND FOR ME YOU KNOW I'LL COME, AND IF YOU CALL FOR ME YOU KNOW I'LL RUN. I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN, RUN, UN. I'LL COME TO YOU, I'LL COME TO YOU, I'LL COME, COME, COME.× by lizzou.
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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Mer 5 Aoû - 4:28


the nature of evil
quête 2 ✸ alfheim

De toute évidence, nul n'a de réponses aux questions soulevées par l'état de la malheureuse elfe échouée sur la berge de la rivière. Dieux comme elfes ignorent quel mal ronge Alfheim ; la magie usée pour empoisonner le royaume de Lumière leur est inconnue, ce qui ne présage rien de bon... Dieu de la Vie et Reine des Morts se rejoignent dans leur incapacité à comprendre ce qui se trame, eux qui pourtant détiennent les clés du savoir du commencement et de la fin de l'existence. Toujours agenouillé auprès du cadavre, Frey se frotte la barbe d'un air songeur avant de se relever. « Quel que soit ce mal, il est universel... Animaux et elfes sont touchés... Ce n'est pas sans me rappeler la peste qui ravage parfois certaines contrées de Midgard. » Et avec de la chance, les divins sont immunisés contre ce mal-ci comme ils le sont face à ceux qui déciment les autres races. Cependant, l'idée de voir tout un royaume disparaître n'était guère plaisante. Le Seigneur de Vanaheim penche légèrement la tête sur le côté, avant de hausser les sourcils, comme s'il venait d'être frappé par une soudaine évidence. « Si cette magie est inconnue des Ases, des Vanes et des Elfes de Lumière... Ne pourrait-elle pas être originaire d'un royaume plus... sombre ? Svartalfheim ? Les mortels ne sont pas capables de magie, les nains encore moins et je ne vois de toute façon pas l'intérêt qu'ils trouveraient à empoisonner Alfheim... Pas plus que je n'imagine l'un des nôtres faire cela. Et si nos récentes querelles ont prouvé une chose, c'est bien que le peuple de Svartalfheim ne se cache plus. Ils ont refait surface. » Les bras croisés sur le poitrail, Frey échangea un bref regard avec Thor et Elyas, avant de sursauter lorsqu'un sifflement aigu ne déchire l'air.

Le bruit caractéristique des battements d'ailes ne tarde pas à suivre, et d'un même mouvement, tous les elfes lèvent leurs arcs vers le ciel. De la sylve émerge alors un dragon, mais la bête ne fait pas attention au petit groupe sous elle. Elle peine à rester en l'air, bat des ailes avec difficulté, gronde nerveusement, avant de finalement tomber comme une pierre pour s'écraser sur la rive, sous le regard stupéfait des elfes et dieux rassemblés. Autrefois, l'animal a sans doute été imposant, mais il n'est plus qu'une masse décharnée et souffrante. Son poitrail ne se soulevait qu'avec extrême difficulté, toute comme ses paupières. « Par les Nornes... » N'écoutant que son instant, le souverain elfe s'approche de la créature, qui trouve tout juste la force de décoller la tête du sol lorsqu'il pose sa main contre son cou. Il est fort dérangeant de voir un dragon en si piteux état, mais c'est également une chance de l'interroger qui leur est offerte, quand bien même le géant ne tarderait pas à expirer son dernier souffle. « Dragon. Quel mal te ronge... ? D'où viens-tu ? » Le regard de l'animal transpire la détresse, l'on perçoit son désir de s'exprimer, sans toutefois qu'il n'y parvienne. « Paix, mon ami. Va donc trouver le repos que tu mérites. » Les yeux de la bête ne quittent pas ceux de l'elfe, jusqu'à ce que la vie les quitte, et que son corps ne s'immobilise complètement. Elyas reste un instant à ses côtés, avant de se redresser, une tristesse certaine dans son expression. « Peu importent les origines de ce mal... Si nous n'en trouvons pas sa source rapidement, je ne donne pas cher de mon peuple. J'ignore si Eir serait en mesure de trouver un antidote, mais il ne me semble pas judicieux de ramener ne serait-ce qu'une goutte de ce poison à Asgard. Si ce mal devait être contagieux... Autant ne pas mettre un autre royaume en danger. » L'air grave, Frey acquiesce aux paroles de l'elfe, qui faisait preuve de sagesse en dépit de la situation préoccupante.

« Était-il si haut, le niveau de l'eau ? » Haussant un sourcil, Frey se tourna vers le freux qui battait des ailes sur l'épaule du Tonnerre, avant de regarder la rivière, dont le niveau semblait effectivement plus tôt qu'un instant plus tôt. « Qu'est-ce que... » « Vous entendez ce grondement ? » Tous se tournent vers le haut versant de la rivière, duquel provenait un son étouffé, semblable à de l'eau qui bout. Un croassement paniqué échappa à Munin, qui quitta brusquement l'épaule du Haut-Roi, battant des ailes frénétiquement pour prendre de la hauteur. « FUYEZ ! Une vague arrive, fuyez ! » les prévient-il – trop tard. Quelques secondes plus tard à peine, une vague monstrueuse fit son apparition, menaçant de tout emporter sur son passage, à commencer par le petit groupe.


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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Ven 21 Aoû - 20:01

T
ous échafaudaient du mieux qu’il pouvait des théories hasardeuses et des réflexions diverses, mais il y avait beaucoup de question sans réponse. Cela dit, vu la taille du mystère à percer, ce n’était guère surprenant. Les galets crissaient sous les bottes du dieu alors qu’il inspectait la berge du regard en quête de potentiels indices. Les effluves nauséabonds des cadavres n’étaient rien en comparaison au caractère virulent de ce mal qui rongeait la forêt. La seule véritable piste concernant cette malédiction était de son essence magique indéniable. Elle était donc potentiellement plus dangereuse que soupçonnée à la base. L’incarnation de la Vie donna son opinion sur la question et souleva au passage de nouvelles interrogations. Svartalfheim ? Mani soupira, sur ce sujet, il ne serait pas d’une grande utilité puisqu’il n’avait jamais eu affaire aux elfes sombres au cours de sa longue existence. Harnaché à la Lune, il avait aperçu ce monde ténébreux vu du ciel, mais autant dire qu’il n’avait rien vu du tout, car les elfes sombres vivaient sous terre. Néanmoins, ils n’avaient jamais caché leur animosité pour Alfheim et avaient, en théorie, une motivation à faire périr ce royaume…

Soudain, une ombre passa au-dessus du groupe. Cette ombre ailée grandit avant de laisser apparaître son pauvre propriétaire. Un dragon en bien mauvais état s’échoua à leurs côtés. La douleur et la maladie semblaient ronger chaque recoin de sa carcasse en perdition. Lune fut peinée de l’apparente souffrance de la bête et osa s’avancer de quelques pas pour contempler l’animal qui devait avoir fière allure autrefois. Il regarda la fin du dragon sans dire un mot, maintenant convaincu de l’urgence d’accomplir cette mission de sauvetage. Sa propre impuissance face à la maladie l’attrista profondément et le Pressé eut une pensée pour le roi des elfes qui était condamné à voir son peuple dépérir. Ce monarque ne manquait pas de courage et de cœur. Aussi, il se jura de tout faire pour l’aider dans sa quête de vérité. Elyas avait raison, prudence était de mise et Mani renonça à prendre un échantillon de quoique ce soit.


Les globes oculaires manquants n’eurent pas le temps d’être évoqués à nouveau, car un autre danger menaça la congrégation de divins. L’eau de la rivière s’infiltra dans les bottes du Compteur d’années et ce dernier regarda ses pieds sans comprendre. Ensuite, tout s’éclaircit d’un coup avec l’intervention de Munin. « Attention ! » Le vrombissement d’une vague géante eut tôt fait de raviver ses sens et Lune se mit à courir loin du cours d’eau, suggérant à ses pairs de faire de même. Hélas, la vague fut plus rapide et emporta le petit groupe. Juste le temps de prendre une grande inspiration, puis Mani se retrouva submergé dans les flots décharnés. Ballotté par les caprices de la rivière, l’oxygène dans ses poumons commençait à s’échapper. Il tenta de nager vers le haut, guidé par les rayons brouillés du soleil qui miroitaient. Soudain, le dieu eut une idée. Le liquide devant ses paumes se solidifia morceau par morceau pour finalement former une longue plaque de glace qui, plus légère que l’eau, l’aida à remonter à la surface telle une bouée. Il attrapa la personne la plus près de lui par les vêtements pour ensuite la hisser sur l'iceberg qui avait pris de l’expansion durant la remontée. « Par ici ! Accrochez –vous ! » hurla-t-il à tous ceux qui pouvaient l’entendre. Une main cramponnée au bloc de glace, il tendit la seconde à la malheureuse nageuse qui venait d'apparaître à ses côtés...



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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Ven 21 Aoû - 22:05

The nature of evil
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Les suppositions et les interrogations se succédaient sans succès. Mais au moins ils savaient que ce n’était pas une maladie mais un maléfice et qu’il ne se propageait pas dans l’air. Ils avaient au moins un peu avancé. Gersimi observa son oncle tant aimé évoquer la peste qui ravageait parfois le royaume des mortels et elle fut peinée de songer à nouveaux à ce terrible mal qui touchait les hommes. Mais elle frissonna quand il prononça le nom de Svartalfheim. Elle se souvenait encore de cette plaine glaciale qu’elle avait parcouru pour retrouver la pomme dorée d’Idunn où elle avait dû faire face à un brouillard brûlant, une goule qui avait pris les traits de Hnoss avant d’essayer de la mordre puis une armée d’elfes sombres.
« Si vous dîtes vrai mon cher oncle, alors nous devons redoubler de prudence car les elfes sombres sont des êtres viles et putrides. »
Soudain tous les regards furent attirés par un vigoureux battement d’aile. Un dragon survolait la forêt mais l’allure de son vol ne semblait pas aussi aisé qu’à l’accoutumée. La pauvre créature s’écroula, épuisée, n’étant plus que l’ombre de sa gloire passée. Par les Nornes ce qu’il était maigre et faible, c’était à peine s’il pouvait respirer. Le roi Elyas s’approcha de l’animal pour tenter de comprendre le mal qui le rongeait mais hélas le pauvre dragon n’avait plus la force de communiquer. Digne et bienveillant le roi des elfes demeura à ses côtés jusqu’à son dernier souffle. Gersimi serra les dents pour et inspira profondément, les yeux brillants d’émotions. Pauvre créature. La déesse des richesses posa une main sur le bras de son oncle tandis que le roi Elyas préconisait la prudence en n’emportant aucune substance capable de répandre le mal qui rongeait son peuple. Un silence respectueux accompagnait encore le défunt mais un bruit attira l’attention du groupe. Un grondement. Munin donna l’alerte tandis que le groupe faisait face à une immense vague qui fonçait droit sur eux. Gersimi se mit à courir comme les autres mais la vague fut plus rapide et elle fut submergée. Alors qu’elle se sentait emportée par le courant elle utilisa sa magie pour augmenter sa force et gagner la surface. Elle avala une goulée d’air tout en cherchant des yeux un moyen de sortir de l’eau mais aussi des visages familiers.
« Oncle Frey ! Nanna ! » cria-t-elle en espérant entendre une réponse.
La protectrice des richesses mit la tête sous l’eau pour rechercher les membres du groupe mais elle n’avait jamais été une très bonne nageuse et elle fut incapable de garder les yeux ouverts suffisamment longtemps pour apercevoir quoi que se soit. Elle repris alors une autre goulée d’air, toujours emportée par le courant mais attirée par la voix de Mani. Rassurée elle pris la main qu’il lui tendait et se hissa sur le bloc de glace qu’il avait sans aucun doute fait jaillir à même la rivière.
« Merci Mani. Quelle présence d’esprit tu as eu. Crois-tu que tu pourrais encore étendre la glace afin que nous regagnons la rive ? Dis moi en quoi puis-je t’aider ? Je peux t’aider à augmenter tes pouvoirs pour un bref moment si cela peut t’être utile. »
Son esprit n’était pas tranquille car elle ne voyait personne. Enfin quelques visages émergèrent des flots et elle en fut soulagée, cherchant Nanna et Frey. Tendant la main, imitant son sauveur du jour, elle aida quelques personnes à sortir de l’eau et trouvé un peu de repos sur le bloc de glace.
« Est-ce que quelqu’un a une idée de ce qui a pu se passer ? Car moi je n’en ai aucune ! Le niveau de l’eau ne peut monter ainsi en suivant des causes naturelles. Serait-ce une attaque contre nous ? »


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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Ven 21 Aoû - 23:35

C
onvaincue qu’il fallait aller arracher le problème à sa source et non rester indéfiniment planté au même endroit pour tenter de l’élucider, Roskva tentait néanmoins sans mot dire de déceler ce qui pourrait être la cause de ce mal ravageur. Elle n’avait jamais vu rien de tel, rien d’aussi répugnant et offensif. Mais si Frey et Hel ne savaient pas, personne d’autre ne le pouvait. « Et pourtant, la peste n’est qu’un bon gros rhume en comparaison avec ce que nous avons sous les yeux. » dit-elle d’une voix à peine audible, en réponse à la remarque du Dieu de la Vie.

Quelque chose émergea du silence plombant, faisant se lever les têtes vers le ciel. Un dragon, paraissant se faire écraser par le poids du monde semblait peiner à voler, si bien qu’il ne les remarqua même pas. La créature bien mal en point vint s’écraser sur le sol granuleux sous les yeux peinés du peuple inquiet. Le souverain des elfes de lumière s’approcha du cracheur de feu pour en savoir plus, mais la jeune mortelle ne put s’empêcher de grimacer lorsque celui-ci posa sa paume contre la peau écailleuse et malade du reptile. N’était-ce pas risqué de faire cela ? Il fallait être fou pour toucher une créature malade ! Si la maladie s’avérait en fin de compte contagieuse, les voilà tous condamnés ! Tandis que la bête rendait définitivement son âme et que le seigneur d’Alfheim faisait son compte rendu, Roskva se rapprocha à son tour de la bête. Tout en restant à bonne distance, elle s’accroupie et munie d’un long bâton elle toucha peu délicatement de son bout la créature comme pour s’assurer qu’elle était bien morte. Elle regarda quelques-unes de ses écailles se détacher de sa peau rugueuse au contact du bout de bois, et la terre se mit soudainement à trembler. De peur d’avoir déclenché quelque chose et d’être vue, elle se redressa immédiatement vers le groupe en laissant tomber la branche là où elle l’avait prise et se mêla aux enquêteurs.

Ce furent les croassements de Munin qui les alertèrent. Tous se mirent à regarder dans la même direction et ne crurent ce qu’ils virent. Devant le visage décomposé de la Midgardienne se dressa une énorme et monstrueuse vague qui raflait tout son passage et menaçait de les emporter.« Les Nornes doivent avoir une dent contre moi. » Pourquoi était-elle venue déjà ? Ah oui, pour éviter de finir en boucherie entre les pattes d’un loup en crise d’adolescence. Sans demander son reste ni attendre ses comparses, elle entreprit de se mettre à courir. Mais à peine eut-elle fait deux pas que la vague frappa son dos de plein fouet, la faisant se ramasser contre le cadavre encore frais du dragon qui valsa avec elle dans le courant. Bien décidée à ne pas mourir dans un royaume entrain de pourrir, la véhémente se battit comme elle put contre le courant pour parvenir à la surface. Attrapant une grande bouffée d’air, elle resta la tête hors de l’eau assez longtemps pour apercevoir Mani s’amusant avec une plaque de glace. Une vague la percuta de nouveau, et elle résista à la force du torrent pour laisser le groupe arriver vers elle.

Sans hésitation, elle s’agrippa fermement aux premières jambes qui arrivèrent devant elle, et tenta d’escalader le corps comme elle pût. Elle fut d’ailleurs presque déçue de ne pas avoir aperçu Thor dans les vagues, convaincue qu’il aurait fait une magnifique sirène. C’est avec délicatesse légendaire et après l’avoir piétiné à maintes reprises qu’elle réalisa qu’il s’agissait du compteur d’années, ancré à sa plaque de glace, sans prendre en compte le fait qu’il aidait déjà quelqu’un à remonter. Elle réunit ses dernières forces de mortelle pour se hisser un peu plus jusqu’à finalement poser le talon sur son épaule et atteindre la plateforme où se trouvait déjà Gersimi. A quatre pattes, la domestique de Thor cracha toute l’eau qu’elle avait avalé par mégarde. « Combattre Fenrir aurait été moins suicidaire en fin de compte ! » railla-t-elle, fidèle à elle-même. Elle tourna la tête vers le Dieu à l’origine de leur radeau. « Pour une fois que votre glace est utile ! » se moqua-t-elle, faisant référence à la journée qu’ils avaient passés il y a peu coincés dans une grotte humide et sans feu. Et si cette journée-là avait pû d’une certaine manière peut-être les rapprocher, voilà qu’elle venait de re creuser un fossé. Sans porter plus d’attention au Dieu, elle rejoint la Richesse pour l’aider à sortir de l’eau les victimes.




and if you call for me you know I'll run.
MY FATHER'S LOVE WAS ALWAYS STONG, MY MOTHER'S GLAMOUR LIVES ON AND ON, YET STILL INSIDE I FELT ALONE, FOR REASONS UNKNOW TO ME. BUT IF YOU SEND FOR ME YOU KNOW I'LL COME, AND IF YOU CALL FOR ME YOU KNOW I'LL RUN. I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN TO YOU, I'LL RUN, RUN, UN. I'LL COME TO YOU, I'LL COME TO YOU, I'LL COME, COME, COME.× by lizzou.
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"He is best, and all praise him; he is so fair of feature, and so bright, that light shines from him."



"A certain herb is so white that it is likened to Baldr's brow; of all grasses it is whitest, and by it thou mayest judge his fairness, both in hair and in body."



"He is the wisest of the Æsir, and the fairest-spoken and most gracious; and that quality attends him, that none may gainsay his judgments."



MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Dim 23 Aoû - 15:02

Nous ne faisions que faire des suppositions, nous interroger du mieux que nous pouvions pour déceler le vrai du faux et peut-être mettre le doigt sur une piste ou un indice. J’écoutais avec attention ma demi-sœur Gersimi réfléchir à voix haute. Nous nous posions les mêmes questions et je ne pouvais qu’acquiescer d’un air contrarié. L’idée qu’une personne ait pu user d’une magie aussi noire me fit froid dans le dos. Qui était assez puissant pour faire mourir à petit feu tout un monde ? S’attaquant aux végétaux, aux animaux, aux elfes… Pour quel but ? Car oui, nous nous demandions « comment ? » et les possibles répercussions, mais nous dirigions-nous sur la bonne route ? Qu’en était-il du « pourquoi » ? Je n’arrivais pas à saisir la raison de l’attaque d’Alfheim. Máni et Roskva ne semblaient guère plus avancés que nous.

Pourtant, mon oncle Frey souleva une idée intéressante. Svartalfheim. Je restais songeuse alors que le Trésor des Vanes recommandait la plus grande prudence. J’avais eu vent de ses mésaventures sur ce monde terne et sombre alors qu’elle était partie en quête des pommes d’Idunn, lors de son enlèvement. Tout cela ne m’annonçait rien qui vaille et un rapide coup d’œil à l’équipé m’informa qu’ils partageaient mes pensées. Nous avions tous les traits contrariés et anxieux.

Perdue dans mes songes, je vis le Compteur d’Années lever le nez au ciel où une grande ombre venait d’apparaître. Je restais coite de stupeur alors que le dragon agitait désespérément ses ailes avant de s’écraser sur la berge. Il était en piteux état. Une odeur nauséabonde de pourriture me fit froncer le nez. La pauvre bête était dans un état de décomposition avancée et si écailles, qui avaient autrefois dû être irisées, étaient grises et tombaient par poignées. Le roi des elfes s’approcha et je voulus en faire de même avant de m’arrêter. La maladie était peut-être contagieuse, je ne voulais pas augmenter les risques d’infections. Mais… le souverain n’avait-il pas peur, lui ? La petite suivante mortelle de Sif s’avança avec précaution et je la vis se saisir d’un bâton pour vérifier l’état de la créature.

La voix du freux me fit sursauter. L’eau, en effet, chatouillait mes chevilles à présent. Lorsque l’immense vague se dressa face à nous, tel un cheval géant se cabrant, un tourbillon d’adrénaline se déversa dans mes veines. Je tendis les mains pour attraper Gersimi et Roskva, les deux femmes les plus proches de moi, mais l’eau fondit sur nous et nous sépara. Lorsque j’eus la tête sous l’eau, submergée de toute part, je n’eus qu’une pensée. « Balder va me tuer. Balder va me tuer. Balder va me tuer. » Lui qui détestait me voir en danger et m’exposer aux attaques avait accepté à contre-cœur que je me rende à Alfheim. La compagnie de Thor et de mon oncle Frey l’avait convaincu. Au moins, avec eux, je ne risquais pas de mourir déchiquetée par Fenrir alors que lui faisait face aux crocs de la bête.

Ballottée comme une poupée de chiffon, je percutais un rocher qui chassa l’oxygène de mes poumons. Cependant, les bulles d’air grimpèrent et je pus savoir où était la surface. Les bras tremblants d’une énergie nouvelle, je me hissais vers le haut et mon visage perça la surface où je respirais bruyamment en tentant de me maintenir. J’entendis la voix de ma sœur m’appeler, mais je ne pus lui répondre, déjà engloutie par une nouvelle vague. Mon dos en rencontra un autre. Mes doigts en agrippèrent et nous remontâmes à deux à la surface. Saga respira, ses longs cheveux d’ébènes collés sur son visage.

Flottant à la surface, j’aperçue une plaque de glace scintiller. Gersimi et Roska nous faisaient de grands gestes tandis que la Lune aida les autres naufragés à gagner son îlot translucide. Nous nageâmes, usant de nos forces de déesse pour gagner notre radeau de fortune. Je laissais ma belle-sœur aux soins de Gersimi tandis que j’attrapais les paumes tendues de la mortelle blonde. « Merci… » soufflais-je, la voix éraillée d’avoir bu la tasse. Je grimpais à mon tour, m'ébrouais et joignis mon aide à leurs efforts alors que les derniers visages sortaient de l’eau. « Nos sommes victimes des caprices de la rivière, nous dérivons… » remarquais-je. « Peut-être l’eau nous emmène-t-elle plus profondément dans la forêt. »



Ses bras brillaient et faisaient resplendir air et mer tout entiers. Longue est une nuit, plus longues, deux nuits. Comment languirai-je trois nuits ? Souvent un mois m'a paru moins long que cette demi-nuit d'ardente veille.  ©️endlesslove.
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MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Lun 24 Aoû - 21:20

Je ne sais pas nager.

C'est la seule pensée qui me traverse l'esprit, alors que la muraille aquatique dévale vers nous, emportant tout sur son passage. Je ne sais pas nager, et vraiment, c'est ridicule, pour une princesse d'Asgard – si je sors de là en vie, j'irai solliciter les leçons d'une vague ou de plusieurs, je m'en fais le serment. Instinctivement, je cherche des yeux mon frère la Guerre – mais il n'est pas là, il est bien loin, en vérité, occupé à combattre un ennemi redoutable, tandis que moi – tandis que moi, en vérité, je reste figée là comme une statue pétrifiée, à observer incrédule la marée surnaturelle qui s'apprête à m'engloutir. Un réflexe me pousse à tourner la tête soudain, à la recherche de Thor, prête à quémander son aide, mais il est trop tard, l'eau arrive, l'eau est là. Dans l'infime seconde qui précède la déferlante, je sens l'air déplacé par cette ruée liquide siffler à mon visage, rejetant en arrière les longues mèches de mes cheveux d'ébène – et dans cette fraction d'éternité, ce battement de cœur, ce clignement des paupières, j'invoque de ma mémoire le souvenir de ma mère. Ma mère, la Reine, la première ; empreinte de majesté et de dignité, nimbée de cette aura de lumière et d'intelligence qui la suit partout ; ma mère, magicienne émérite, et professeur dévoué. Je n'ai pas son talent, ni sa prestance, et je suis encore juste une enfant à sa cheville, par bien des aspects – mais je demeure sa fille, princesse d'Asgard, et porteuse de son sang.

Il n'est pas de vague qui saurait submerger la fille de Frigga.

Une seconde, une infime seconde, suspendue entre deux instants, deux inspirations, deux pensées ; un moment ténu, fragile, cristallin, et mon sang s'éveille, chantant cette mélopée ivre de pouvoir et de puissance, tandis que j'appelle du plus profond de mon être cette part mystérieuse et un peu effrayante de mon essence que je ne maîtrise pas totalement. L'air souffle à mon visage, joue dans mes cheveux – et je l'emprisonne, et je le retiens, l'enchaînant à ma personne comme une étole drapée sur mes épaules, me lovant dans son étreinte comme s'il s'était fait mon amant, juste l'espace d'un instant. La vague déferle, dévale, me submerge – et je suis toujours là, les genoux à terre sans me souvenir avoir bougé, les doigts de ma main gauche effleurant le sol pour y puiser la force que je n'ai pas, la droite levée au niveau de ma poitrine comme pour mieux saisir le pouvoir qui tourbillonne autour de moi – ma protection tient bon, et je peux respirer tandis que le flot se déchaîne.

Hélas, ma bulle retient l'eau, mais je ne l'ai pas pensée solide – un corps en mouvement me percute violemment, et je perds ma concentration, affolée soudain par le poids de l'eau qui voudrait se frayer un chemin dans mes poumons. La rivière me ballote, fétu de paille dans la tourmente, et le souvenir de ma mère frémit dans les tréfonds de ma mémoire. Luttant contre la panique qui voudrait m'envahir, chassant toute idée de suffocation, je fais le vide autour de moi et m'agrippe à cet air précieux tandis que je remonte vers la surface. Un autre corps heurte mon dos, deux mains s'accrochent aux miennes, nous remontons ensemble – et nos têtes percent la surface. C'est Nanna qui s'accroche à moi dans le tumulte – j'étends ma bulle fragile autour d'elle, et tandis que le flot se calme, je saisis les mains tendues de Gersimi pour me hisser sur la plaque de glace à la dérive, tout autant fatiguée par l'effort physique que par cette magie que je ne suis pas habituée à manier. Un peu choquée, inquiète et fatiguée, je m'agenouille auprès de ma belle-sœur la Joie et passe un bras autour de ses épaules, la serrant contre moi, autant pour me rassurer, moi, que pour la réconforter, elle. Nous sommes tellement jeunes encore, l'une et l'autre... D'une pensée, je renforce ma magie et étends ma bulle à toute la plaque. Nous voilà un peu moins exposés.

Pour le moment. Où donc nous emmène le courant ?
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☽ Revenge is an act of passion; vengeance of justice. Injuries are revenged; crimes are avenged.
We never love more a father than in the time where we want him to die. Revenge is nothing but love. Misunderstood. ☽




MessageSujet: Re: THE NATURE OF EVIL ϟ Quête 2   Sam 29 Aoû - 13:32



Au vue de toutes ces horreurs gisant à nos pieds, j'en arrivais à la conclusion qu'il n'y avait rien à comprendre, ni rien à faire pour cette épidémie mystérieuse. Et quand bien même nous trouverions la racine de ce mal, nous ne pouvons être assurés que nous trouverions un remède.
Les spéculations allaient bon train quand mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines, un peu avant que je ne comprenne la cause de mon mal-être soudain. Munin venait encore une fois de nous mettre en garde, mais peut-être trop tard cette fois. Une vague immense déferla sur nous tous, comme pour happer ceux qui étaient presque trop près de la vérité. Une attaque pour nous éliminer ? La nature reprenait ses droits. Quelle ironie.

Je ne m'étais jamais demandé comment ma condition de reine de l'Enfer réagirait face à ce genre d'événements. Maintenant je savais que je n'étais pas de ceux qui avaient du mal à respirer sous l'eau, ou qui sentaient la vie s'échapper de leur corps. Être immergée dans cette vague immense ne me fit presque rien, si ce n'était me ballotter dans tous les sens. Je ne savais pas nager, et étrangement je ne m'en inquiétais absolument pas. J'attendais que quelque trouve une solution pour faire baisser le niveau de l'eau, ou par je ne savais quel moyen, et je me demandais ce que cette vague présageait. J'avais la désagréable impression que nous touchions au but, et que cette attaque n'était qu'un contre-temps pour nous ralentir dans notre progression. Je voyais les formes de mes compagnons d'infortune se débattre autour de moi, et quand la tension dans l'eau reprit son calme initial, je vis une surface briller non loin de moi.Je agrippais à cet îlot de glace sur lequel tout le monde était déjà sain et sauf. Tant mieux, la nature au moins n'avait pas eu raison de notre détermination. Mais pour combien de temps encore ?

La déesse de la Joie formula tout haut ce que nous pensions tout en notre for intérieur. Nous avions bravé notre première épreuve, mais seule l'étendue bleutée pouvait désormais répondre à la question : où allions-nous ainsi ? Je redoutais les nouveaux caprices de l'Alfheim, mais j'étais convaincue que le pays des Elfes de Lumière ne nous en voulait pas personnellement. Et je sentais beaucoup trop de magie autour de moi pour ignorer mes doutes concernant la nature profonde de cette attaque aquatique. Il semblait en effet que la rivière nous faisait nous enfoncer plus profondément dans la forêt. Et dans cet amas scintillant de feuilles et de lumière, le silence qui envahissait la verdure me glaçait le sang. Pas un chant d'oiseau, pas un craquement dans les branches, pas un alizé pour effleurer notre peau. La rivière était notre passeur, et quelque chose d'inconnu tirait les rennes.
"Il semble en effet que notre destination soit la forêt, plus muette qu'elle ne l'a jamais été. Et cela n'annonce rien de bon."

Le silence effectif dans ce pays usuellement plein de vie me glaçait d'effroi. Où que mes yeux se posaient, je ne parvenais pas à distinguer le moindre signe de vie. J'avais l'impression d'être retournée en Helheim.
Mes yeux se retournèrent vers le Tonnerre, et je priais intérieurement pour qu'au moins lui en sache plus que nous. Je voulais lui adresser une prière. Je voulais lui demander s'il avait une idée. Mais j'ignorait quoi du regard du Roi d'Asgard ou du mutisme d'Alfheim me terrorisait le plus en cet instant précis.



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