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Rumeurs
- Var a tourné le dos à son roi. Il parait que la déesse des Pactes préfère aujourd'hui les grosses faveurs de Frey !

- On dit que depuis que Tyr a pris les fonctions de son frère aîné, personne n'aurait encore osé lui proposer un coup de main .

- A Tromsø, on hésite à dire si la petite Brynja est maudite ou chanceuse, car après avoir manqué de se faire brûler vive par un dragon, elle a manqué par deux fois la noyade, dont une durant les raids !



 
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 The awkward moment

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dieu de la guerre et de la justice

ϟ MESSAGES : 481
ϟ INSCRIPTION : 30/03/2014
ϟ LOCALISATION : Au coeur des batailles
Il est le second fils d'Odin et le premier fils biologique de Frigga ◘ Il préside les batailles, qu'elles soient juridiques ou à coups de haches ◘ Il connait toutes les lois jamais écrites ◘ Il est le Premier stratège du Royaume ◘ Sa main droite à été dévorée par Fenrir le loup, fils de son frère adoptif Loki ◘ Il a un loup tatoué sur chaque épaule ◘ Il possède une prothèse magique forgée par les nains qui remplace sa main manquante lors des combats.

GUERRE & JUSTICE


« Study Justice & Strategy over the years and achieve the spirit of the warrior. Today is victory over yourself of yesterday; tomorrow is your victory over lesser men. »



MessageSujet: The awkward moment    Ven 18 Sep - 22:47




The awkward moment


Sans se soucier d'où le menaient ses pas, Tyr marchait droit devant, avec l'allure certaine de celui qui sait pertinemment où il va et s'y rend d'un bon pas. La vérité bien sûr était tout le contraire et son regard ne contemplait rien d'autre que ses propres pensées volcaniques, de sorte qu'il n'y avait en réalité aucune logique dans ses déplacements, même si ceux qui le voyaient hâtivement passer auraient pu en jurer le contraire. Ceux-là d'ailleurs, s'entêtaient à lui adresser leur respect, courbant sobrement l'échine chaque fois qu'on croisait sa route, et pour donner le change, Tyr s'obligeait à leur adresser au moins un regard, bien que ce seul fait constituait un effort colossale qu'il fournissait avec grand mal.

Il aurait préféré choper le premier venu par le col et le balancer par-dessus les balustrades, ou bien s'en servir afin d'enfoncer la prochaine porte. Le sang-froid de Justice l'empêchait heureusement d'occire le premier domestique venu, mais Guerre ne serait plus tenu ainsi en laisse bien longtemps et c'était justement pour cette raison que le pas de Tyr était pressé. Il cherchait désespérément un endroit où s'isoler dans ce fichu palais de dédales, mais du fait des dernières nouvelles accablantes, l'endroit grouillait d'absolument toute part.

Depuis quelques jours déjà, la tension grimpait en flèche de par les rapports inquiétants qui provenaient d'Alfheim et faisaient mention d'une peste, d'une gangrène mystérieuse et sombre qui consumait le Royaume des elfes. Au plus vite, des émissaires avaient fait la liaisons entre Asgard, Alfheim et Vanaheim, qui se joindrait à la très prochaine expédition qui serait organisée pour résoudre ce nouveau trouble. Tyr avait lui-même considéré l'idée de se joindre à la troupe avant de changer d'avis, son coeur et sa nature profonde le poussant plutôt à se faire le gardien de la citée d'or. D'autant plus depuis que Loki avait profité de leur absence pour attaquer le palais et la ville.

Et de celui-là d'ailleurs, mieux valait ne pas faire mention, car c'était bel et bien du rejeton de Loki dont il était désormais question. Quoi qu'ait envisagé Tyr précédemment, il était maintenant hors de question de rester cloîtré au palais. C'était même une profonde torture de s'y trouver encore alors même que son coeur, ses tripes et toute sa rage lui hurlaient de faire route vers la forêt sans attendre. La frustration était telle qu'elle semblait physiquement lui nuire, lui brûlant la peau et lui tordant les boyaux. Il avait fallu que son père lui répète par trois fois la nouvelle pour que ses oreilles daignent le croire, et maintenant chaque seconde qui le séparait du départ était une écorchure de plus.

La simple idée de Fenrir courant librement quelque part dans le Royaume le rendait malade. L'image mentale semblait si réelle qu'elle en était perturbante, car au tréfonds de lui Tyr savait sans l'ombre d'un doute que la Bête faisait route droit vers eux. Droit vers lui. Chaque instant écoulé réduisait leurs deux âmes en distance, et c'était presque comme s'il s'était attendu à voir surgir le Dévoreur des Mondes à chaque coin de couloir, par chaque fenêtre, dans chaque recoin de pénombre.

Malheureusement, le départ ne se ferait que le lendemain, le temps que les deux expéditions se planifient au mieux et que tous les protagonistes se manifestent. Ses père et frère l'avaient priés d'attendre le reste de l'escouade qui serait envoyée chasser le loup, et Odin lui avait assuré sa propre présence dès qu'on leur avait annoncé la nouvelle. Quand bien même, il lui semblait se consumer sur place et son mal être bouillant avait atteint les limites de la soupape. Les Nornes n'avaient décidément aucune clémence pour lui et ne lui avaient même pas laissées le temps de digérer les révélations d'Odin. Gérer l'un ou gérer l'autre relevait du possible, mais les deux simultanément ? Non. Il était déjà bien assez pénible d'apprendre que cette vie qu'il avait souvent détesté était en réalité tout ce qu'il pouvait souhaiter de mieux pour lui-même.
Comment était-il sensé interpréter cette fuite maintenant qu'il connaissait son possible futur de Destructeur de Mondes ? Comment était-il supposé faire face à Fenrir maintenant qu'il savait ? Il n'y avait pas de place en Yggdrasil pour un seul Destructeur de Mondes, alors deux ... ? Cela voulait-il dire que l'un d'eux allait mourir bientôt ? Une part de lui voulait tuer le monstre, mais l'autre pas, et une autre encore, craignait de mourir, alors qu'une dernière craignait plus encore ce qu'il pourrait advenir de lui s'il survivait.

Mais c'était beaucoup trop de pulsions et de craintes opposées pour une seule entité, et dans le premier couloir qu'il trouva vide - un hall tout au plus, qui desservait sur trois huis closes - il explosa sans crier gare et rentra en éruption. Agrippant une poterie exposée sur un petit meuble de bois ouvragé, il lui fit traverser la pièce pour terminer en mille morceaux contre un mur en marbre, puis saisissant le petit meuble en question, il l'envoya valser contre une colonnade d'or brut. N'ayant plus à sa portée qu'une lourde tapisserie pendue au mur, il l'arracha d'un grognement fauve. Dans le même temps s'écrasait au sol la tringle de bois qui retenait le tissu, et une fois son unique main à nouveau libre, il ramassa l'objet et s'en servi pour fendre l'air et frapper un peu tout ce qui se trouvait à sa portée : murs, sols, et la porte la plus proche.

(c) Bloody Storm



Tyr.
He asks for neither praise nor glory, boasts not with mighty words in the Hall. He asks nothing but stands firm, steering His way clearly through murky waters. He is mighty, this God, His glory found in His sword and the hand He sacrificed. I will hail Him as He faces the wolf, this warrior who betrays for honor’s sake.
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Joyau de Vanaheim
Trésors des Vanes




If only you can be my forest love, and me your forest lass.





MessageSujet: Re: The awkward moment    Dim 20 Sep - 20:55

The awkward moment
La Stratégie et le Trésor


La bataille de la plaine de Nornheim semblait parfois un lointain souvenir, comme une colère passagère si forte et pourtant si fugace. Pourtant il suffisait d’un chuchotement agacé pour remuer le couteau dans la plaie. Gersimi serra fermement le livre dont elle venait de se saisir avant de se retourner pour faire face aux deux jeunes déesses qui murmuraient entre elles en lui lançant des regards courroucés. Même dans la bibliothèque du palais elle ne pouvait échapper aux regards lourds de reproches des Ases. Elle avait osé s’opposer au Père de Tout, elle avait eu l’audace de rejoindre l’armée des Vanes, elle avait eu l’impudence de réclamer ce qu’elle pensait mériter. Si cela c’était produit quelques semaines plus tôt elle aurait baissé les yeux et aurait pris la fuite. Mais elle ne baisserait plus les yeux devant ceux qui osaient la rabaisser. Aussi elle releva le menton, une main sur la hanche avec un air qui demandait où était le problème. Les deux médisantes s’éloignèrent, sans doute pour aller raconter à leurs amies ou leurs mères qu’elles avaient vu Gersimi l’horrible traîtresse. Bon vent ! L’ambassadrice de Vanaheim avança ensuite dans la cité dorée comme si sa présence n’avait rien de choquant. Agir comme si tout était normal, sans montrer la moindre appréhension, voilà le secret. Marcher aussi digne qu’une reine. Aussi digne que maman, murmura une petite voix mais elle n’y prêta pas attention. Elle avait toujours admiré sa mère et elle avait tant souhaité lui ressembler que parfois encore elle agissait en espérant être comme elle : belle, imposante, forte, une reine à qui il ne manquait plus qu’une couronne. Le trésor des Vanes avait plus que jamais besoin d’agir en digne protectrice des Vanes car dans les jours à venir elle allait accompagner son oncle sur les terres des elfes de lumières pour découvrir l’origine du mal étrange qui rongeait la faune et la flore elfique. A défaut d’avoir trouver dans la bibliothèque asgardienne des ouvrages sur une quelconque maladie ressemblant de près ou de loin au mal actuel, elle avait trouvé de quoi se documenter sur la forêt d’Alfheim afin de préparer au mieux son voyage.

Des rumeurs puis des cris et même quelques pleurs attirèrent l’attention de la déesse aux yeux pers. Intriguée, elle se dirigea vers la source de l’agitation. Un passant la bouscula et elle en profita pour le saisir à la manche et lui demander des explications. En apprenant la raison du tumulte elle relâcha aussitôt le bras de l’Ase et demeura hébétée quelques secondes. Le dévoreur des mondes s’était libéré de ses chaînes. Sa première réaction fut la peur, une boule au ventre et le cœur palpitant. Fenrir était un monstre mais bien plus que cela il était l’incarnation de la fin du monde. Le Ragnarok, le mot qui faisait trembler tout Yggdrasil. Leur fin à tous. La fin de tout. Puis son attention se porta sur Tyr et elle se demanda « encore ? ». Les Nornes n’avaient pas de clémence à l’égard de la Justice ? Il avait déjà payé un si lourd tribut pour garantir la sécurité des mondes et on apprenait aujourd’hui que ce n’était pas assez, que cela avait été en vain. Gersimi avait toujours admiré le sacrifice du dieu de la guerre, un acte de pure générosité et sincérité, là où tous les autres avaient menti, il avait mis en gage sa main et l’avait perdu pour sauver Yggdrasil. Cette main manquante était un lourd handicap pour l’incarnation de la guerre mais elle était aussi à ses yeux la preuve de sa bravoure et de son dévouement.

Elle se tenait là, immobile, incapable de bouger. Il aurait fallu pourtant, il était malséant de rester ainsi alors qu’il méritait l’intimité. Mais elle ne pouvait détourner les yeux. Il fut un temps elle aurait été prête à bien des choses pour être ne serait-ce qu’un seul instant seule, en tête à tête avec le prince. Elle avait tant prié les Nornes pour que le destin guide leurs pas l’un vers l’autre. Ils semblaient évident pourtant qu’ils étaient voués à évoluer dans des sphères très différentes et surtout très éloignées. Aussi, et tant pis si cela était assez vil, elle se délectait de le voir ainsi, lui toujours si sérieux, immuable et digne, elle le voyait comme certainement presque personne ne pouvait le voir. Lui-même, laissant libre cours à ses émotions les plus cachées. Une maigre revanche sur ces années d’ignorance et d’indifférence. Quand la Justice sembla tourner son visage vers elle, ou du moins ce fut ce qu’elle crut à cet isntant, ses mains tremblèrent et elle laissa choir les livres qu’elle portait. Le bruit attira l’attention finalement l’attention du dieu et le visage de la petite déesse s’empourpra instantanément. Pour dissimuler ses rougeurs elle plongea vers le sol pour ramasser ses livres mais elle avait à présent dix pouces glissants qui refusaient délibérément de l’aider. Elle se pinça les lèvres en espérant qu’elle puisse s’éclipser avant qu’il ait l’idée de lui parler ou pire encore de s’approcher d’elle. Et pourtant une petite voix en elle souhaiterait bien qu’il le fasse.

FICHE PAR ROMANOVA



you saw her beauty but not the iron underneath
Because she shone like a thousand pearls ✻ “You are a queen. You are a dragon. You are a warrior. You are a wolf. You are an enchantress. You are a bump in the night. You are a goddess. You are the last thing they see in the darkness. You are all of these things and more.”
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